L’intention prêtée au président vénézuélien Hugo Chavez, réélu dimanche, d’accorder la nationalité de son pays à quatre membres de l’organisation séparatiste basque ETA, pour les protéger de la justice espagnole, a suscité mardi une vive polémique en Espagne.
« Si cette décision était prise », ce serait « inacceptable pour l’Espagne », a déclaré depuis Bruxelles le ministre espagnol de l’Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba. Mais il a souligné qu’il n’y avait pas de confirmation officielle de Caracas et qu’il fondait son opinion sur ce qu’il avait « lu dans les journaux ».
Les médias espagnols ont accordé un large écho à une information de l’agence de presse basque Vasco Press selon laquelle le gouvernement de M. Chavez serait sur le point d’octroyer la nationalité vénézuélienne à quatre membres présumés de l’ETA, qui ont trouvé asile au Venezuela il y a plusieurs années, pour leur éviter une possible extradition vers l’Espagne.
Une source du ministère espagnol des Affaires étrangères a indiqué mardi soir que Madrid jugeait ces informations « très préoccupantes » et avait demandé de « manière urgente » des explications au gouvernement vénézuélien. A Madrid, les conservateurs du Parti populaire (PP, opposition), hostiles au processus de paix initié par le gouvernement socialiste avec l’ETA depuis son « cessez-le-feu permanent » du 22 mars, se sont engouffrés dans la brèche.
Meriem Ghezzal — La Voix de l’Oranie













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