NDLR : Ailleurs on appelle cela l'intifada.
En France, la guérilla urbaine se professionnalise. En témoignent les attaques de bus, toutes menées de la même façon : des agresseurs cagoulés, et généralement armés, mettent le feu au véhicule, et disparaissent. À Marseille, une étudiante de 26 ans, d’origine sénégalaise, gravement brûlée, lutte contre la mort. Si elle survit, elle restera infirme.
Ces violences sont de style commando, et sévissent en des banlieues, qui furent moins agitées que d’autres, l’automne dernier. Les agresseurs opèrent loin de chez eux, pour disparaître facilement. Les attaques de bus sont à mettre en parallèle avec les guets-apens, tout aussi organisés, tendus aux policiers, qui se multiplient depuis un an. Ces actions semblent encadrées par des experts, sans doutes islamistes. La guerre civile, en France, franchit un seuil.
Il faudrait mettre, dans chaque bus, deux vigiles bien formés, et armés. Cela énerverait les « jeunes », objectera-t-on. Non, le laisser-faire des pouvoirs publics, qui interdisent aux policiers de faire usage de leurs armes à feu, encourage les agressions. Les violences ont dépassé le point de non-retour, malgré les efforts financiers supplémentaires consentis aux banlieues par le plan Borloo et la patience des gendarmes et policiers. À la force doit s’opposer la force, pour rétablir l’ordre dans les « zones de non-droit ». Aiguillonné par l’attentat de Marseille, le préfet de la région PACA, Christian Frémont, suivant l’exemple de l’ex-maire de New York, Rudolph Giuliani, a, tout de même, institué une « tolérance zéro » dans huit zones sensibles de Marseille. Mieux vaut tard que jamais.
Mais, c’est dans quelques 450 zones que l’État devrait rétablir son autorité, en y imposant la tolérance zéro. Cela mettrait, en quelque sorte, le pays en état de siège : il n’y a plus moyen de faire autrement.
Les médias commémorent les émeutes de l’automne dernier par des lamentos sur la fin, certes tragique, de Zyed Benna (17 ans) et Bouna Traoré (15 ans), électrocutés par un transformateur d’EDF, et oublient deux autres décès. Un père de famille, Jean-Claude Irvoas, fut lynché par des jeunes devant sa femme et sa fille, à Épinay, le 27 octobre 2005, alors qu’il photographiait un lampadaire pour son travail. Un paisible retraité, Jacques Le Chenadec, fut tué, peu après, à Stains (Seine-Saint-Denis).
Le martyr de ces Français de souche n’intéresse pas les médias, qui préfèrent statufier les deux adolescents en héros de la résistance, persécutés par une police gestapiste.













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