
Les amibes, parasites présents dans les intestins, provoquent une grave forme de dysenterie dans de nombreuses parties du monde. Les amibes génèrent des protéines tueuses de cellules intestinales, ce qui crée la maladie. Des chercheurs de l'Institut Weizmann ont découvert un moyen de supprimer l'expression du gène amibien codant une de ces protéines. Rivka Bracha, ainsi que des membres du laboratoire du professeur David Mirelman du département de Chimie biologique de l'institut Weizmann ont montré qu'on pouvait empêcher l'expression du gène codant une protéine toxique en insérant un plasmide (une petite boucle de l'ADN) contenant une copie d'un morceau spécifique de ce gène dans le noyau cellulaire de l'amibe. L'introduction du plasmide conduit à une modification des protéines de compactage de l'ADN. De ce fait les paquets de protéines de l'ADN deviennent plus fortement enroulés (comme un fil de téléphone enchevêtre) et l'expression du gène est bloquée de manière irréversible. Dans un article récemment publié dans la revue PLoS Pathogens, les chercheurs de l'Institut Weizmann rapportent avoir bloqué deux autres gènes de virulence dans la même amibe, grâce à l'utilisation d'un principe semblable basé sur le plasmide. Les chercheurs ont maintenant l'intention d'examiner si les amibes bloquées peuvent servir de vaccin en suscitant une réponse immunitaire intestinale. Si cette recherche réussissait, elle pourrait mettre fin aux maladies amibiennes qui tuent chaque année des milliers de personnes et en menacent des millions d'autres.
Communiqué de presse de l'Institut Weizmann













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