Vos réactions ont été nombreuses, et appréciées, après notre première chronique. Précisons que "La Canadienne" s'adresse d'abord à nos lecteurs québécois (près de 10 % des internautes qui utilisent notre site). Avec l'objectif de leur présenter les points de vue de la presse canadienne anglaise et étrangère (y compris française) sur le Canada, et plus particulièrement le Québec. En revanche, il ne s'agit pas ici d'expliquer le Québec à ces incorrigibles Français avec leur béret sur la tête et leur baguette sous le bras...
L'élection du Premier ministre conservateur Stephen Harper, qui concluait en janvier dernier son premier discours après sa prise de fonction par un retentissant "Dieu bénisse le Canada", a bel et bien signé le grand retour du religieux dans la vie politique canadienne après des décennies d'absence, constate The Economist. "Jusqu'il y a peu, vous pouviez rencontrer un dirigeant politique ou un entrepreneur canadien et ne pas connaître ses convictions religieuses, ou même s'il en avait. Contrairement aux Américains, les Canadiens considéraient la religion comme une affaire strictement personnelle. Ce n'est plus le cas…" Le Premier ministre canadien, évangélique avoué, se prépare à mettre en application l'une de ses promesses électorales : l'annulation du droit au mariage homosexuel. Une initiative applaudie par la petite communauté évangélique (entre 10 % et 12 % de la population, selon l'hebdomadaire), "qui compense par son enthousiasme ce qui lui manque en nombre".
Une initiative qui réjouit également le Parti libéral : ce dernier se voit déjà profiter de cette entorse aux manières canadiennes pour refaire sa cote de popularité, et la dégringolade du Parti conservateur au Québec semble lui donner raison. Le magazine torontois The Walrus, qui publie dans son dernier numéro une enquête fouillée sur les liens entre le gouvernement Harper et les groupes de pression religieux, croit pour sa part que c'est la débâcle du gouvernement américain de George W. Bush, son "âme sœur idéologique", qui pourrait sceller le destin de Stephen Harper.
Au moment où la religion fait son retour à Ottawa, le nouveau commissaire aux Langues officielles, le journaliste Graham Fraser, entend redonner du lustre à l'un des piliers du credo canadien : le bilinguisme. Nommé en septembre dernier, ce professionnel respecté suscite l'enthousiasme général. Le journal montréalais The Gazette n'est pas en reste : "Son plus grand problème sera peut-être d'être à la hauteur des attentes qu'il suscite."
L'orientation suivie par Stephen Harper en nommant Fraser à ce poste fait, cette fois, l'objet d'éloges. "Il n'en reste pas moins que les minorités officielles ont besoin d'aide", affirme le quotidien, qui lie le sort des anglophones québécois, "qui connaissent des problèmes", et celui des minorités francophones à l'extérieur du Québec et de la province bilingue du Nouveau-Brunswick, "dont la survie est en question". Le journal partage les prescriptions du nouveau commissaire : évitons les obligations et la réglementation, insiste-t-il. L'incitation est la meilleure façon de stimuler bilinguisme et l'ouverture d'esprit. Pourquoi ne pas s'inspirer de l'Erasmus européen, conclut The Gazette, en finançant des échanges étudiants par-delà les solitudes ?













del.icio.us it!
Blogmark it!
Scoop it!
Fuzz it!
Tape Moi!
AllActuer Ca!
Nuouz Ca!
Memes Ca! 



























