NDLR : Merci à Léopold pour ce bon travail d'analyse. Il faut avouer que jusqu'à présent, dans les medias évangéliques et dans les livres parus sur la question, on se bornait à réciter la liste des causes sans vraiment remettre quoi que ce fut en question... Pour poursuivre la réflexion, les échanges entre Georges Barna (Institut de sondages évangéliques aux USA) et le rédacteur en chef de la revue Charisma sont éloquents (lire ici). J'ai ajouté à la suite de l'échange une collection de liens assez complètes sur l'ensemble des problématiques que posent les "Sans Eglise Fixe". Léopold les aborde ici de front, qu'il soit remercié.

Le titre original de cet article était S.E.F. (Sans Eglise Fixe), mais cette expression utilisée dans un article que j'ai lu désigne les personnes qui, tout en croyant au Seigneur Jésus-Christ, vivent leur foi en dehors des églises. Le terme Sans Eglise Fixe s'appliquerait plutôt à ceux qui vont d'église en église sans se fixer quelque part, ce qui est encore différent.

Mon sujet concerne donc ceux qui sont "sans église", c'est à dire qui ne fréquentent plus aucune église.

Depuis plusieurs années, je rencontre de plus en plus de personnes qui s'efforcent de vivre leur foi chrétienne en dehors des églises locales, quelle que soit leur expérience d'origine. J'ai souvent essayé d'en connaître les véritables motifs, mais les réponses sont très diverses. Parfois contradictoires. Cependant, on y trouve généralement les mêmes raisons.

A partir d'entretiens avec plusieurs personnes et des courriers reçus après la lettre aux amis de pasteurweb, je vais m'efforcer ici de regrouper les motifs de cette situation, afin d'en faire une analyse. La plupart des courriers expriment des sentiments de souffrances et parfois de retenue, comme une personne brûlée recule lorsqu'on veut la toucher. D'autres sont plus virulents dans leurs reproches. Nous devons comprendre ceux qui ont souvent été blessés, agressés ou rejetés des églises, ce qui produit cet état d'écorchés vifs.

Si mes propos heurtent quelqu'un, qu'il veuille bien m'en excuser. Je n'ai pas voulu m'immiscer dans la vie de ceux que j'interroge, mon intention est d'aider les uns et les autres à vivre en paix dans le Seigneur, à s'aimer et s'exhorter mutuellement, en toute douceur et avec bonté. Personnellement, je crois qu'il est préférable et plus enrichissant de vivre la communion fraternelle au sein d'une église locale, mais comme nous allons le voir, c'est parfois bien difficile.

Pour être juste vous trouverez dans cet article les avis des uns comme des autres, ceux qui soutiennent leur position de "sans église" et ceux qui affirment la nécessité de vivre une communion fraternelle d'église, malgré les difficultés.

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