NDLR: Rappelons que le webmaster du site voxdei a été également mis en examen "pour antisémitisme" dans cette affaire suite à une plainte du journaliste de France 2, Charles Enderlin. La date de son procès est encore inconnue.

Sous le titre « Le retour d’Al-Dura. La fin d’un mythe», Infolive.TV diffuse un très important reportage de près de 4 minutes sur cette affaire. Pour la première fois, sauf erreur, on peut y voir et y entendre deux hauts fonctionnaires du gouvernement israélien dénoncer, en des termes extrêmement sévères, ce document de propagande, diffusé sans discrimination par France 2. Il ne fait guère de doute que ces prises de position officielles - dont on peut regretter le caractère tardif - sont le résultat de plusieurs années de protestations, d’enquêtes et de contre-enquêtes tenaces et rigoureuses, dues à des organisations et à des particuliers. Tous ces efforts devraient déboucher, à plus ou moins brève échéance, dans une révision de ce document mortifère, et contribuer à faire toute la vérité sur ce faux médiatique et sur les complicités éventuelles dont il a pu bénéficier. (Menahem Macina).

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Transcription et corrections : Menahem Macina

L’affaire Al-Dura refait surface et, six ans après les faits, les langues se délient. De hauts responsables israéliens dénoncent, en exclusivité, devant les caméras d’InfoLive.tv, une manipulation médiatique qui avait fait beaucoup de tort à Israël. (Infolive.TV).

Commentateur La manipulation des médias par les Palestiniens, un thème dénoncé par les Israéliens en pleine Intifada, et qui resurgit alors que l’affaire Al-Dura refait surface. Aujourd’hui, au plus haut sommet de l’Etat, on n’hésite plus à dénoncer une macabre mise en scène.

Dany Seaman, Directeur du Bureau de la Presse israélienne : Cette histoire de Mohammed Al-Dura ne repose sur aucun des critères que requiert un journalisme professionnel. Les images ne corroborent pas ce que dit le journaliste français. A savoir : on ne voit pas de soldats de Tsahal tirer dans la direction des projectiles tirés en direction de l’enfant. Les seules balles que l’on voit dans le film partent de la direction opposée à celle où se trouvent les soldats de Tsahal. Plus grave : le journaliste français ne se trouvait pas physiquement sur les lieux pour voir les faits dont il accuse l’Etat d’Israël. Il a fondé toutes ses informations sur les affirmations de Talal Abou Rahmeh, à propos duquel nous disposons de suffisamment d’informations aujourd’hui, pour prouver qu’il est un menteur, qu’il a trafiqué ses images et que son unique but était de diffamer l’Etat d’Israël. Dans leurs images, nous voyons des séquences mises en scène par Talal Abou Rahmeh, montrant des Palestiniens prétendument blessés par des tirs de soldats de Tsahal. Ensuite, dans une autre séquence, on voit la famille Al-Doura qui attend tranquillement avant de jouer son rôle dans le spectacle, et j’insiste sur le mot spectacle, qu’a mis en scène Abou Rahmeh pour accuser les soldats de Tsahal. Aujourd’hui, nous savons des rushes très intéressants de AP et Reuters. Leurs journalistes étaient sur place et aucun d’eux n’a vu cet événement. Des scènes prétendument aussi dramatiques, ils ne les auraient pas vues ! Aucun autre cameraman ne les a vues. Si c’est sur cela que la télévision française a construit son reportage, elle est criminelle.

Commentateur Le très politiquement correct Raanan Gissin n’hésite pas lui-même à dénoncer l’inaction du gouvernement israélien à l’époque, pour un événement qui aura coûté cher à l’Etat d’Israël.

Raanan Gissin, ancien conseiller d’Ariel Sharon Si le gouvernement israélien exige que les rushes de la chaîne française lui soient transmis, alors il va s’agir d’un nouveau jeu. Maintenant on ne peut plus modifier le mythe de Mohammed Al-Dura. Mais nous rétablirons la vérité de la position dans laquelle elle a été prise en otage depuis 2002

Commentateur Les Israéliens n’avaient pas voulu poursuivre France 2, à l’époque, sans se douter qu’Al-Dura deviendrait le symbole du martyre palestinien.

Daniel Seaman

Il y a quelques années, Charles Enderlin a exigé que nous nous rétractions, que je me rétracte personnellement, et que je retire les propos que j’avais tenus dans Libération. Il a menacé que si l’Etat d’Israël ne faisait pas quelque chose il me poursuivrait à ce sujet. Il a même demandé pourquoi l’Etat d’Israël ne l’avait pas poursuivi. Nous avons eu une réunion avec les conseillers juridiques du Bureau du Premier ministre et avec le Procureur de l’Etat, et nous sommes parvenus à la conclusion qu’il ne convenait pas que le gouvernement porte plainte contre un média. Mais nous avons décidé que nous ne nous rétracterions pas et que, si Charles Enderlin se sentait outragé, il pouvait se pourvoir en justice et engager l’action pénale qui lui semblerait convenable. C’est-à-dire que s’il souhaite nous poursuivre, ainsi que l’Etat d’Israël, qu’il ne se gêne pas. Mais nous ne reviendrons pas sur notre affirmation selon laquelle l’histoire de Mohammed Al-Dura, telle qu’elle a été présentée sur France 2, est fausse.

Commentateur

Israël aura du mal à faire d’Al-Dura le symbole de la propagande palestinienne. Pourtant s’il s’attaquait à ce mythe, alors s’ouvrirait peut-être une brèche dans l’appareil palestinien de propagande.

© InfoLive.TV

Mis en ligne le 12 janvier 2007, par M. Macina, sur le site debriefing.org

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