Cyril Brun constatait la semaine dernière que "la démocratie chrétienne n'est plus". Son agonie ne date d'ailleurs pas d'hier : on relirait avec profit les pages d'Eugenio Corti sur le sujet.

Pourtant, des organisations issues de cette famille intellectuelle sont encore nombreuses, et offrent un spectacle parfois étonnant, notamment dans leur relation avec l'Islam.

Nous avions récemment évoqué, lors des élections municipales belges, l'engagement de musulmans au sein du Parti démocrate-chrétien flamand (son pendant francophone, le Parti social-chrétien, a été rebaptisé Centre démocrate humaniste, n'en parlons donc plus).

Quelle est la nature de cette convergence avec des musulmans ? S'il s'agit de la coopération, à laquelle appelle Benoît XVI, d'hommes de bonne volonté en vue du bien commun, on ne peut que s'en réjouir (nous aborderons bientôt ce sujet dans Libres Réflexions). C'est ainsi qu'on espère pouvoir interpréter l'attrait de certains salariés musulmans pour la CFTC.

Mais d'autres franchissent allègrement le pas de la compromission avec l'islamisation : le syndicat démocrate-chrétien néerlandais CNV vient d'appeler à l'instauration d'un jour férié musulman, proposant de sacrifier en échange le Lundi de Pâques ou de la Pentecôte prétextant que ces jours ont de toute manière perdu leur sens chrétien.

On n'est plus là dans la coopération d'hommes de bonne volonté, on est dans la névrose post-moderne.