"C'est la pire crise que nous ayons connue jusqu'ici " décrit Hanna Massad, le pasteur de l'Eglise baptiste de Gaza. " Nous vivons une situation très dangereuse, mais elle est dans la main de Dieu " ajoute-t-il. " Je ne peux rien faire, qui peut agir sinon Dieu ? Il est Celui qui nous protège !"

Pour éviter les coups de feu et ne pas être victimes des tirs croisés entre le Fatah et le Hamas, les habitants sont restés cantonnés chez eux. Dimanche matin, le culte a dû être annulé. "Il y avait des tirs de tous côtés" raconte Hanna qui n'a pas pu sortir de chez lui, même quand on l'a prévenu plus tard que le bâtiment de l'église avait été réquisitionné.

Des policiers de l'Autorité palestinienne se sont en effet présentés à la porte et en ont demandé les clefs, mais les responsables de l'église ont refusé d'obtempérer. Les policiers ont alors pénétré de force dans l'immeuble, prenant possession des six étages afin d'avoir un point d'observation stratégique pendant les affrontements.

Ce bâtiment avait été inauguré en novembre 2006, en même temps que l'unique bibliothèque publique chrétienne de Gaza, qui occupe les deux premiers étages de l'immeuble. Le troisième étage devrait accueillir un dispensaire pour les femmes, le quatrième est destiné à l'évangélisation et le sixième étage doit abriter une salle de culte temporaire.

Toute la structure, en partie payée par des dons de Portes Ouvertes est une bénédiction pour la communauté palestinienne et pour l'assemblée baptiste de Gaza (qui existe depuis plus de 50 ans).

Frère André, présent à l'inauguration, avait cité Martin Luther King dans son discours : "Si vous n'abordez pas les problèmes contemporains, vous ne prêchez pas du tout l'Evangile".

Le pasteur Massad nous a fait parvenir ses demandes de prière :

• Prions pour l'arrêt des combats. • Prions pour la paix et la protection des chrétiens de Gaza. • Prions pour le pasteur Massad et sa famille. • Prions pour que Dieu protège le bâtiment et qu'il soit rendu à l'église.