NDLR : Ce Conseil a succédé, en 2006, à la Commission des droits de l'homme des Nations Unies, morte suite aux vives critiques américaines, après que la Lybie avait été élue présidente dudit comité notamment grâce à la... France, premier contempteur occidental de la politique israélienne, et grande référence morale dans le monde, n'en doutons point...

Les Etats-Unis ont décidé, mardi 6 mars, de ne pas entrer cette année au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, estimant, selon le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack, que l'agence internationale "ne s'est pas avérée crédible" depuis sa création. La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, "est fermement convaincue que ce conseil s'est discrédité l'été dernier" en critiquant l'intervention israélienne au Liban, a précisé au Congrès le numéro trois du département d'Etat, Nicholas Burns.

Ce nouvel organe de l'ONU, qui a succédé à la Commission des droits de l'homme et dont Washington a pris ses distances dès sa création - notamment pour y avoir été critiqué sur son traitement des prisonniers de Guantanamo -, "a passé l'année entière à taper sur Israël", a ajouté M. Burns. "Quatre auditions différentes du Conseil des droits de l'homme de l'ONU sur Israël et pas une seule sur la Birmanie, pas une seule sur le Zimbabwe, pas une seule sur la Corée du Nord et pas une seule sur l'Iran", a-t-il conclu.

Le rapport annuel sur les droits de l'homme du département d'Etat américain, publié mardi 6 mars, dresse pour sa part une "liste noire" des huit pays dans lesquels le pouvoir est resté en 2006 "concentré entre les mains de dirigeants n'ayant aucun compte à rendre" : la Biélorussie, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l'Erythrée, l'Iran et le Zimbabwe.

Le document du département d'Etat épingle aussi certains régimes soutenus par les Etats-Unis, notamment d'Afghanistan et d'Irak, pays auquel il consacre pas moins de 44 pages. Le département d'Etat reconnaît que, quatre ans après l'invasion de l'Irak, "les violences confessionnelles grandissantes et le terrorisme ont gravement amoindri les progrès démocratiques".

Devant la presse, Barry Lowenkron, l'adjoint de Condoleezza Rice, a reconnu "publier un rapport à un moment où notre bilan et les mesures que nous avons prises pour répondre aux attentats terroristes contre nous sont mis en doute".