NDLR : Sachant que le Liban admet lui-même que le Hezbollah continue d'être approvisionné par la Syrie, l'aviation israélienne se voit obligée de s'assurer par elle-même du respect par toutes les parties en présence de la résolution 1701 de l'ONU.

Israël poursuivra ses survols du Liban en dépit des condamnations des Nations unies et du gouvernement libanais, a affirmé mercredi à la radio publique le vice-ministre de la Défense, Ephraïm Sneh.

L'aviation israélienne a survolé mardi à très basse altitude et de manière intensive Beyrouth et le sud du Liban, où est déployée la Finul, entraînant la riposte de l'armée libanaise, selon la police.

L'armée libanaise a affirmé dans un communiqué avoir tiré à partir de ses batteries anti-aériennes sur les avions israéliens survolant le Liban sud. L'armée avait reçu pour consigne de s'opposer par tous les moyens aux violations israéliennes de la souveraineté libanaise. C'est la première fois que la DCA de l'armée libanaise entre en action depuis l'arrêt le 14 août des hostilités entre le Hezbollah et Israël.

Des appareils israéliens ont commencé par survoler, mardi à partir de 07H00 GMT, la capitale libanaise et sa banlieue chiite, et leurs vrombissements étaient très perceptibles par la population, a indiqué la police. Au Liban sud, plusieurs avions israéliens ont survolé pendant plus d'une heure, à très basse altitude, les différents secteurs frontaliers d'Israël où est déployée la Force intérimaire de l'ONU (FINUL), a ajouté la même source.

Cinq de ces appareils ont survolé la ville portuaire de Tyr (83 km au sud de Beyrouth) et effectué des bangs subsoniques. Des officiers de la FINUL se sont montrés inquiets des survols, les plus soutenus depuis la fin de l'offensive israélienne le 14 août. La radio militaire israélienne a pour sa part indiqué que les vols s'inscrivaient "dans le cadre d'opérations de routine de collecte d'informations".

Beyrouth a appelé l'ONU à maintes reprises à faire cesser les violations israéliennes de l'espace libanais qui durent depuis 30 ans, ce que l'Etat hébreu a refusé. Plusieurs pays européens, dont certains participent à la FINUL, ont appuyé les réclamations libanaises.