NDLR : Sans me prononcer sur la liberté de chacun de faire ce qui lui plaît, cette affaire m'interroge. Elle me semble du même "tonneau" que ces homosexuels progressistes qui voudraient se marier. A quoi bon puisqu'ils ne reconnaissent pas le sacré du mariage? N'y a-t-il pas là une provocation? De la même façon, Jérusalem n'est pas reconnue par le monde comme la capitale de l'état hébreu. Pourquoi vouloir y tenir cette manifestation quand on connaît les risques, si ce n'est par provocation?

JERUSALEM (AP) - Les dirigeants de la communauté homosexuelle israélienne ont décidé jeudi d'annuler la Gay Pride prévue vendredi à Jérusalem sous la pression des chefs religieux et par crainte de violents débordements.

Alors que la communauté homosexuelle vit librement dans plusieurs villes israéliennes, l'organisation d'une Gay Pride à Jérusalem avait déclenché une vive polémique. Les instances juives, chrétiennes et israéliennes de la Ville sainte s'étaient unies pour dénoncer l'événement et des militants ouvertement homophobes avaient menacé de s'en prendre physiquement aux participants à la parade.

Depuis une semaine, des heurts opposaient tous les soirs des militants juifs ultra-orthodoxes souhaitant empêcher la manifestation aux forces de l'ordre.

Face à ces menaces et à la crainte d'attentats palestiniens après le bombardement meurtrier de Beit Hanoun mercredi matin, les autorités israéliennes avaient prévu de mobiliser 9.000 policiers pour encadrer la marche, qui avait fini par être réduite à un rassemblement dans un stade fermé. Jeudi, la police a fini par demander aux organisateurs d'annuler, et ils ont accepté.

L'organisation de la Gay Pride était devenue un cheval de bataille pour les défenseurs des droits des homosexuels en Israël, toujours en proie à la confrontation entre les tenants de la société laïque et les chefs religieux très puissants.

"Au cours des années, nous avons obtenu beaucoup plus que ce que nous espérions, et cela nous met dans une très bonne place dans le monde cultivé", a estimé jeudi Uzi Even, un scientifique nucléaire qui a été le premier membre du Parlement israélien ouvertement homosexuel. "Aujourd'hui, nous sommes de nouveau happés dans le monde sombre de la religion". AP

Complément d'informations de Guysen.com

COMPROMIS Les orthodoxes acceptent le compromis relatif à la Gay Pride.

Les grands rabbins Ovadia Yossef et Shalom Eliyashiv, ont donné leur accord pour ne pas manifester contre le rassemblement des homosexuels. En contrepartie, ils demandent à la police de libérer les jeunes manifestants orthodoxes,et de ne plus permettre un tel défilé.

Autre complément d'info du site gay "Têtu", transmis par l'association Oser en Parler:

La gay pride de Jérusalem est annulé et remplacée par un happening

Après des semaines de discussions et de rebondissements, la gay pride de Jérusalem n'aura finalement pas lieu. La police a évoqué le très haut niveau d'alerte dans le pays pour justifier cette annulation -argument que les instances judiciaires auront bien du mal à débattre-. Le niveau d'alerte dans le pays est au plus haut après la menace du Hamas et du Fatah de renouveler les attentats suicides pour venger la mort de 18 civils palestiniens tués dans un bombardement hier 8 novembre, à Beit Hanoun dans la bande de Gaza. La police affirme que la sécurité de la parade ne pourra pas être garantie car le niveau d'alerte demande le déploiement massif des policiers dans le pays. Dans une réunion tenue ce matin, jeudi 9 novembre, entre Habaït Hapatuach et la police, les organisateurs ont proposé un comprom en organisant un happening dans le stade de l'Université hébraïque, un lieu clos qui permettra à la police de mieux assurer la sécurité. Hier, la police avait donné la permission aux opposants de la parade (ils disent être 250.000) à manifester vendredi, en même temps que la gay pride. Et le Vatican s'était joint aux voix religieuses s'opposant à la tenue de la gay pride.

Dans une lettre adressée à Zipi Livni, la Ministre des affaires étrangères d'Israël, le Vatican demandait l'annulation de la marche car elle «blesserait les sentiments des juifs, chrétiens et musulmans habitants de Jérusalem». Sur place, les violences verbales continuent. Une affiche collée sur un mur d'un quartier ultraorthodoxe de Jérusalem a été découverte: elle appelait à tuer les homosexuels et les policiers qui les protègent. Et une lettre signée «Homosexuels fiers» a été envoyée à un parlementaire ultraorthodoxe mettant en garde sa commun! auté: selon la lettre, «pour chaque personne de la parade blessée, 10 filles croyantes seront violées».

De leur côté, Aswat, une assocaition de lesbiennes palestiniennes, avait déploré la tenue de cette gay pride qui pourrait cliver la communauté palestinienne. Dans une interview publée dans le quotidien Maarriv daté du 6 novembre, Rauda Murcus, la cofondatrice d'Aswat, déclarait qu'il n'y avait pas de place pour une gay pride dans une ville «où l'occupation continue et où il y a un mur apartheid qui divise la communauté palestinienne» et appelait la communauté LGBT à organiser une parade avec un contenu plus politique. Bien que Aswat ait de bonnes relations avec Habaït Hapatuach, ses membres n'y participeront pas: «il y a des sujet plus importants qui doivent être abordés dans cette ville que celui de la marche», conclut Rauda Murcus.

(d'après Tetu.com)