Cher Claude, je te laisse un article ci dessous, à lire également en parallèle avec les news de l'AFP, cela te donnera un point de vue complémentaire. Ne te laisse pas abuser par les islamistes qui, eux aussi, sont les rois de la propagande...
Nicolas ><>
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"La guerre jusqu’à l’éradication d’Israël" (info # 011311/6) [Analyse]
Par Sami El Soudi © Metula News Agency
Sûr que le bombardement de l’armée israélienne sur des maisons de Bet Hanoun, et le décès de 19 civils qu’il a engendré dans une même famille, est une tragédie authentique. Si les vociférations des officiels palestiniens, qualifiant le crime des Israéliens de massacre prémédité, sont grotesques, cela n’explique ni n’excuse l’erreur de l’artillerie israélienne.
Lorsqu’on est incapable de garantir l’emploi d’une arme sur le théâtre spécifique d’opérations militaires, on s’abstient d’en faire usage. Ce d’autant plus que les Israéliens voulaient innover en faisant appel à l’artillerie dans un secteur hyper peuplé. Je suis loin d’être un expert militaire mais mon jeune et talentueux collègue Ilan Tsadik en est un. Et cela fait plus d’un an, le jour de l’introduction des premiers canons dans la bande de Gaza, qu’il nous avait fait part de son inquiétude. Cela vaut que je le cite précisément :
"Adieu Monde cruel… 27 septembre 2005
(…) L’artillerie israélienne, quant à elle, n’a JAMAIS été engagée contre aucun objectif palestinien. Après la volée de Qassam de samedi sur Sdérot, Tsahal a, pour la 1ère fois, positionné une batterie d’artillerie de huit pièces, pointant sur les zones de lancement des missiles. Dimanche, à titre de dissuasion, elles ont même tiré quelques obus dans un champ désert de Gaza. Des obus de 500 kg et d’une tonne. C’est effectivement dissuasif.
Je sais bien que la technologie de tir n’a plus rien de comparable avec ce qu’elle était au crépuscule de la seconde guerre mondiale ; qu’aujourd’hui, on peut être théoriquement aussi précis avec un canon qu’au cours d’une frappe aérienne. Reste que ce déploiement de pièces lourdes me dérange énormément, il déroge à la tradition de Tsahal de ne disposer notre artillerie que face aux tubes d’une armée ennemie. Et j’espère de toutes mes forces qu’on va rapidement ranger ces canons dans les entrepôts ; (…)".
Il est étrange que ce qui apparaissait comme un risque évident à l’un de ses jeunes officiers de terrain n’ait pas soulevé d’inquiétude auprès de son état-major. C’est précisément cela qu’il convient de critiquer sans ménagement. En fin de semaine dernière, Tsahal annonçait que c’était un ordinateur de tir qui s’était montré défectueux. Moi, je trouve cela scandaleux : s’ils prennent le risque de tirer au canon dans l’une des zones les plus denses de la planète, les soldats hébreux ont l’obligation de vérifier leur matériel à la loupe. Cette nonchalance – même si elle n’est certainement pas l’effet d’un acte prémédité – rend l’armée israélienne coupable d’un atroce crime de guerre. La chose ne me semble pas discutable.
Ceci posé, sans la moindre circonstance atténuante, car on ne doit pas prendre de risques avec la vie des civils, il nous revient de séparer ensuite les torchons des serviettes. A côté de la douleur évidente des proches des victimes, les artilleurs juifs ont donné le prétexte à l’instrumentalisation, par le Hamas et la présidence, de cette tragédie. Il s’agit de l’exploitation maximale de chaque goutte du sang des morts, selon un rituel et des modalités décidés par avance.
