NDLR : Si 75,9% des électeurs ont approuvé le texte, le fait que seul le quart ait voté, notamment suite à l'appel au boycott lancé par les islamistes, pourrait s'interpréter ainsi : les islamistes ont peut-être demandé de ne pas voter afin que les résultats soient considérés comme juridiquement nuls si la loi référendaire égyptienne prévoit une participation minimale de votants. En dépit du résultat, cette proportion ne peut alors être considérée que comme inquiétante, notamment pour Israël dont les relations avec certains pays arabes passent par l'Egypte et dont les ressortissants séjournent dans des stations balnéaires de ce pays.
Les amendements à la constitution proposés par le président Hosni Moubarak ont été approuvés par 75,9% des Egyptiens qui ont participé lundi au référendum.
Mais à peine un électeur sur quatre (27,1%) s'est déplacé, selon les chiffres officiels publiés mardi. L'Organisation égyptienne des droits de l'homme (OEDH), un groupe indépendant, situe la participation réelle "autour de 5%".
Les principaux partis d'opposition, à commencer par les Frères musulmans, avaient appelé les électeurs à boycotter la consultation qui portait notamment sur l'interdiction des activités politiques fondées sur la religion.
Parmi les autres réformes proposées figuraient une extension des pouvoirs de police du gouvernement, l'attribution au président d'un droit discrétionnaire de dissolution du parlement et l'abrogation du contrôle judiciaire des élections.
Le président Moubarak, qui a justifié ces changements par la nécessité de lutter contre le sectarisme et le terrorisme, s'est félicité des résultats dans une brève allocation télévisée.
"La réforme constitutionnelle que nous avons réalisée n'est pas le bout du chemin. Ces changements ont ouvert la porte à une longue route de dur labeur", a promis le président égyptien, au pouvoir depuis 1981.
Selon Mohamed Habib, numéro deux des Frères musulmans, parti interdit mais toléré qui progresse à chaque élection, les résultats du référendum ont été "truqués à 100%".
"Aucun Egyptien sain d'esprit ne peut accepter ces résultats officiels", a assuré Abdel Halim Kandil, un des dirigeants du mouvement d'opposition Kefaya, en estimant qu'"il n'y a plus d'autre voie que la désobéissance civile".
Mais l'opposition n'a pas réussi à mobiliser plus de quelques centaines de protestataires lors des manifestations contre les amendements qui ont précédé le référendum.
Des centaines de Frères musulmans et d'autres activistes de l'opposition ont été arrêtées ces derniers mois.













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