Politique
Le président de la Fédération protestante de France dénonce l'intérêt porté par les églises aux valeurs morales des candidats La Croix
Posteur: jean d | 11 fév 2007 à 19:06 | 420 mots | lu 1214 fois | 13 commentaires





NDLR : le même Clermont n'avait pas hésité à fustiger ceux, de droite, qui avaient voté contre le projet de Constitution européenne, amalgamant très volontairement souverainistes et extrémistes de droite, mais en prenant soin d'excuser le non
de gauche. Il n'avait pas jugé choquant que les églises alsaciennes et mosellanes aient organisé des discussions en faveur du oui
... Le président souhaiterait-il protéger un(e) candidat(e) d'un vote sanction des Protestants, il ne s'y prendrait pas autrement...
Faut-il que les Eglises agissent comme le lobby des chasseurs ? Faut-il qu'elles utilisent la période électorale pour marchander avec les candidats des engagements qui leur soient favorables ? Faut-il qu'elles répondent au lobby des homosexuels ou à celui des partisans de l'euthanasie, ou à d'autres encore, en utilisant la même arme qu'eux, le chantage : "Mesdames, Messieurs, les candidats, nous vous donnons jusqu'à fin mars pour vous prononcer !" ?
Je crois qu'il faut répondre par un "non" résolu !
Suis-je pour ou contre le mariage homosexuel ? Suis-je ou non en faveur de l'euthanasie ? Ces questions, au demeurant fort mal posées, n'ont à mon avis en aucune manière à devenir des enjeux électoraux.. Le faire revient même à pervertir la démocratie.
Ce que j'attends des candidats à la présidentielle, c'est qu'ils se prononcent sur la politique intérieure et extérieure qu'ils souhaitent conduire. Mais je ne veux pas savoir leur opinion sur le mariage homosexuel ou sur l'euthanasie. Par contre je veux connaître leur capacité à organiser des débats de société où les choix ne seront par guidés par l'appartenance à tel ou tel parti, ou par l'interprétation de sondages d'opinion, mais par une réelle attention aux questions posées, aux dimensions humaines et sociales dont elles sont porteuses.
De fait il s'agit de savoir de nos candidats si pour eux tout se résout en termes politiques, si tout est confrontation entre les forts et les faibles d'un moment, ou s'il est possible d'envisager que les choix de société, les choix culturels et humains, puissent relever de débats où le consensus soit recherché, lentement parfois; où les valeurs trouvent le temps de s'affirmer et de se confronter; bref, où une société se construise avec tous et pour tous.
Jean-Arnold de Clermont
Président de la Fédération protestante de France

Encore ce genre de déclarations pour tenter de noyer le poisson. Il y a à boire et à manger là-dedans.
Un candidat aurait beau concevoir le meilleur programme de gouvernement qui soit, qui n'ait aucune prise à la critique ni de droite, ni de gauche, ni des extrêmismes de tous poils, s'il prône des "valeurs" contraires à la Parole de Dieu (homosexualité, concubinage, etc), IL NE SAURAIT ÊTRE QUESTION QU'IL OBTIENNE LA VOIX D'UN CHRÉTIEN NÉ DE NOUVEAU SOUS AUCUN PRÉTEXTE !!!
Encore une fois, il faut bien comprendre les enjeux colossaux qui sont derrière une prise de pouvoir. POUVOIR et PUISSANCE sont quasiment homonymes. Le pouvoir exerce immanquablement une INFLUENCE sur ceux qu'il administre. Cette influence n'est jamais anodine. Si un candidat arrive au pouvoir en état de concubinage, il ne prônera pas les vertus du mariage, mais deviendra, même à son insu, un "modèle" qui infiltrera insidieusement les consciences. Idem pour un candidat homosexuel. ET C'EST TRÈS GRAVE !
Quand on sait par ailleurs la puissance et l'influence des médias, relais indispensables du pouvoir, on comprend qu'il vaut mieux y regarder à deux fois avant de glisser son bulletin dans l'urne.
On sera redevable devant Dieu d'avoir contribué à porter au pouvoir des individus dont ON SAVAIT leurs "philosophies" et leurs modes de vies contraires à la Parole.
ATTENTION DONC !
