Le Figaro consacre un article à la « rigidité administrative face à la terrible maladie d'un petit garçon ». Le journal indique en effet que selon une note « laconique » de la CPAM de Haute-Garonne, « des thérapeutes sont accusés de «fraude» pour avoir innové sur un terrain «hors nomenclature» ».
Le Figaro explique qu’« en 2003, naît le petit Thomas, atteint d'une malformation génétique rarissime, l'anophtalmie bilatérale : il est apparu sans yeux et, de surcroît, dépourvu de cavité orbitaire ». « La littérature médicale recense 3 «cas partiels» en France, et «un seul cas aussi extrême en Europe, en Allemagne». C'est donc sans référent précis que l'équipe d'ophtalmo-pédiatrie de l'hôpital Purpan à Toulouse se mobilise pour accompagner la croissance du nourrisson », remarque le quotidien.
Le journal cite les médecins, qui précisent que « dès les premiers jours, il est impératif d'implanter des conformateurs oculaires ; sinon, la croissance des os crâniens provoque une monstrueuse déformation de la face ». Le Figaro indique que les médecins ont « fait appel à une oculariste, … obligée d'inventer ».
Le quotidien explique que « son travail n'est pas répertorié dans la nomenclature de l'assurance-maladie. Pour ce travail effectué sur prescription, l'oculariste revendique des honoraires au titre d'une «prothèse provisoire», qui place l'acte au plus bas de la tarification en cours ». « Cependant, la Sécu n'a pas trace d'anophtalmie dans ses grilles de remboursement... et l’artisan est mise en demeure de restituer des «prestations indues» », poursuit le journal.
Le Figaro note que « le service contentieux de la CPAM de Haute-Garonne admet que le cas est «humainement difficile», mais campe sur sa position, au motif que «la justification médicale n'a pas été posée a priori» ; et il reproche au prothésiste de l'avoir placé devant le fait accompli ». Le quotidien conclut qu’« il y a près d'un an que l'oculariste et son avocat revendiquent une issue «raisonnée» à ce conflit, mais les réponses très réglementaires du service contentieux ont eu tendance à durcir le dialogue espéré ».
Le Point constate aussi que « la CPAM ne reconnaît pas un cas extrême ». Le magazine note que « le directeur du service juridique de la CPAM de Haute-Garonne indique que, «pour un acte exceptionnel, il est normal que ça coince quelque part», mais suppute que «la commission de recours amiable devrait trouver une solution» ».













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