NDLR : ce n'est pas un sujet concernant le monde chrétien, mais il est intéressant de savoir que le petit-fils de G. Seznec avait dit qu'il ne ferait plus d'autre requête, dans cette affaire qui aura défrayé la chronique. Rappellons que VGE à qui l'on avait demandé qu'elle avait été la plus difficile décision qu'il ait à eu prendre au cours de son mandat, avait évoqué -sincèrement ou non, on ne le sait pas - le refus d'accorder la grâce présidentielle à Ranucci sur la culpabilité duquel il n'y a toujours pas de conviction unanime (on commence même à se demander si Fourniret n'était pas le vrai coupable). Pour ceux qui n'ont pas entendu parler de l'affaire Seznec, un article de Libération, un téléfilm, et une pétition. L'homme avait été gracié par De Gaulle, mais la justice ne le réhabilite toujours pas. Cependant, attention à ne pas considérer que les apports médiatiques à l'affaire, comme dans le cas Omar Radade, où les médias prenant fait et cause pour une personne, négligent les arguments en sa défaveur.

La Cour de révision a rejeté jeudi la demande d'annulation de la condamnation de Guillaume Seznec, présentée par la Chancellerie, a annoncé le président de la Cour, Bruno Cotte.

Guillaume Seznec a été condamné le 4 novembre 1924 par la cour d'assises du Finistère aux travaux forcés à perpétuité pour le meurtre de son ami, Pierre Quémeneur. Gracié en 1947 pour bonne conduite après 20 ans passés à Cayenne, Guillaume Seznec est mort en 1954.

Les magistrats de la chambre criminelle de la Cour de cassation, réunie en Cour de révision et présidée par Bruno Cotte, ont décidé de rejeter la demande de révision qui avait été présentée le 31 mars 2001 par la Chancellerie, à l'époque où Marylise Lebranchu, originaire du Finistère, était Garde des Sceaux.