Amsterdam 2000 : La déclaration d’Amsterdam nous est présentée comme un rapport conjoint de trois groupes de travail composés de spécialistes, de responsables d’églises et de théologiens réunis à Amsterdam 2000. Elle a été révisée par des centaines de responsables chrétiens et d’évangélistes du monde entier. Elle est recommandée aux enfants de Dieu, partout parce qu’elle est l’expression de l’engagement évangélique et une ressource pour l’étude, 1a réflexion, la prière et 1a propagation de l’évangile.

Préambule.

Mouvement de renouveau à l’intérieur de l’orthodoxie chrétienne historique l’évangélisation interdènominational devint une réalité mondiale distincte dans la seconde moitié du vingtième siècle. Les évangéliques proviennent de beaucoup d’églises, de langages et de cultures différents, mais nous avons en commun et en partage un discernement de l’évangile de Jésus Christ, de la mission de l’église et de l’engagement chrétien dans l’évangélisation. Parmi les documents récents exprimant ce discernement citons la Déclaration de Berlin (1966) Les Accords de Lausanne (1974) les déclarations d’Amsterdam (1983) le Manifeste de Manille et l’évangile de Jésus Christ : une manifestation évangélique (1999).

A l’invitation du Dr Billy Graham, quelques 10.000 évangélistes, théologiens, spécialistes en mission et responsables d’églises de plus de 200 pays se sont rassemblés à Amsterdam en l’an 2000 pour écouter, prier, adorer et discerner la sagesse du Saint Esprit dans la tâche inachevée de l’évangélisation mondiale. Nous avons été émus et encouragés par les défis dont nous avons entendu parler et par la communion partagée avec tant de frères et sœurs en Christ. Plus que jamais nous sommes résolus à faire connaître le Christ partout et à tout le monde.

Cette déclaration d’Amsterdam a été mise au point et est la charpente sur laquelle les nombreux plans d’action faits pour l’évangélisation mondiale viennent s’appuyer. Elle est basée sur les principes énoncés dans les documents dont il est fait mention précédemment, elle contient les trois volets suivants : une charte d’engagement, des définitions de termes théologiques clé employés dans la charte et une prière de supplication à notre Père Céleste.

Charte d’engagements.

Cette charte est un exposé des tâches, buts et idéaux pour l’évangélisation au 21ème siècle. L’ordre des sujets traités reflète l’étendue de nos préoccupations, non la priorité des thèmes abordés.

1. Stratégie de mission et évangélisation. L’évangélisation du monde est au cÅ“ur de la mission de l’église. Nous avons reçu du Seigneur l’ordre de proclamer la bonne nouvelle de l’amour de Dieu, le pardon pour tous, de faire des disciples, de baptiser et d’enseigner tous les peuples. Jésus a clairement fait comprendre par ses derniers enseignements que la portée de ce travail d’évangélisation exigeait que nous ne nous intéressions pas seulement à ceux qui nous sont proches, mais aussi à ceux qui sont méprisés, négligés dans notre société et à ceux qui vivent aux extrémités de la terre. Faire moins que cela est désobéissance. De plus, nous affirmons que nous devons encourager de nouvelles initiatives, afin d’atteindre et de faire des disciples parmi les jeunes et les enfants au niveau mondial ; de faire pleinement usage en évangélisation des médias et de la technologie et de rester engagé personnellement dans une évangélisation de niveau élémentaire de telle sorte que notre présentation de l’évangile biblique soit pleinement pertinente et ne sorte pas du contexte. Nous pensons qu il est urgent de travailler à l’évangélisation de tout groupe ethnique non encore atteint.

Nous nous engageons de faire en sorte que toute personne sur terre ait l’occasion d’entendre l’évangile dans une langue qu’elle comprend, près de l’endroit où elle vit. Nous nous engageons de plus à fonder des églises indigènes saines et qui se multiplient parmi tous les peuples, à chaque endroit ; églises qui chercheront à amener à une maturité spirituelle ceux qui auront accepté le message de l’évangile.

