Report de la parade homosexuelle à cause, ou grâce … à Gaza ? par Raphael Aouate

Le temps presse, toutes les tentatives et recours sont utilisés pour tenter d’empêcher la tenue le défilé homosexuel prévu demain. Mais ce sont les événements récents survenus dans la bande de Gaza et les 83 menaces d’attentats terroristes qui vont peut être influer sur le verdict.

En effet, les événements actuels sont probablement en train de faire pencher la balance, là où l’on ne l’attendait pas. Car Moshé Karadi, et par son intermédiaire, la police de Jérusalem, est en état d’alerte. Car, outre les nombreux incidents et affrontements entre harédim (orthodoxes) et forces de l’ordre, une menace bien plus grande se profile. A l’heure qu’il est, plus de 83 menaces d’attentats, dont 14 identifiées et vérifiées, ont été enregistrées par les services de sécurité du pays.

Les incidents survenus hier à Beit Hanoun dans la bande de Gaza, ayant entraîné la mort de 19 citoyens palestiniens, dont des femmes et des enfants, a généré une polémique internationale. En conséquence de quoi, les menaces vérifiées d’attentats terroristes au cœur de notre territoire se multiplient, se portant déjà à 14.

La réunion qui se tient actuellement entre le représentant des forces de police Moshé Karadi et les organisateurs du défilé « La maison ouverte », devrait se conclure par une rencontre avec le conseiller juridique du gouvernement Menny Mazouz. Tout ceci afin de trouver un compromis.

Hier déjà, un débat sur l’éventualité d’un report du défilé avait été mené à la Cour Suprême. A cette occasion, le représentant de la magistrature Eren Ettinger avait fait savoir que les nombreuses menaces extérieures à la parade, à savoir des possibles attentats, ne laissaient pas d’autre alternative que de repousser sa date. Informé des risques par Ilan Franco, commandant de la police de Jérusalem, Ettinger avait souligné l’épineux problème d’une mobilisation accrue des forces de sécurité. Ces forces militaires étaient prévues à l’origine pour canaliser le défilé uniquement. Le maintien de la parade contraindrait à une mobilisation de forces supplémentaires destinées à endiguer les menaces d’attentats. Double problématique donc.

Les débats de ce matin portent encore sur les mesures de remplacement pouvant être envisagées. On parle de reporter le défilé à la semaine prochaine, de le maintenir dans une zone circonscrite, voire de le déplacer vers l’extérieur de la Ville Sainte.

Quoiqu’il en soit, la décision devrait finalement venir de la Cour Suprême, dans les heures qui viennent.