Mais cela va plus loin encore, et je n’hésite pas à l’écrire, car il importe que le monde le sache : les images des enfants, de nos enfants !, sanguinolents, blessés ou morts, constituent l’objectif stratégique des tirs de Qassam contre les agglomérations israéliennes. Le but des Qassam n’est, en effet, pas tant de tuer du Juif, ce qui n’occasionne qu’une satisfaction rare et limitée auprès des commanditaires de ces actes de terrorisme quotidien. Leur visée, c’est de provoquer le gouvernement de Jérusalem afin qu’il réagisse militairement à ces excitations. Et l’apothéose, pour les islamistes, c’est lorsque Tsahal commet une bavure et donne le prétexte aux télévisions du monde entier d’utiliser l’hémoglobine de mes frères à des fins politiques. Plus c’est violent et mieux cela fonctionne. Un bon résultat des tirs de Qassam consiste à provoquer une réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU pour disserter sur une réaction "disproportionnée" des Juifs.
Suite à la bavure de Bet Hanoun, le Hamas a obtenu des profits politiques largement plus estimables encore. Non seulement la Ligue Arabe a-t-elle interrompu le blocus économique qu’elle imposait au gouvernement Hanya, cela, c’est pour la bonne bouche, le pourboire. Mais de plus, si les Etats-Unis n’avaient pas opposé leur veto, les Qassam sur Sdérot auraient apporté au gouvernement islamique une condamnation du crime israélien. En plus de la jouissance que cela aurait occasionné dans le clan éradicationniste, à Téhéran et à Damas, on obtenait ainsi la légitimation de nos actes offensifs. On effaçait la nécessité de procéder à l’analyse de causalité – de se poser la question : qu’est-ce qui est à l’origine de ces violences ? – pour ne voir que l’effet, soit la mort de 19 civils sous les obus israéliens. Encore mieux que cela, en termes de dialectique islamiste, on obtenait de la communauté internationale qu’elle justifie la guerre exterminatrice que le Hamas mène ouvertement contre Israël. L’extase. L’extase par le martyre et le sacrifice. La poursuite de la Djihad.
Le sommet en la matière était toutefois atteint par la France, qui a préconisé l’envoi d’un contingent international armé afin de protéger nos civils. Et si cela n’a pas fonctionné cette fois, l’idée est lancée, et elle renvoie au bon vieux porte-avions d’Arafat, pour lequel il n’avait cessé d’œuvrer depuis son retour en Palestine : une force internationale. Une force internationale qui, comme au Liban actuellement, où le Hezbollah a doublé le nombre de roquettes dont il disposait avant la dernière guerre, permettrait aux éradicationnistes de s’armer sous l’ombrelle des soldats de l’ONU. Une force internationale qui ferait office d’océan, qui menacerait Israël si celle-ci tentait, ne serait-ce que d’observer les préparatifs en cours sur le porte-avions, et qui, toujours comme au Liban, s’abstiendrait scrupuleusement de toute forme d’action contre les terroristes.
Croyez bien que les dirigeants du Hamas prient pour une nouvelle bavure ! Si nous pouvions perdre 500 gamins d’un seul coup, ce serait dans la poche. Alors, alors on canarde Sdérot chaque matin à la roquette, dans l’espoir que ceux d’en face perdent leurs nerfs. Si une dame âgée du Néguev perdait la vie, un enfant du Kibboutz de Shar Haneguev, ou mieux encore, si un Qassam mettait le feu à une cuve de pétrole de la raffinerie du sud d’Ashkelon, on aurait matière à rêver, qui sait, à une réoccupation par l’ennemi de la bande de Gaza, à un immeuble qui s’effondre sur ses habitants, etc.