2. Fonction de direction et évangélisation. Nous affirmons que la fonction de direction est un don du Christ à l’église. Elle n’existe pas pour elle-même elle existe pour conduire le peuple de Dieu dans l’obéissance à notre Père Céleste. Les responsables doivent se soumettre dans l’humilité au Christ, le Chef de l’église et se soumettre les uns aux autres. Cette soumission comprend l’acceptation de l’autorité suprême des Ecritures par laquelle, par son Esprit, le Christ gouverne son église. La tâche première des responsables d’église est de préserver l’intégrité biblique de la proclamation de l’église et, de par leur service, d’être les porteurs de vision de la vocation évangélique. Ils ont la responsabilité de faire en sorte que cette vocation se précise par l’enseignement, la formation, en conférant des responsabilités et en inspirant d’autres personnes. Nous devons veiller tout spécialement à encourager les femmes et les jeunes responsables dans leur œuvre d’évangélisation. Les responsables doivent toujours veiller à ne pas entraver ce que Dieu accomplit dans l’exercice de leur gestion des ressources dont le Christ pourvoit son Corps.

Nous nous engageons à chercher et à maintenir ce modèle biblique de fonction de direction de serviteur dans nos églises, et comme tout à nouveau en tant que responsables, à suivre ce type de direction.

3. Théologie et évangélisation. La théologie chrétienne est un travail de profonde réflexion et nécessite une mise en ordre de sa vie en présence du Dieu en trois Personnes. Dans un sens tous les chrétiens sont théologiens et doivent Å“uvrer pour devenir bons plutôt que mauvais théologiens. Cela signifie que la théologie de chacun doit être évaluée à l’enseignement biblique ; c’est dans ce dernier seul que nous connaissons la pensée et la volonté de Dieu. Ceux qui ont été appelés à des vocations spéciales telles que l’évangélisation, la théologie et le ministère pastoral doivent Å“uvrer ensemble à la propagation de l’évangile dans le monde entier. Les évangélistes et les pasteurs peuvent aider les théologiens à garder une motivation évangélique en leur rappelant que la vraie théologie doit toujours être au service de l’église. Les théologiens peuvent aider à clarifier et garder intacte la vérité révélée de Dieu en fournissant les ressources pour la formation des évangélistes et assurer aux nouveaux chrétiens une connaissance de base pour la foi.

Nous nous engageons à nous efforcer d’accroître constamment nos connaissances sur la foi et de l1enseigner selon les Ecritures et de chercher à faire en sorte (1) que tous ceux qui prêchent l’évangile soient équipés sur le plan théologique et documentés de façon adéquate pour le travail qu’ils accomplissent, et (2) que tous ceux qui enseignent la foi de manière professionnelle soient concernés par l’évangélisation.

4. Vérité et évangélisation. Sous l’influence du rationalisme moderne, du sécularisme et de l’humanisme ( modernité ) l’establishment intellectuel occidental a réagi grandement jusqu’à verser dans la négation relativiste de toute vérité globale et absolue (postmodernité). Cette tendance a influencé la culture populaire du monde entier. En contraste l’évangile qui est la parole faisant autorité du Dieu unique vrai et vivant, se présente à chacun partout, de tous temps comme la vérité de trois façons : ses affirmations sont vraies quant aux faits, par contraste aux fausses ; elles nous mettent en face en tous points de la réalité par contraste avec l’illusion ; elles nous présentent Jésus Christ, le co-créateur avec le Père, le Rédempteur et Seigneur du monde comme étant la Vérité (c’est-à-dire la seule Personne universelle réelle, accessible, faisant autorité, disant la vérité, digne de confiance) à reconnaître par tous. Lorsque l’on proclame bien fort qu’il n’y a qu’une vérité pour chacun, il y a inévitablement suspicion d’oppression, de violence. Mais l’évangile nous présente Celui qui quoique Dieu, s’est fait homme et s’est identifié avec ceux qui vivaient dans l’esclavage du péché et les a libérés de cet esclavage. Cet évangile de Dieu est à la fois vrai pour chacun et libère vraiment les gens. Il doit donc être accepté avec confiance, sans suspicion.

Nous nous engageons à présenter et à proclamer l’évangile biblique avec son Christ qui existe toujours et partout, pleinement suffisant et efficient pour le salut des croyants. C’est pourquoi nous nous opposons à toutes les tendances sceptiques relativistes ou syncrétistes, qui considèrent l’évangile comme n ’étant pas entièrement vrai, et qui sont incapables d’amener les croyants à la vie nouvelle divine qu’il leur promet. Nous nous opposons à l’emploi oppressif et destructif que l’on fait de la merveilleuse vérité de Dieu.

