Le procès des infirmières bulgares et du médecin palestinien, accusés en Libye d'avoir inoculé le virus du sida à des enfants libyens, a repris mardi matin à Tripoli.

Il a repris à 11H15 locales (08H15 GMT) en présence des six accusés.

L'audience doit notamment être consacrée à la plaidoirie de l'avocat de la défense, Othmane al-Bizanti, qui était absent pour raison médicale lors de la dernière audience, le 21 septembre.

Les infirmières bulgares et le médecin palestinien, incarcérés depuis 1999, sont accusés d'avoir inoculé volontairement le virus du sida à 426 enfants libyens, dont 52 sont décédés, à l'hôpital de Benghazi (nord).

Le dernier décès remonte à mardi 24. Une fillette de 9 ans est morte à l'hôpital pour enfants de Benghazi, dans le nord de la Libye.

Les accusés, qui clament leur innocence, ont été condamnés à mort en mai 2004 mais la Cour suprême libyenne a ordonné un nouveau procès qui a débuté en mai.

Lors de l'audience du 29 août dernier, le procureur avait réclamé la confirmation de la peine capitale prononcée en 2004.

Les éléments à charge contre les infirmières et le médecin n'ont aucun fondement, avait estimé fin octobre la prestigieuse revue scientifique britannique Nature.