
Rapport sur les sectes: réactions
La Coordination des associations et particuliers pour la liberté de conscience (CAPLC) a accusé mardi, dans un communiqué intitulé "la chasse aux hérétiques", le rapport de la commission parlementaire sur les sectes de mettre en cause plusieurs libertés dans ses 50 propositions.
Elle a ainsi cité "la liberté de choix en matière d'instruction, la liberté de choix thérapeutique, la liberté de conscience, la liberté religieuse, la liberté d'opinion et la liberté de communiquer autrement".
"Aujourd'hui, pour la première fois, cette commission d'enquête nous apporte la preuve que ses accusations étaient sans fondement: les représentants de cinq ministères ont déclaré, parlant sous serment, que le nombre de cas concernant les enfants dans des groupements étaient quasi nuls", a déclaré son porte-parole, Thierry Bécourt.
- Valérie Vincent, co-fondatrice de Libres d'apprendre et d'instruire autrement (LAIA), a affirmé mardi, dans un communiqué, qu"associer l'instruction en famille aux problématiques" sectaire ou de la délinquance "relève de la stigmatisation, alors que les faits révèlent des familles responsables et qui participent à l'épanouissement de leurs enfants".
"Si ce choix, relevant de la liberté d'enseignement, n'est pas remis en cause en théorie, il l'est en pratique et notamment à l'occasion des contrôles qui se sont durcis ces dernières années", a-t-elle ajouté, prônant un "allègement des contrôles".
Elle a souligné que pour l'année scolaire 2005-2006, "sur 19.000 signalements au procureur, 8 avaient un rapport avec les mouvements sectaires", en demandant combien de ces derniers étaient "instruits en famille".
- L'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu (Unadfi) a remercié mardi la commission parlementaire sur les sectes, en soulignant que son rapport "va dans le sens d'une reconnaissance accrue du statut de victime pour les mineurs embrigadés dans des mouvements sectaires".
Dans un communiqué, elle "se félicite des aménagements législatifs proposés qui prennent en compte la vulnérabilité particulière de ces enfants appartenant de fait à une structure sectaire".
"Il est important que l'Etat, les proches et les associations d'aide aux victimes soient pourvus d'outils légaux pour intervenir dans des situations où l'équilibre, voire la santé de l'enfant est en danger", ajoute l'Unadfi.













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