5. Les besoins humains et l’évangélisation. La loi aussi bien que l’évangile nous révèlent une condition humaine perdue, cela implique plus que des sentiments de souffrance, de détresse, de frustration, d’esclavage, d’impuissance et d’insatisfaction à l’égard de la vie. La Bible révèle que tous les êtres humains sont par nature dans un état de rébellion contre le Dieu qui les a faits, et dont ils sont vaguement conscients ; ils se sont détournés de Lui, et se sont privés du plaisir de le connaître et de le servir, c’est en cela que la nature humaine trouve son plein épanouissement. Nous, humains, avions été faits pour porter l’image de Dieu au cours d’une vie sans fin dans l’amour de Dieu et d’autrui, mais l’égocentrisme de nos cÅ“urs déchus, pécheurs, ont rendu ceci impossible. Souvent notre mauvaise foi nous entraîne à employer l’observance de la religion pour garder Dieu à distance de peur qu’il ne s’occupe de nous à cause du culte de notre personne impie. C’est pourquoi tous les êtres humains doivent faire face à une condamnation finale par Christ, le juge et à la ruine éternelle, séparés de la présence du Seigneur.

Nous nous engageons à être fidèles et compatissants dans l’exposition aux gens de la vérité sur leur état spirituel, en les avertissant du jugement et de l’enfer qui attend celui qui est impénitent et en exaltant l’amour de Dieu qui adonné son Fils pour nous sauver.

6. Pluralisme religieux et évangélisation. L’évangéliste d’aujourd’hui est appelé à proclamer l’évangile dans un monde de conception de plus en plus pluraliste. Dans ce village mondial où les croyances se font concurrence et où les religions mondiales sont nombreuses ; il est important que notre évangélisation se distingue à la fois par notre fidélité à la bonne nouvelle du Christ et par l’humilité dans l’exposition de son message. Comme la révélation générale de Dieu s’étend à tous les points de sa création, il pourrait bien y avoir des traces de vérité, beauté et de bonté dans beaucoup de doctrines non chrétiennes. Mais vouloir considérer une de ces croyances comme un autre évangile ou comme des moyens de salut ne se justifie pas. Lc seul moyen de connaître Dieu dans la paix, l’amour et la joie, c’est par la mort de Jésus Christ, le Seigneur ressuscité, qui nous réconcilie. Quand nous apportons ce message à autrui, nous le faisons avec amour et humilité en évitant toute arrogance, hostilité et irrespect. Notre dialogue avec des adeptes d’autres religions, doit être courtois et aimable. Cependant ce dialogue ne doit pas remplacer la proclamation. Cependant, parce que tous ont été créés à l’image de Dieu, nous devons plaider en faveur de la liberté religieuse et des droits de l’homme pour tous.

Nous nous engageons à traiter ceux qui ont des croyances différentes avec respect et fidèlement et à servir humblement la nation dans laquelle Dieu nous a placés, tout en affirmant que le Christ est le seul et unique Sauveur du monde.

7. Culture et évangélisation. Dieu, par le sang de l’Agneau a racheté des saints de chaque tribu de chaque langue, de chaque peuple, de chaque nation. Il sauve les gens dans leur culture propre. L’évangélisation mondiale souhaite voir naître des églises étant à la fois profondément enracinées en Christ ayant des liens étroits avec leur culture. C’est pourquoi suivant l’exemple de Jésus et de Paul ceux qui proclament le Christ doivent utiliser leur liberté en Christ pour être tout en tous. Cela signifie une identification culturelle adéquate tout en se gardant d’établir un parallèle entre l’évangile et quelque culture particulière. Comme toutes les cultures humaines ont été façonnées en partie par le péché, la Bible et son Christ dans ses points clé va à contre culture de chacune d’elles.

Nous nous engageons dans notre évangélisation à être sensibles à la culture. Notre but est de prêcher le Christ d’une manière accessible aux gens parmi lesquels nous témoignons, de façon à enrichir cette culture de toutes manières appropriées. De plus, en tant que sel et lumière nous nous efforcerons de transformer cette culture de différentes manières pour affirmer les valeurs de l’évangile.