Cela aussi, c’est un héritage arafatien. Le Vieux nous disait régulièrement : "Nos tanks et nos avions ce sont nos corps, notre peuple" et il assénait, je l’ai entendu au moins cent fois le dire, "je suis prêt à sacrifier deux millions de Shahyds pour conquérir Jérusalem !". Lorsque quelqu’un osait – ça m’est arrivé quelques fois – lui rétorquer que cela procédait d’une tactique suicidaire, que les victimes de ces actions c’était nous, lorsque nous lui demandions ce qui arriverait si deux millions de sacrifiés ne nous ouvraient pas les portes d’Al-Quds, Arafat répondait, plus ou moins irrité selon son humeur : "Tu es une âme sensible mais tu ne comprends rien à notre guerre". Parfois il ajoutait sérieusement : "Moi je suis un grand général, l’un des plus grands !".
Et la paix dans tout cela ? La création d’un Etat palestinien ? Il suffit de lire la déclaration de politique étrangère faite par notre ministre Hamas des A.E, Mahmoud A-Zahar, au quotidien A-Shark El-Awsat ("Le Moyen-Orient") pour être fixé.
La paix ? "(…) nous n’avons aucune intention de reconnaître Israël, jamais, ou d’accepter la solution des deux Etats, et même pas celle du partage (proposée par l’ONU en novembre 1947 et remplacée depuis par la résolution 242 du Conseil de Sécurité. Ndlr.)".
A-Zahar d’ajouter : "Nous n’avons aucun plan de paix et il est inutile de parler de solutions imaginaires ! (…) La résistance chassera l’occupation de toutes les parties (de la Palestine historique, de la rivière à la mer. NdA.) et sur elle nous instaurerons un gouvernement sans avoir à renoncer à nos droits, notre pays ni au retour.".
Questionné par les confrères de A-Shark El-Awsat spécifiquement à propos de la communauté des nations, de l’ONU et de ses résolutions sur le Moyen-Orient, le Hamas est tout aussi clair : "Il ne les reconnaît en aucun cas et ne leur prête aucune autorité.".
Voilà . Cela a pour le moins le mérite de la clarté, si ce n’est celui de l’intelligence. Il faudrait intituler cette interview : La guerre jusqu’à l’éradication d’Israël, le gouvernement palestinien actuel rejette jusqu’au principe théorique d’une paix négociée.
C’est certes le titre qui s’impose à ce contenu, mais alors comment expliquer que l’agence de presse française (AFP) ait titré sa dépêche sur cette interview : "Zahar réaffirme le rejet par le Hamas d'une reconnaissance d'Israël" et l’ait consciencieusement évidée de toutes les citations que je viens de reproduire ?
Vu la gravité de la malversation journalistique ainsi constituée, j’ai demandé à ma rédaction à Metula de reproduire le câblogramme de l’AFP en entier :
"DUBAI, 12 nov 2006 (AFP) - Le ministre palestinien des Affaires étrangères, Mahmoud Zahar, a réaffirmé le refus du Hamas de reconnaître Israël, dans des déclarations publiées dimanche par le quotidien arabe Asharq Al-Awsat.
"Nous ne reconnaîtrons pas Israël", a dit le ministre issu du Hamas dans un entretien avec le quotidien à capitaux saoudiens, édité à Londres.
"Nous ne voulons pas répéter les erreurs commises par le Fatah qui a reconnu (Israël) et fait des concessions", a-t-il ajouté en référence aux accords conclus par l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), dominée par le Fatah, et en vertu desquels le droit d'Israël à l'existence a été reconnu.
"Le résultat (de ces concessions), c'est la tragédie que nous vivons aujourd'hui", a poursuivi M. Zahar, dont le mouvement a également rejeté le plan de paix arabe adoptée en 2002.
"Nous n'avons jamais reconnu l'initiative arabe. Nous nous demandons ce qu'elle vaut dans la réalité. Et la réponse, c'est un non-sens", a-t-il affirmé, en référence au plan de paix arabe, basé sur une proposition saoudienne offrant une normalisation arabe avec Israël en contrepartie de son retrait des territoires occupés.
Mais il a répété la proposition d'une "trêve" avec Israël et non une reconnaissance de ce pays, comme une issue à l'impasse résultant du boycottage par la communauté internationale du gouvernement Hamas.
