La troisième "marche pour la vie" des opposants à l'avortement, organisée par le collectif "30 ans ça suffit", se déroule dimanche à Paris, de la place de la République à l'Opéra, avec pour la première fois l'appui des Associations familiales catholiques (AFC).

Créé début 2004 à l'occasion des 30 ans de la loi Veil autorisant l'interruption volontaire de grossesse (IVG), le collectif d'une dizaine d'associations organise chaque année en janvier une "marche" pour "le respect de la vie dès la conception", l'interdiction de l'avortement et des lois bioéthiques.

Cette année, la confédération des Associations familiales catholiques sera présente, "en raison du contexte électoral", indique-t-elle.

Les associations organisatrices de la marche demandent l'abrogation de la loi Veil, "responsable en grande partie des 220.000 avortements annuels que connaît notre pays", et la "pénalisation des pressions exercées sur les femmes enceintes et sur les médecins".

Elles réclament aussi des mesures d'aides aux familles et aux jeunes mères, comme la revalorisation des allocations familiales et l'arrêt des fermetures de petites maternités.

"L'introduction dans la Constitution de l'interdiction de la peine de mort, voulue par le président de la République, doit être assortie de la reconnaissance formelle du droit à la vie de tout être humain dès le commencement de la vie", affirme le collectif.

Un grand nombre d'associations membres du collectif ont été créées dans les années 70 et 80, comme "Choisir la vie", le "Comité pour sauver l'enfant à naître", "Laissez les vivre-SOS futures mères", "Renaissance catholique", "SOS tout petits" ou "la Trêve de Dieu", et d'autres plus récemment, comme "Rivage" (1997).

L'association "Droit de naître", opposée à l'avortement, a par ailleurs annoncé dans un communiqué qu'elle avait déposé des pétitions à l'Elysée, à Matignon et à l'Assemblée nationale pour réclamer "l'organisation d'un grand débat public sur la protection de l'enfant à naître".

"Ce grand débat s'impose avant les échéances électorales nationales de 2007", estime l'association qui a recueilli plus de 84.000 signatures.

"Ce qu'une loi a permis, une autre peut l'interdire", ajoute-t-elle.