8. Les Ecritures et l’évangélisation. La Bible est indispensable à une vraie évangélisation. La Parole de Dieu fournit à la fois le contenu et l’autorité pour toute évangélisation. Sans elle, pas de message à prêcher aux perdus. Les gens doivent être amenés à la compréhension d’au moins quelques-unes des vérités fondamentales contenues dans les Ecritures avant de pouvoir donner une réponse au message de l’évangile. Nous devons donc employer le langage du cœur pour proclamer et semer les Saintes Ecritures dans le cœur de ceux que nous sommes appelés à évangéliser et nous devons faire des disciples.

Nous nous engageons à mettre les Ecritures au cœur même de notre effort d’évangélisation, de notre message et d’enlever tout langage connu ainsi que les barrières culturelles pour que nos auditeurs comprennent clairement l’évangile.

9. Eglise et évangélisation. Personne ne conteste qu’il faille donner un enseignement régulier ainsi que des soins pastoraux appropriés aux croyants de toute congrégation établie et que cet enseignement doit se faire à tous les niveaux de leur cheminement spirituel. Mais ces préoccupations ne doivent pas prendre la place de l’intérêt permanent pour la mission, cela implique que l’évangélisation a la priorité en permanence. Les pasteurs en collaboration avec des personnes qualifiées devraient diriger leurs églises dans leur évangélisation. De plus nous affirmons que la formation de disciples pieux et professants est au centre de la responsabilité de l’église, ceci afin de préparer ses membres pour le service. Nous affirmons que l’église doit être un endroit où les nouveaux croyants se sentiront les bienvenus.

Nous nous engageons à exhorter toutes les assemblées que nous servons et avec lesquelles nous travaillons à traiter l’évangélisation comme prioritaire en tous temps, et qu’elle soit au centre de toute activité ecclésiale, que ce soit la vie de prière, le planning, la formation et les finances.

10. La prière et l’évangélisation. Dieu nous a fait don de la prière pour que dans sa Souveraineté il puisse répondre en bénédiction et puissance aux cris de ses enfants. La prière est un moyen primordial que Dieu a choisi pour le réveil de l’église et pour porter l’évangile par tout le monde. Depuis les premiers jours de l’église néotestamentaire, Dieu a employé la prière fervente, persistante de son peuple pour donner de la puissance à son témoignage dans l’Esprit, vaincre l’opposition à l’œuvre du Seigneur et ouvrir les esprits et les cœurs de ceux qui entendent le message du Christ. A des moments particuliers de l’histoire de l’église, des réveils et des découvertes spirituelles ont été précédées d’une entente explicite et de l’union du peuple de Dieu dans des temps de repentance, de prière et de jeûne. Aujourd’hui, dans notre désir d’apporter l’évangile aux peuples du monde entier non encore atteints, nous avons besoin d’une plus grande dépendance de Dieu et d’une plus grande unité dans la prière.

Nous nous engageons à prier fidèlement le Seigneur de la moisson afin qu’Il envoie des serviteurs dans son champ. Nous prions aussi pour tous ceux qui sont engagés dans l’évangélisation mondiale et faisons un appel à la prière dans les familles, les églises, les sociétés de mission et les ministères internationaux.

11. Responsabilité sociale et évangélisation. Quoique l’évangélisation ne plaide pour aucun programme social, elle entraîne une responsabilité sociale au moins pour deux raisons : premièrement l’évangile proclame la royauté du créateur aimant qui est tenu à la justice, à la vie de l’homme et au bonheur de sa création. L’évangélisation devra donc être accompagnée de l’obéissance au commandement de Dieu de travailler au bien de tous en tant qu’enfants d’un Père qui fait briller son soleil sur les bons comme sur les méchants et pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Deuxièmement, quand notre évangélisation allie une préoccupation de soulager la pauvreté, faire observer la justice, qu’elle s’oppose aux abus de puissance séculière et économique, qu’elle se dresse contre le racisme et insiste sur une gestion digne de confiance de l’environnement au niveau mondial ; elle reflète la compassion du Christ et l’acceptation de son message en sera d’autant facilité.

