NDLR : ou comment parler pour ne rien dire, car il faudrait être dupe pour ne pas se douter que cet éventuel pseudo dialogue ne freinerait pas les dérives. Le même Président qui dénonçait les lois de Vichy, en décembre 97 , insiste ici sur l'aspect légal de ces recherches. Alors, pour le Chef de l'Etat, la loi n'est pas toujours juste (au point de la promulguer et de la suspendre de suite), mais la force légale reste la force légale indépendamment de sa charge morale... Allez comprendre...
À trois jours du Téléthon, Jacques Chirac a souhaité apaiser la polémique suscitée par de nomÂbreux évêques catholiques qui Âdénoncent les recherches sur les embryons et le dépistage préÂ-ÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂimÂplantatoire effectués avec les dons. Recevant hier à l'Élysée une délégation d'une centaine de personnes engagée au sein du Téléthon ou de l'Association française contre les myopathies (AFM), le président de la République a estimé « compréhensible qu'il y ait des débats », tout en souhaitant que « dans le respect de la loi et des convictions de chacun, les tensions s'apaisent et le dialogue se noue ».
À l'occasion de cette cérémonie Âanniversaire des vingt ans du Téléthon, décidée conjointement par l'AFM et l'Élysée il y a moins d'un mois, au tout début des polémiques, Jacques Chirac a insisté sur l'aspect légal des recherches et des pratiques Âdénoncées par l'Église. « Le problème qui est posé, a-t-il expliqué, est celui de la conciliation de deux principes : le respect de l'embryon et la possibilité pour les chercheurs de conduire des études dans un domaine extrêmement prometteur pour les malades, celui des cellules souches. » Or, ainsi que le président l'a rappelé : « Après un très long Âdébat, très approfondi, les élus de la Nation sont parvenus à un point d'équilibre, avec la loi de bioéthique de 2004 ». Le président a ainsi souligné le fait que les recherches sur les cellules embryonnaires sont autorisées dans un cadre Âextrêmement précis : « Cela ne Âconcerne que des embryons qui, au terme de la loi, et faute de projet Âparental, auraient été détruits. Cela ne Âconcerne que des protocoles de recherche rigoureusement évalués. »
Dernier en date à s'être exprimé, l'archevêque de Lyon et cardinal Philippe Barbarin a dit pour sa part, sur Europe 1, que ce n'était « pas parce que c'est légal que c'est moral ». « Nous nous voulons nous battre pour le soin et la guérison, ce n'est pas tout à fait pareil que se mettre à trier les embryons, à les détruire et les utiliser comme si c'étaient des choses ».













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