NDLR : Trouvé sur le blog d'Irène Droit.

ARRETONS L’OECUMENISME ! (Une protestation protestante) par Irène Droit Manuscrit déposé le 31.10.2006 à la Sté Civile des Auteurs Multimédia (N°2006100174). Diffusion et reproduction libres.

La première femme immolée en France sur un bûcher est une institutrice, accusée d’avoir lu l’évangile en français à ses élèves

SOMMAIRE 1 La Réforme protestante « du 16ème siècle » 2: 21ème siècle : Où sont passés les calvinistes ? 3: Les lieux communs Å“cuméniques et leur réfutation 4: La stratégie de Rome: Les textes Å“cuméniques officiels « J’ai la vérité », dit le Vatican, « venez qu’on en discute »… 5: Conclusion : Arrêtons l’oecuménisme

1: La Réforme protestante « du 16ème siècle »

Rome, 11 septembre 1572. La beauté du spectacle se reflète dans l’œil émerveillé du pape : Grégoire XIII vient de faire allumer un feu de joie. Il fait aussi célébrer un Te Deum, frapper une médaille, et décorer le Vatican d’une fresque, pour parfaire la fête. Une fresque que l’on pourra encore aller admirer sur place plusieurs siècles après.

Pour la papauté, c’est la fête, et quelle fête ! L’hérésie est terrassée ! On vient de l’apprendre à Rome. Ce 24 août, dès que le tocsin a sonné à St-Germain l’Auxerrois pendant la première nuit de la St-Barthélemy, le royaume de France a enfin décidé d’éliminer ses protestants.Il faut dire que la situation était intenable depuis longtemps, pour la papauté. Des insoumis ! Et pas seulement en France. Déjà au début du siècle en Allemagne, en 1517, un moine jusque là bien tranquille - un peu trop zélé, même, un peu trop vertueux, à ses débuts : du matin au soir à vouloir faire son salut ! - avait commencé à faire un scandale. « Le juste vivra par la foi » (1), disait-il tout à coup, c’est par la grâce de Dieu que vous êtes sauvés, ça ne vient pas de vous (2). Il s’était mis à citer l’apôtre Paul et à dire que depuis qu’il venait de lire cela, c’était comme si les portes du paradis s’étaient ouvertes toutes grandes. Ah, si seulement on avait pu les refermer, pour le faire taire ! C’est qu’elle n’est pas innocente, son histoire. Si le paradis a les portes grandes ouvertes et que les gens peuvent y entrer librement, simplement parce que Dieu a eu la bonté d’envoyer son Fils leur ouvrir, alors qu’ils ne le méritent pas… S’il leur suffit de savoir cela, de croire cela fermement, pour que cette certitude les rende heureux, vivants, libres, transformés et bons à leur tour… mais alors, tout bascule !

C’est le monde à l’envers, la religion à l’envers ! Jusqu’à présent, on avait toujours enseigné que les bonnes actions des croyants leur permettaient d’être sauvés. Les bonnes Å“uvres, c’était la cause du salut. Coup de théâtre : voilà maintenant qu’on proclame l’inverse ! Les bonnes Å“uvres ne sont pas la cause du salut annoncé, bien au contraire : elles en sont la conséquence !C’est exactement le contraire de ce que l’Eglise romaine enseigne depuis des siècles ! Le bon Dieu sans confession, le salut gratuit! Alors à quoi servent les saints et leurs mérites ? Le purgatoire ? Les indulgences ? A quoi bon les 7 sacrements ? Le sacrifice de la messe ? L’absolution ? Pourquoi les prêtres, les évêques, le pape ?

Justement, tout cela n’a rien d’indispensable, et il l’a tout de suite compris, le moine Luther. Ou plutôt, l’ex-moine. Car…à quoi servent les vÅ“ux monastiques ? Il est parti, il s’est marié avec une religieuse échappée du couvent, ils ont eu beaucoup d’enfants et il a écrit beaucoup de livres. Ah, ces livres ! De la liberté du chrétien, De la papauté de Rome (3) et tant d’autres ! Pires que des bombes ! On les a brûlés, mais ses adeptes n’ont pas cessé d’en fabriquer d’autres - l’invention de l’imprimerie est arrivée juste à temps pour le leur permettre… Et surtout, il a décidé de traduire la Bible. En allemand. D’autres l’ont suivi, dans les pays voisins. Le texte a aussitôt été diffusé dans toute l’Europe. Plus besoin d’avoir fait des études de langues, maintenant n’importe qui peut lire. C’est par la grâce de Dieu que vous êtes sauvés, ça ne vient pas de vous ! (4) maintenant ce n’est plus à cause des écrits de Luther que les gens croient, ils vont eux-mêmes le vérifier dans la Bible. « N’appelez personne sur la terre père, car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux » (5)…Tout le monde peut lire aussi les paroles du Christ telles que nous les rapportent les évangiles, et comparer avec les paroles des prêtres… Alors la Réforme gagne du terrain, les gens ne veulent plus aller à la messe. Luther lui-même demande pardon à Dieu d’avoir célébré des messes du temps où il était moine.Les traductions de la Bible se répandent partout, malgré l’interdiction du Concile de Trente. En France, les paysans apprennent à lire rien que pour cela : pour voir ce qu’il y a dans la Bible. Est-ce vrai, qu’il n’y a pas de purgatoire ? Est-ce vrai, que Dieu a interdit de se prosterner devant des statues ?

La rumeur se propage et se vérifie. La Bible circule, malgré le danger. La première femme immolée en France sur un bûcher est une institutrice, accusée d’avoir lu l’évangile en français à ses élèves.

Entre-temps Calvin s’est mis à écrire, lui aussi : L’institution de la religion chrétienne ! Rien de moins ! Autant dire clairement que pour lui, jusqu’à présent, la religion n’était pas chrétienne… Il a même mis, en exergue de la première édition, un verset de l’évangile, où Jésus dit : Je suis venu apporter la division… (6)

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