Nous nous engageons à suivre le sentier de la justice dans notre famille et dans nos rapports sociaux et de ne pas perdre de vue dans notre évangélisation les valeurs sociales et environnementales.

12. Sainteté et évangélisation. La vie pieuse du serviteur de Dieu doit être comme un ornement de l’évangile. Ces derniers temps, le nom de Dieu a été grandement déshonoré et l’évangile discrédité, par la vie impie de chrétiens ayant des fonctions de direction. Les évangélistes semblent particulièrement exposés aux tentations dans les domaines de l’argent, du sexe, de l’orgueil, du pouvoir, il leur arrive de négliger leurs familles et de manquer d’intégrité. L’église devrait mettre en place des structures, de sorte que les évangélistes aient à rendre compte de leur vie, de leur doctrine et de leur ministère. L’église devrait aussi s’assurer que ceux qui déshonorent Dieu et l’évangile par leur vie, ne soient pas autorisés à servir comme évangélistes. La sainteté et l’humilité des évangélistes rend leur ministère crédible et permet à la véritable puissance de Dieu de s’exercer et leur accorde des fruits qui demeurent.

Nous nous engageons à rendre compte vis à vis de la communauté de foi de notre vie, doctrine et ministère, de fuir le péché et de marcher dans la sainteté et l’humilité.

13. Conflit, souffrance et évangélisation Les rapports sur l’évangélisation faite depuis l’ère apostolique, l’état du monde autour de nous aujourd’hui et l’opposition de Satan de tous temps à la propagation de l’évangile ; tous Ces faits concourent à confirmer que tout effort évangélique au vingt et unième siècle sera une marche en avant au milieu de l’opposition. Les formes courantes d’opposition que Satan exploite de façon évidente sont entre autres les idéologies séculières qui considèrent la foi chrétienne comme un empêchement au développement humain. Les puissantes structures politiques qui considèrent l’attitude des chrétiens qui mettent en premier la loyauté à leur Seigneur comme une menace pour le régime, et les expressions militantes des religions non chrétiennes qui sont hostiles aux chrétiens parce qu’ils sont différents. Nous devons nous attendre à être prêts à des souffrances de toute sorte puisque nous ne luttons pas contre des ennemis de chair et de sang mais contre les esprits méchants dans les lieux célestes.

Nous, nous engageons à avancer toujours avec sagesse dans l’évangélisation individuelle, l’évangélisation des familles, l’évangélisation locale et l’évangélisation en commun sous toutes ses formes et de persévérer malgré l’opposition que nous pourrions rencontrer. Nous serons solidaires de nos frères et sœurs en Christ qui subissent la persécution et même le martyre pour leur témoignage évangélique fidèle.

14. Unité chrétienne et évangélisation Jésus a prié le Père céleste pour que ses Disciples soient un afin que le monde croie. Un des grands obstacles à l’évangélisation au niveau mondial est le manque d’unité au sein du peuple chrétien, une condition aggravée encore lorsque les chrétiens rivalisent et se battent plutôt que de rechercher ensemble la pensée du Christ. Nous ne pouvons supprimer toutes les différences entre chrétiens parce que nous ne comprenons encore qu’imparfaitement tout ce que Dieu nous a révélé. Dans tous les cas où cela ne trouble pas notre conscience, nous devrions rechercher la coopération et des partenariats avec d’autres croyants dans l’évangélisation en pratiquant la règle qui a fait ses preuves et qui doit être celle de toute communauté chrétienne. " Dans les choses importantes : unité, dans les choses peu importantes : liberté en toutes choses : charité

Nous nous engageons à prier et à viser à réaliser l’unité dans la vérité au sein des véritables croyants en Jésus et de coopérer au mieux à l’œuvre d’évangélisation avec des frères et sœurs en Christ pour que l’église tout entière puisse apporter l’évangile tout entier au monde tout entier.

Définition des termes clé

Le message que nous proclamons a à la fois une dimension propositionnelle et incarnationelle " La Parole a été faîte chair" nier l’une ou l’autre, c’est témoigner faussement du Christ. Parce que la relation entre le langage et la réalité est fort débattue de nos jours, il est important que nous précisions clairement le sens des mots que nous employons. Afin d’éviter toute confusion et malentendu, nous donnons la définition ci-après des mots clé employés dans cette déclaration. Les définitions sont toutes trinitaires1 christocentriques et basées sur la Bible.

