Session de prière à Ashburnham

NDLR: J. Lee Grady est l'éditeur du magazine Charisma

Les vieilles églises tombent en ruines, mais Dieu n’a pas abandonné l’Angleterre. Dans l’Angleterre d’aujourd’hui, ce sont les immigrants chrétiens qui évangélisent la nation.

De l’extérieur, aux yeux d’un non averti, Ashburnham Place ressemble à n’importe quel honorable manoir anglais. Bâti au Moyen Age par un comte au 12ème siècle, le domaine de 220 acres comprend une maison construite au 17ème siècle, un parc entouré de fortifications, de grandes écuries, une église du 16ème siècle et un cimetière dont toutes les tombes recouvertes de mousse, sont tellement anciennes qu’on ne peut plus lire les inscriptions.

Lorsque je suis arrivé lundi sur place, j’ai appris que cet ensemble historique en ruines, situé à une heure de Londres, au sud, a subi une transformations prophétique. La Asburnham Christian Trust, est la société chrétienne propriétaire qui gère le domaine comme lieu de retraite et de prière. Les écuries ont été transformées en salles de prière, le manoir est l’endroit prévu pour des conférences missionnaires, et un grand nombre d’appartements ont été construits pour recevoir des visiteurs chrétiens.

"Je crois que nous autres, Africains, allons encourager le peuple Britannique qui est en train de perdre la foi" Rév. Obeng Marnu.

Ashburnham représente un courant spirituel paisible qui pourrait bien bouleverser l’Angleterre. Lors de ma première soirée à Ashburnham, la scène qui se déroulait sous mes yeux était surréaliste. Des pasteurs et missionnaires pentecôtistes d’arrière-plan racial et ethnique différents se tenaient dans le grand salon de la maison – devant une cheminée de marbre taillée à la main et ornée de la couronne comtale.

En regardant autour de moi dans cette pièce, j’y ai vu le nouveau visage du Christianisme britannique. Des responsables d’églises venant du Ghana, du Nigeria, du Congo, de Trinidad, de Pologne, d’Afrique du Sud, de Hollande et des Indes. Parmi eux, de nombreux Africains, qui ne parlent que français, et qui ont implanté des églises dans les alentours de Londres.

Un groupe de louange enthousiaste venant du pays de Galles nous a fait chanter des cantiques retentissants tels que : Oh the deep, deep love of Jesus
Spread His praise from shore to shore
How He loveth, ever loveth
Changeth never, nevermore
(Oh ! l’amour profond de Jésus, louez le, de rivage en rivage, chantez combien Il nous aime pour toujours, Lui qui ne change jamais.)

L’Eglise d’Ashburnham, située à quelques mètres du manoir, a été construite en 1390. L’extérieur du bâtiment est en mauvais état, cependant l’Eglise d’Angleterre est loin d’être morte- malgré le fait qu’en Angleterre, seulement 6 à 10% de la population sont des chrétiens actifs.

Je suis resté 3 jours dans cet endroit surprenant, formant des responsables, mais écoutant également ce que cela signifie que d’être chrétiens au Royaume Uni.

On entend souvent dire : "Oh ! l’Eglise se meurt en Angleterre" fait remarquer Harold Presley, pasteur pentecôtiste des Etats-Unis, habitué à implanter des églises, il est en Angleterre depuis 17 ans. "C’est vrai que beaucoup des vieux bâtiments magnifiques sont délabrés, mais sous la surface, bouillonne un mouvement spirituel actif."

Presley rapporte que chaque dimanche, des centaines de petites communautés évangéliques – pour la plupart des églises ethniques –- louent des locaux pour leurs cultes et il devient difficile de trouver des auditorium, car les églises utilisent les installations des salles de sociétés ou d’écoles.

Obeng Marnu, un pasteur Ghanéen qui est venu en Angleterre il y a 14 ans a implanté 4 congrégations dans les environs de Londres. La plupart des membres sont immigrants du Ghana, du Nigeria et du Zimbabwe. Dieu m’a amené ici, dit-il, "Je crois que nous, Africains, seront à même d’encourager le peuple britannique qui est en train de perdre la foi."

Baye Bobala, un jeune pasteur Congolais a implanté une église à Portsmouth, au sud-ouest de l’Angleterre. Les cultes sont en français avec traduction en anglais, et les membres viennent du Cameroun, de Côte d’Ivoire, d’Angola et du Congo. Bobala sourit en ajoutant qu’il y a tout de même quelques Anglais dans son église, également. Il fait remarquer que les Britanniques ne veulent pas entendre parler de Dieu. "Mais Dieu appelle des immigrants pour sauvegarder leur foi. Nous constatons pourtant que les plus jeunes sont plus enclins à venir à l’église."

Lors d’une soirée à Ashburnham, je n’ai pas pu retenir une parole prophétique sur l’avenir de l’Angleterre. Le Seigneur me parla en ces termes : "Un grand dégel vient sur le pays, bien qu’il paraisse désolé, comme si l’hiver avait gelé tous les arbres, mais j’amène la résurrection de la vie sur l’Angleterre, sur l’Ecosse, sur le Pays de Galle et sur l’Irlande. Le printemps est arrivé. Malgré la désolation du paysage, si vous pouviez jeter un regard dans le royaume spirituel, vous verriez que les bourgeons sont déjà sortis."

Après le service, Presley a annoncé qu’il était en accord avec cette image prophétique d’un réveil spirituel. D’après sa propre recherche, il constate qu’un renouveau continue de bouleverser l’Eglise Anglicane d’Angleterre. "Des enregistrements de moments de louange et d’adoration britanniques ardentes se vendent dans le monde entier, et un mouvement dynamique de prière continue de grandir ici."

Et Presley ajoute pour conclure, "Je dirais qu’en proportion, il y a ici bien plus de réunions de prières dans l’unité qu’aux Etats-Unis."

Ces prières proviennent des cœurs d’un peuple affligé qui croit que Dieu n’a pas abandonné l’Angleterre. Après avoir rencontré les divers responsables chrétiens qui sont venus jusqu’ici de l’Asie, d’Afrique et d’autre pays d’Europe, je pense pouvoir dire que le Saint Esprit a déjà envoyé sa réponse.