NDLR : étonnants chiffres à propos d'Israël... Quelques réserves : 1) Le rapport ne semble pas tenir compte de la pression sociologique dans un pays musulman qui fait que l'islam a plus que probablement de beaux jours devant lui sur cette terre de Thrace et d'Anatolie alors que les sociétés protestantes sont en général peu enclines à imposer la foi. 2) L'étude ne donne pas les chiffres de chaque pays pour les différents sondages, mais se contente de proposer un pays représentatif de chaque religion quand cette dernière est partagée par différents pays (Pologne et Allemagne) ce qui relève plus du flou statistique que de la méthode scientifique. 3) Bien que l'Allemagne soit, grosso modo, pour moitié catholique, pour moitié protestante avec un assez fort taux d'athéisme à l'Est, dans son dernier point, quant au sondage des parents, l'étude ne précise pas si elle n'a concerné que les Protestants ou aussi les Catholiques et les athées, voire les Musulmans. Il semblerait d'après ces manques que l'étude soit orientée (sans prétendre déterminer la foi de son auteur principal qui enseigne dans une université catholique - ce qui n'est toutefois pas significatif, mais questionner sa sa "volonté" de démonstration), comme les conclusions hâtives tirées par son meneur en donnent l'impression. 4) De même, le type de protestantisme est hétéroclite selon les pays : si celui de l'Allemagne et de la Suède est luthérien, les Pays-Bas sont calvinistes et la Grande-Bretagne majoritairement anglicane et presbytérienne. La lourdeur plus ou moins grande de chaque type de protestantisme aurait mérité d'être prise en compte. 5) Une étude plus juste aurait consisté en l'analyse des rapports de la jeunesse à la religion dans un même pays quand cette possibilité existe, par exemple en Allemagne où le niveau de vie est à peu près égal entre Protestants et Catholiques aussi nombreux les uns que les autres. Ajoutons, pour l'anecdote, que le taux de suicide, parmi les jeunes, semble indifférent aux religions nationales. Il faut aussi, pour cela, tenir compte de différents facteurs tels le climat (qui compte dans la dépression des jeunes Suédois) ou le niveau de vie. La Turquie, elle, ne semble pas communiquer sur ses chiffres, probablement pour des raisons sociologiques.

Les jeunes Turcs et Israéliens sont les plus religieux tandis que les jeunes des pays protestants ont la plus faible conscience religieuse.

Le rapport des jeunes à la foi est variable selon les régions d’Europe auxquelles une étude adjoint Israël et la Turquie. Cette étude réalisée par des chercheurs européens menés par le Professeur allemand Hans-Georg Ziebertz de l’université de Wurzburg, enseigne que la religiosité parmi les jeunes est fonction de leur appartenance à la religion islamique, juive, catholique ou protestante. L’enquête a été menée auprès d’environ 10 000 jeunes dans 10 pays, à propos de leur appréhension de la religion. Il en ressort que les jeunes Musulmans de Turquie ont le plus fort rapport à la religion, suivis en cela par les jeunes Juifs d’Israël. A leur suite, se profilent les jeunesses catholiques de Pologne, de Croatie et d’Irlande. En revanche, les jeunes protestants d’Allemagne, de Finlande, de Grande-Bretagne, des Pays-Bas et de Suède témoignent d’une faible identification à la religion de leur culture.

Selon le Pr Ziebertz, ces résultats confirment les précédentes découvertes, à savoir que l’Islam et le Judaïsme conservent leur forte influence sur la jeunesse alors que le Christianisme perd la sienne. Il faut noter que l’étude a tenu compte de la pratique religieuse personnelle comme de l’influence de la religion dans la vie familiale et scolaire.

La viabilité des valeurs religieuses transmises est la plus grande en Turquie et en Pologne. Huit jeunes sur dix affirment qu’ils continueront à vivre selon la foi transmise par leurs parents. Par comparaison, seulement un jeune allemand sur cinq marche dans les sillons spirituels tracés par ses parents. En Turquie, 84 pour cent des parents estiment important que leur progéniture demeurent dans la religion apprise. Ce fort pourcentage se retrouve aussi en Pologne mais à 60 %. Par contre, il chute brutalement à 9 % chez les parents allemands. Le Pr Ziebertz déduit de cette étude qu’elle révèle quelle religion parvient à proposer les meilleures conditions pour le cours de la vie d’un personne.

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