Dans le cadre de l’affaire des « bébés congelés », Le Parisien aborde une « Ã©tude édifiante sur les dénis de grossesse », réalisée pendant 7 ans dans les maternités de Denain et Valenciennes, dans le Nord.

Le journal indique que selon une estimation de l’Association pour la reconnaissance du déni de grossesse, « de 800 à 1 800 femmes sont victimes chaque année d’un déni de grossesse » en France.

Le Parisien note que l’ARDG « insiste sur la dimension psychique du phénomène », puis cite les auteurs de l’étude.

Les Drs Pierrone, Delannoy, Florequin et Libert écrivent notamment que « ces femmes disent qu’elles ne présentaient pas les signes habituels de la grossesse. Elles ont peu grossi… Elles ont porté les mêmes vêtements jusqu’au bout. Elles n’ont pas perçu les mouvements du foetus ».

Les auteurs de l’étude ajoutent qu’« il est frappant de constater que l’entourage non plus ne perçoit pas l’existence de la grossesse ».

Le Parisien relève que « selon l’étude, dans la moitié des cas au moins, il n’y a pas de gestes destructeurs vis-à-vis de l’enfant. On note souvent dans le parcours de ces femmes une relation oedipienne très serrée, des relations perturbées avec la mère, des deuils récents de proches… ».

Le journal observe que les médecins « insistent malgré tout » sur le fait que « ces situations contiennent un potentiel de violence ».