Dans un entretien au Journal du Dimanche, le candidat de l’UMP s'est dit "stupéfait'' des accusations de relents vichystes concernant sa proposition.



La polémique rebondit de nouveau dimanche. "Moi je dis, qu'est-ce que c'est la France ? Qu'est-ce que c'est qu'être français ? Je dis, il y a une identité nationale qui n'est pas réductible à une ethnie, c'est choquant ? Je dis que les immigrés qui vont nous rejoindre doivent adhérer à cette identité nationale, c'est choquant ? Et Mme Royal, qui est quelqu'un que je croyais raisonnable mais dont je ne partage pas les idées, vient dire ‘ignoble’ ?", s'est interrogé Nicolas Sarkozy sur Canal+, dans l'émission Dimanche+.



Le candidat de l'UMP défend son projet de créer, s'il est élu, un ministère de l'Immigration et de l'identité nationale. Et riposte aux critiques de Ségolène Royal qui, à ce sujet, s’est déclarée ulcérée, et a dénoncé un amalgame assez ignoble et la confusion malheureuse de son rival de l'UMP.



"Mais vous vous rendez compte ce que cela peut avoir d'insultant, pas pour moi, mais pour les millions de gens qui partagent mon point de vue et qui se demandent si la France ça veut dire encore quelque chose ?", a insisté Nicolas Sarkozy sur Canal +.



"Stupéfait"



Dans un entretien au Journal du Dimanche, Nicolas Sarkozy s'était déjà dit "stupéfait des accusations de relents vichystes concernant sa proposition de création du ministère de l'Immigration. Si le seul fait de parler de l'identité française évoque Vichy, c'est bien qu'il y a une grave crise de l'identité nationale. C'est avec des raisonnements pareils que l'on porte Le Pen au deuxième tour de la présidentielle, a-t-il affirmé. Et, si le candidat de l’UMP a proposé de lier immigration et identité nationale dans un même ministère, c'est parce que la politique de l'immigration, c'est l'identité de la France dans 30 ans''.



Dans cet entretien au Journal du Dimanche, Nicolas Sarkozy affirme également que le soutien de Jacques Chirac "serait un événement politique important" . Alors que le président de la République doit faire part aux Français, dimanche à 20 heures, de ses intentions pour l'élection présidentielle, le candidat UMP est très clair: il "ne doute pas qu'il s'engagera dans cette campagne".