La Croix remarque, sur un peu plus d´une page, que « la loi de 2004 oblige les centres d'assistance médicale à la procréation à détruire au bout de 5 ans les embryons dont les parents ne se sont plus manifestés. Ce qui pose problème aux équipes médicales ». Le journal rappelle qu´« afin de réduire le nombre d´embryons congelés, la loi dit que les centres doivent envoyer chaque année à leurs patients un formulaire leur demandant s´ils ont toujours un projet parental ». « Si c´est le cas, ceux-ci sont conservés. Sinon, et cela concerne 25 % des embryons (à fin 2004), les couples suivis doivent choisir entre trois possibilités : le don à la recherche, l´accueil par un autre couple ou «la fin de la conservation» », poursuit La Croix. Le quotidien relève que « certains (couples) refusent le rendez-vous proposé, parce que, expliquent les médecins, il fait resurgir un «vécu douloureux». D´autres, au contraire, demandent même à assister à la destruction, pour être sûrs qu´il n´y aura pas d´erreur. Les médecins acceptent ou non ». « Mais la question la plus délicate reste celle des couples dont on est sans nouvelle, qui ne répondent pas aux courriers ou sont partis sans laisser d´adresse », observe La Croix. Le journal précise que « fin 2004, cette situation concernait 17 % des 134 358 embryons congelés, selon l´Agence de la biomédecine. Que faire en ce cas ? », s´interroge le quotidien. La Croix se penche sur le « travail de recherche très lourd » des centres d'assistance médicale à la procréation pour retrouver les couples. Le quotidien cite notamment Jacqueline Mandelbaum, responsable de l´AMP biologique à l´hôpital Tenon (Paris), qui est « d´avis qu´à un moment donné, il faut trancher », et déclare : « Certains de ces embryons sont là depuis 10, voire 20 ans, sans que le couple ne se soit jamais manifesté. Si le couple est séparé, souvent il ne veut plus entendre parler de ses embryons. Ne pas se manifester est une manière de nous laisser faire ». La Croix note cependant que « d´autres spécialistes restent réticents à décider à la place des couples ». Le journal cite ainsi un praticien marseillais, qui indique qu´« on essaie de ne pas dépasser 7 ou 8 ans. La décision se prend entre biologistes et cliniciens. Mais pour le moment, on a plutôt tendance à garder ces embryons ».
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Des médecins hésitent à détruire les embryons surnuméraires qu'aucun projet parental n'accueille après relance Revue de Presse Mediscoop du mercredi 14 février 2007/CPDH
Posteur: jean d | 15 fév 2007 à 17:52 | 415 mots | lu 1062 fois | aucun commentaire
Revue de Presse Mediscoop du mercredi 14 février 2007/CPDH |

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