Le Fatah et le Hamas doivent se rencontrer dimanche à Gaza et discuter de la composition du futur cabinet d'union nationale, attendu fin novembre.
Les Palestiniens espèrent que ce nouveau gouvernement permettra une reprise des aides financières internationales directes au gouvernement de l'Autorité palestinienne, suspendues depuis l'entrée en fonction, en mars, du gouvernement du Hamas, considéré par l'Union européenne et les Etats-Unis comme un groupe "terroriste".
ak/tm/mfo
AFP"
Difficile de faire plus grave au niveau de la désinformation. En omettant de retranscrire : "Nous n’avons aucun plan de paix et il est inutile de parler de solutions imaginaires !" et "nous n’avons aucune intention (…) d’accepter la solution des deux Etats, et même pas celle du partage", l’agence française ne fait pas qu’édulcorer le programme guerrier et génocidaire du Hamas par omission d’informations capitales. L’AFP reconstruit à son idée le programme du Hamas, sans tenir compte de la réalité informationnelle du programme énoncé par le ministre A-Zahar. Elle opère un tri dans les propos de l’intéressé, de manière à rendre ces assassins fréquentables, mais, ce faisant, elle induit tous ses consommateurs en erreur.
C’est ce que notre rédacteur en chef a appelé le rétromimétisme : l’action, par le bidonnage d’un fait d’actualité, de transformer l’agresseur en agressé et vice-versa. Cette manipulation est carrément monstrueuse ! Il s’agit de propagande pro islamiste à l’état pur.
Ce qui m’horrifie, au-delà de l’appréciation déontologique, au-delà de toutes les conséquences désastreuses qu’il peut y avoir, sur les esprits, à diffuser des informations contraires à la vérité, c’est, qu’en fin de compte, ces mises en scène se font, à nouveau, au détriment de mon peuple et de la survie de mes compatriotes.
Le rejet de la reconnaissance d’Israël n’est pas un crime, certes, c’est un point de vue, une analyse de l’histoire. Mais celui de refuser la solution des deux Etats pour deux peuples et de déclarer la guerre jusqu’à la liquidation de son ennemi, sans avoir les moyens de la réaliser, en sont assurément.
Sur la base de ce programme du Hamas, et à l’insu de l’opinion publique française, Israël possède le "droit permanent à la légitime défense", comme toute personne physique qu’une autre personne menace de mort. Or si le régime actuel du gouvernement Hanya perdure, la dialectique des Qassam va se poursuivre, celle du grand sacrifice. A prendre connaissance d’informations mensongères, des gouvernements étrangers, trompés, mais animés des meilleures intentions pour mon peuple, sont tentés de rompre l’embargo imposé au gouvernement Hamas de l’Autorité Palestinienne.
Une conférence méditerranéenne en ce sens s’est déroulée il y a quelques jours.
Mais Israël ne fera aucune concession à des fous qui veulent le rayer de la carte, et personne de sensé ne pourrait le lui reprocher. Chaque jour leurs implantations s’étendent et se renforcent. A cause de notre intransigeance, nous perdons, année après année, ce qui nous reste de notre territoire : personne ne nous empêchait de construire un Etat sur le plan de partage de 47, dans les frontières de 47 à 67, sur celles de 1967 après les accords d’Oslo. Bientôt il ne restera rien à discuter.
Et si l’argent revient, le Hamas se maintiendra et instaurera la Charia (la loi islamique). La paix et un Etat, dans lequel nous pourrions vivre et travailler, continueront de s’éloigner. Mais le plus grave, c’est que, pour les islamistes, le désastre de Bet Hanoun constitue un triomphe. Un triomphe construit sur le sacrifice de malheureux martyrs, morts dans la plus absolue inutilité. Leurs succès se payeront sur notre sang, dans le plus grand dédain édenniste de nos nécessités matérielles. Leur plus grand projet étant l’islamisation du monde…