Science et foi
Le propre de l'homme est plus que d'être un animal se fabriquant des outils Le Salon Beige
Posteur: jean d | 25 fév 2007 à 16:22 | 126 mots | lu 2293 fois | 7 commentaires





C'est apparemment une première : des chercheurs ont observé au Sénégal des chimpanzés se fabriquant et utilisant des bâtons aiguisés pour chasser de petits mammifères (des galagonidae).
La fabrication de ces petites sagaies comporte plusieurs étapes, du choix d'une branche adéquate à son affûtage sur une pierre.
Les chercheurs ont pu observer l'utilisation de 26 de ces armes, et en récupérer 12.
Une observation qui donne tort, en tout cas, Ã Benjamin Franklin pour qui "l'Homme est un animal qui se fabrique des outils".
Henri Védas

Le propre de l'homme et de toute la création est de louer le créateur- ( psaume 148 en entier).
hormis les incrédules.
Evolutionnistes en tête.
Ce n'est pas la première fois, loin de là , que l'on constate que des animaux non humains utilisent des outils...
En tous cas je trouve étrange le titre de cet article. En effet, il est prouvé que bien d'autres animaux se servent d'outils, et au lieu d'aboutir à la conclusion que l'"homme" est un animal parmi d'autres, ou en tous cas qu'il n'y a pas de différence de nature entre humains et non humains, eh bien on dit encore qu'il doit forcément être "plus" que les autres...En tous cas les animaux non humains nous ressemblent bien plus que ce qu'on se plait à croire: ils ont des sentiments de honte, de colère, d'amour, d'affection...Ils sont comme nous des êtres sensibles à la peur et à la souffrance, c'est pourquoi ils ne devraient en aucun cas être exploités et tués.
Si l'on se réfère à la Bible, on voit que l'homme est
— corps (sôma en grec), l'être physique
— âme (psuchè), siège des sentiments, de la sensibilité
— esprit (pneuma, traduit souvent par souffle), la conscience, capacité de distinguer le bien du mal, le beau du laid.
Dans Genèse 1.30, les animaux ont, non un souffle de vie (Segond), mais une âme vivante (Darby et texte grec de la Septante). alors que l'homme reçoit (Ge 2.7) un souffle (pnoèn) de vie.
Ce n'est pas l'Esprit-Saint, mais cet esprit humain permet à l'homme d'avoir conscience de ce qui est juste, vrai, du problème de la vie et de la mort, de l'après, donc de rechercher Dieu. Ce que n'ont pas les animaux.
Alors, fabrication d'outils ou pas..., là n'est pas l'important.
Trouvé ceci : vitamivero.free.fr/spip/a...
Coralie, le titre est en réponse à ceux qui prétendent que l'homme n'est pas différent des autres animaux puisque certains se font des outils, tout comme une réponse à ceux qui prétendent qu'il leur est supérieur, car il en fabrique. Je n'ai volontairement pas repris le titre de l'article pour aller plus loin.
La revue "science illustrée" d'avril 1995 parle d'animaux capables de créer des outils (oiseau jardinier d'Australie, par exemple, qui crée de la peinture bleu en mélangeant sa salive à des baies) et se sert d'une paille pour en recouvrir son abri ou encore le vautour percnoptère qui, friand d'oeufs d'autruche, mais n'arrivant pas à les casser avec son bec, peut voler plusieurs km avant de revenir avec une pierre adéquate pour consommer pleinement son forfait. Mais, il ne pense pas au lendemain, il ne conserve pas la pierre. Penser au lendemain demande déjà un autre niveau de conceptualisation. De animaux pensent à épargner, comme l'homme, mais l'homme a une autre particularité. ce n'ets pas seulement un animal outilleur, non plus seulement un animal politique (les loups ont une hiérarchie, par exemple), mais pour ainsi parler, un animal poétique. Je ne parle pas de Yeats, ou Rimbaud, mais de cette capacité de nommer, de converser de choses dépassant les besoins immédiats, c'est-à -dire capable de conceptualiser.
On en voit déjà une idée avant la Chute :
Leur curiosité à propos des concepts de Bien et de Mal montre que les humains disposaient d'une intelligence singulière. Ces concepts sont des concepts qu’ils ignorent (même si, basiquement, ils les connaissent : toucher/pas toucher). Pour eux, alors, il ne s’agit même pas d’abstractions qu’ils peuvent se représenter puisqu’ils n’en ont même aucune intuition. Pourtant, ils en sont curieux. Or, la curiosité intellectuelle est le propre de l’humain à partir d’un certain stade, du moment que l’on aborde l’abstraction. Les animaux peuvent être curieux, même concevoir des outils, mais ne sont pas aptes à comprendre les abstractions et ne s’y intéressent même pas, ne sachant plus que probablement pas qu’elles existent. Même si un animal sait qu’il a fait une bêtise, il le sait par rapport à une interdiction matérialisée et sa faute ne consiste qu’en un acte matériel (fuite, vol, etc.) tandis que l’homme et la femme ont commis un acte matériel en mangeant la pomme, mais dans un but intellectuel. La visée cognitive du péché originel est déjà en soi la preuve d’une intelligence abstraite.
Etre "poétique", l'homme l'est, car Dieu est un Dieu qui souhaite converser avec lui. C'est lui le joyau de la Création et si les animaux méritent respect, car leur vie vient aussi de Dieu, l'homme lui est le seul à avoir reçu la dignité et un esprit.
La vraie différence entre l'homme et l'animal est effectivement à creuser au niveau de l'abstraction. Car en ce qui concerne les outils, la différence entre l'homme et l'animal n'est pas dans leur fabrication mais dans leur conservation. En effet, les hommes préhistoriques gardaient les outils avec eux, ce qui les déterminaient en tant que chasseurs. A partir d'une certaine époque, ils seront même enterrés avec eux. Or l'animal ne conserve jamais ses outils, il doit sans cesse les refaire pour chaque nouveau besoin en rapport. L'article en question ne montre pas ici en quoi l'animal aurait changé par rapport à l'outillage.
Bonjour à tous,
Il semblerait que la différence entre les animaux et les hommes se trouve dans le fait que les premiers n'ont pas la conscience de ce qu'ils savent, alors que les seconds ont la conscience de ce qu'ils savent. Les premiers vont essentiellement agir par instinct, les seconds peuvent prendre des décisions allant à l'encontre de l'instinct.
Par ailleurs les suppositions quant aux sentiments éventuels que les animaux pourraient avoir sont essentiellement empiriques. Elle est basée essentiellement sur les homologies que l'on peut déduire entre des comportements qu'ils ont par rapport à ceux qui nous semblent similaires chez l'être humain qui correspondraient à des sentiments éprouvés sur le moment. La Science n'a pas les moyens de vérifier de façon sûre ces suppositions.
Néanmoins, on peut dire que de tout temps, il y a eu des animaux plus intelligents, d'autres moins intelligents, comme des hommes plus intelligents et d'autres moins, mais uniquement quant à la capacité d'apprentissage.
Bien à vous.
Didier Gasser.