Cher Yves,
Pour qui voteras-tu, alors ?
Tu vas te réfugier sur une île déserte ?
Parmi les "purs" ?
Il n'y a aucun candidat qui puisse répondre aux appels de l'Evangile, donc il faut bien choisir, sinon la prophétie de Juges 9 sera cinglante !!!
Je m'attendais bien à ce type de réaction. "Encore un fondamentaliste qui se croit plus saint que tout le monde et qui fait la leçon à tout le monde !" Ben voyons !
Mais, Gilles, si les Chrétiens ne dénoncent pas les abominations qui désormais atteignent les cimes du pouvoir, et les dégats inouïs que ça provoquera dans le pays et que non contents de demeurer silencieux, ils PRÊTENT EN PLUS ACTIVEMENT LEUR MAIN en portant ces gens-là au pouvoir, EN AYANT CONNAISSANCE DE LEURS DÉRÈGLEMENTS, je dis et redis qu'on aura à rendre compte à Dieu de nos actes.
Evidemment qu'aucun candidat ne répond aux critères de l'Evangile, évidemment ! Mais il existe quand même de la "bonne terre", qui bien qu'ignorant des Ecritures, vivent une morale naturelle dont bien des "chrétiens" seraient bien avisés de s'inspirer... Mais ces "païens"-là n'intéressent personne, ils ne sont pas "tendance".
Merci Yves pour ta mise en garde concernant notre responsabilités d'électeurs, mais choisir la moins pire des solutions n'est pas un péché.
Nous dénonçons les abominations, mais nous vivons dans un monde perverti et devons faire avec. Par ailleurs, il y a des candidats qui même n'étant pas évangéliques défendent une vraie morale chrétienne.
Cher JeanD,
Je ne dis pas autre chose et je reconfirme tes propos : "Il y a des candidats qui même n'étant pas évangéliques défendent une vraie morale chrétienne." C'est donc vers ceux-là qu'il faut faire son choix.
J'irai jusqu'à dire qu'il vaut mieux encore voter pour un candidat avec qui on ne partage pas toutes les convictions que de mettre au pouvoir un pervers en rapport avec nos convictions.
Dans le prolongement de ta pensée, ne trouves-tu alors pas possible de choisir la moins pire des solutions ?
Par exemple quelqu'un pour l'avortement jusqu'à 10 semaines plutôt qu'un autre en faveur de ce crime jusqu'à 12 semaines... ?
Ce n'est pas de gaieté de coeur que nous faisons ces choix, mais pour éviter le pire.
C'est un véritable casse-tête. De plus j'ai effectivement oublié cette horreur qu'est l'avortement, le sacrifice à Moloch. Et là, on est bien en peine de connaître la pensée des candidats. C'est le sujet "tabou" électoralement parlant.
Cher JeanD, je n'ai pas de réponse, sinon la conviction que le Saint-Esprit me donnera, j'espère, en temps utile. Sois béni.
Le seul candidat à l'élection présidentielle, qui était présent à la marche pour la vie "30 ans ça suffit" était Philippe De Villiers.
On nous demande de choisir entre des paniers de fruits contenant des fruits pourris. Nous n'avons malheureusement pas la possibilité de retirer les fruits pourris du panier, et plus tard, quand nous protesteront à cause de ces fruits pourris, on nous dira: Nous avons été élus sur un programme, nous l'appliquons.
Certains paniers ont plus de fruits pourris que d'autres. Certains en ont moins, mais leur choix au premier tour risque de nous amener à choisir entre ceux qui en ont le plus au deuxième tour.
De plus, l'élection que nous avons en face de nous est ni plus ni moins que le choix entre plusieurs dictatures.
"Les rois des nations..."
Finalement, nous risquons, pêle-mêle:
un duel besanceneau-Le Pen
un duel Royale - sarko
un duel royale - Le Pen
un duel Sarko - Le Pen
en admettant que Bayrou ne trouoble pas le jeu.
Lequel de ces duels aura la pire conséquence pour la moralité chrétienne?
Pour la suite, il nous reste la prière et la puissance de Dieu et ce n'est pas rien.
Priez pour ceux qui nous gouvernent.
Nous arrivons certes dans ces temps
prophétiques selon 2 tim 3:1 et ss.