1. Dieu. Le Dieu dont parle cette Déclaration est le Créateur, Celui qui soutient l’univers, en est le Gouverneur et le Seigneur. Ce Dieu est éternel de par son auto-existence et invariable dans son saint amour, sa bonté, sa justice, sa sagesse et sa fidélité à ses promesses. Dieu dans son être propre est une communauté de trois personnes égales et éternelles, qui nous sont révélées dans la Bible comme Père, Fils et Saint Esprit. Ils sont ensemble engagés dans un schéma coopératif constant dans les relations que Dieu a au sein du monde. Dieu est le Seigneur de l’histoire quand il bénit son peuple, vainc et juge les rebelles humains ou angéliques opposés à sa loi et qui, finalement renouvellera tout l’ordre créé.

2. Jésus-Christ. La déclaration voit Jésus comme le Nouveau Testament canonique nous le présente et comme les credo chrétiens et les confessions l’attestent. Il était, Il est la seconde personne de la divinité trine incarné aujourd’hui et pour toujours. Il est né d’une vierge, a vécu une vie de sainteté parfaite, est mort sur la croix en sacrifice substitutif pour nos péchés, est ressuscité corporellement des morts, est monté au ciel, règne maintenant sur l’univers et reviendra personnellement pour le jugement et le renouvellement de toutes choses. Dieu - homme jadis crucifié, aujourd’hui sur le trône, est Seigneur et Sauveur et remplit envers nous, dans l’amour, le ministère triple de médiation, il est prophète, prêtre et roi. Son titre "le Christ " le proclame le serviteur oint de Dieu qui réalise toutes les espérances messianiques de l’Ancien Testament.

3. Le Saint-Esprit. Présenté dans les paroles de Jésus comme étant la troisième personne divine- dont le nom est " Esprit " dépeint l’énergie de souffle et du vent, le Saint Esprit est la présence dynamique personnelle de la Trinité, dans les processus de la création du monde dans la communication de la vérité divine, en témoignage de Jésus Christ, dans la nouvelle création par lui de croyants et de l’église, et dans une communion et un service permanent. La plénitude du ministère du Saint Esprit en relation avec la connaissance du Christ et la jouissance d’une vie nouvelle en Lui, date de l’effusion de la Pentecôte qui nous est rapportée dans Actes 2. En tant qu’inspirateur divin et interprète de la Bible, l’Esprit donne pouvoir aux enfants de Dieu de présenter l’évangile de Jésus-Christ de manière juste qui sonde les cœurs et transforme des vies. Cette présentation devient, pour ceux qui l’écoutent un moyen fructueux de grâce. Le Nouveau Testament nous montre la puissance surnaturelle de l’Esprit opérant des miracles, des signes, accordant des dons de toutes sortes et triomphant de la puissance de Satan dans les vies des hommes pour l’avancement de l’évangile. Les chrétiens sont d’accord pour dire que la puissance du Saint Esprit est nécessaire, vitale en évangélisation et qu’une disponibilité à son ministère devrait être le propre de tout croyant.

4. La Bible. Les 66 livres de l’Ancien et du Nouveau Testament constituent la Parole écrite de Dieu. En tant que révélation de Dieu écrite et inspirée, les Ecritures sont totalement vraies et dignes de confiance et la seule règle infaillible en matière de foi et de pratique de la foi. De tout temps et à chaque endroit cette Bible faisant autorité par la puissance du Saint Esprit est efficace pour le salut par le témoignage qu’elle rend de Jésus Christ.

5. Le Royaume. Le royaume de Dieu est, par Jésus Christ, son autorité bienveillante sur les vies humaines, le cours de l’histoire et sur toute réalité. Jésus est Seigneur du passé, du présent, du futur et Celui qui gouverne toutes choses. Le salut que Jésus donne et la communion dans la foi qu’il produit sont des signes de la présence de son royaume ici et maintenant, quoique nous attendions sa parfaite réalisation quand il reviendra dans la gloire. D’ici là, là où les normes de paix et de justice sont observées, le royaume à ce point là, est anticipé et dans cette mesure l’idéal de Dieu pour la société humaine est manifesté.