Mais nous ne devons pas nous inquié
ter outre mesure et laisser prise à
l'ennemi des âmes.
Notre rôle,en tant que disciples du
SEIGNEUR,est d'annoncer "tout" le
conseil de DIEU sans en rien cacher
et(car il y a une suite)de dénoncer
les oeuvres "infructueuses" des té-
nèbres;c'est à dire,celles qui ne
portent pas de fruits à la gloire du DIEU CREATEUR ET SAUVEUR.
Notre pays connait la liberté de
conscience et celle "religieuse";à
chacun de se prononcer selon une
conscience exercée par LA PAROLE de
DIEU,et le renouvellement d'un es-
prit sanctifié par LE SAINT-ESPRIT.
En dehors de cela,les rachetés de
CHRIST restent des "voyageurs" et
"étrangers" sur cette terre.
ERIC33
Puisque le débat semble s'orienter vers la difficulté du vote pour nous croyants qui nous voulons fondés sur la primauté de la Parole, je dirais que, globalement, je vous rejoins quant à notre situation délicate de chrétiens. Cependant, j'ajouterai un bémol car vous réagissez comme si nous étions acculer à voter obligatoirement pour un des candidats en lisse. Or, de mon point de vue, ce n’est pas du tout le cas ! Que je sache, il ne s’agit pas d’un referendum (oui ou non). Bien sûr nous pouvons arguer : « nous avons le droit inestimable de voter, alors ne nous en privons pas », et tous arguments à l’appui. Mais hormis l’abstention, qui peut se voir comme une forme d’expression a contrario et sur la valeur de laquelle nous pourrions discuter à l’infini ou presque, nous avons le vote blanc et le vote nul. Ne sont-ils pas des expressions significatives, parfois même courageuses ? Et ce n’est certainement pas se réfugier sur une île déserte ! Pierre ne disait-il pas qu’il valait mieux obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ? Nous sentirions-nous contraints, sous prétexte que le panier ne contient que des fruits plus ou moins pourris, de choisir celui que nous « jugeons » le moins pourri, qui à terme d’ailleurs sera, ( par l’effet corrupteur du POUVOIR) complètement pourri ? Allons donc ! J’imagine un scénario catastrophe, encore que… lorsque l’Antichrist paraîtra…A ma droite Monsieur HITLER, à ma gauche Monsieur STALINE. Ah ! J’ai le doit de vote que m’a accordé l’humaniste et sanglante Révolution française. Donc, je me dois de l’exercer. D’accord, d’accord ! Je me contraint avec répulsion mais par vague esprit civique à porter mon choix sur celui qui est à ma droite ou inversement d’ailleurs, c’est du pareil au même : fascisme brun, fascisme rouge. Deux criminels de bon aloi.
Alors, que ferions-nous ? Même si, à l’heure actuelle, la question ne se pose pas à nous de manière aussi dramatique d’une part, et même si le scénario peut vous paraître quelque peu caricatural d’autre part, il n’en a pas moins, je pense valeur de réflexion.
Merci, chers amis, pour vos commentaires qui m’obligent à réfléchir sur un problème difficile s’il en est.
Salutations, et bonne journée à tous.
Philippe, les exemples de ce type ne me semblent pas pertinents pour refuser de voter. Certes, je suis convaincu que l'avortement est un crime d'une immense ampleur, mais si par mon vote, je peux sauver quelques vies, je le fais. Quand j'ai voté Droite en 97, c'était aussi pour ne pas laisser la Gauche empirer la législation en matière de bioéthique et de droit de la famille. Idem pour d'autres sujets.
Il s'agit d'être pragmatique...
Sinon, pour éviter de sombrer dans d'interminables débats, collons un peu plus à l'article...
Clermont semble manier la langue de bois en disant que peu importe ce que l'électeur (son exemple : lui) pense de l'homosexualité. Il semble justement ne pas se préoccuper de cela, sinon il n'aurait pas pondu cette intervention.
JH de Clermont, n'est plus président, Gloire à Dieu pour toute chose, j'espère que son successeur aura des prises de positions plus fermes et plus éclairées car je ne vois pas à quoi servent des aveugles pour conduire des aveugles ?