6. L’évangile. L’évangile est la bonne nouvelle que le Créateur désirant faire participer les êtres humains à Sa vie et à Son amour, a envoyé son Fils Jésus-Christ, le seul et unique Sauveur du monde. En tant que puissance de Dieu pour le salut, l’évangile est centré sur la vie, la mort, la résurrection et le retour de Jésus, il produit une vie de sainteté et de croissance dans la grâce et amène à un discipulat plein d’espérance quoique coûteux dans la communion de l’église. L’évangile comprend l’annonce du triomphe de Jésus sur les forces des ténèbres et la souveraineté suprême sur l’univers.

7. Le salut. Ce mot signifie la délivrance d’une faute, de la souillure, de l’aveuglement et de l’indifférence spirituels, aliénation de Dieu et certitude du châtiment de l’enfer, voilà la condition de tout homme sous la domination du péché. Cette délivrance comprend la justification présente, la réconciliation avec Dieu et l’adoption dans sa famille. Elle s’accompagne d’une régénération et du don sanctifiant du Saint Esprit produisant des œuvres de justice et de service, ici et maintenant, et une promesse de pleine glorification dans la communion de Dieu dans l’avenir. Dans la vie présente c’est la joie, la paix, la liberté et la transformation du caractère et des fréquentations et la garantie d’une guérison complète lors de la résurrection des corps. Nous sommes justifiés par la foi seule et le salut que la foi engendre est par la grâce seule, par le Christ seul, pour la gloire de Dieu seul.

8. Chrétien. Un chrétien est un croyant en Dieu qui est rendu capable par le Saint Esprit de se soumettre à Jésus Christ en tant que Seigneur et Sauveur et dans une relation de disciple vis- à -vis de son Maître, vit la vie du royaume de Dieu. Le mot chrétien ne devrait pas être mis en parallèle avec quelque culture particulière, ni avec quelque tradition ou groupement ethnique, politique ou idéologique. Ceux qui connaissent et aiment Jésus sont appelés croyants, des disciples du Christ.

9. L’église. L’église, c’est le peuple de Dieu, le corps et l’épouse du Christ, le temple du Saint Esprit. La seule, l’église universelle est une famille supranationale, supra-culturelle, supra dénominationale et pluriethnique, le foyer de la foi. Dans son sens large, l’église comprend tous les rachetés de tous âges, elle est le seul corps de Christ qui s’accroît dans le temps, se prolonge dans l’espace. Ici, dans le monde, l’église devient visible dans les assemblées locales qui se réunissent pour faire selon les Ecritures ce que l’église fait. Le Christ est la tête de l’église. Chaque personne unie personnellement au Christ par la foi, fait partie de son corps et par l’Esprit est unie à chaque vrai croyant en Jésus.

10 La Mission. Formé de Mission, le mot latin pour envoyer, ce terme est employé pour désigner aussi bien l’envoi du Père de Son Fils dans le monde pour devenir le Sauveur et du Fils qui envoie l’église dans le monde pour propager l’évangile accomplir des œuvres d’amour et de justice et chercher à faire, pour lui-même, de chaque personne des disciples.

11. L’évangélisation. Dérivé du mot grec euangelizesthai, " annoncer de bonnes nouvelles ", ce mot signifie faire connaître l’évangile de Jésus Christ pour que les hommes puissent croire en Dieu par Lui, le recevoir comme leur Sauveur et le servir comme Seigneur dans la communion de son église. L’évangélisation, c’est dire ce que Dieu a fait pour notre salut et demander aux auditeurs de devenir disciples de Jésus par la repentance de leurs péchés et par la foi personnelle en Lui.

12. L’évangéliste. Tous les chrétiens sont appelés à jouer un rôle dans l’accomplissement du Grand Ordre de Mission de Jésus. Cependant certains croyants ont un appel spécial et un don particulier pour communiquer le Christ et conduire des personnes à Lui. Ceux-ci, nous les appelons " évangélistes ", comme le fait aussi le Nouveau Testament.

Prière.

Père miséricordieux, notre Père céleste, nous te louons pour le grand amour dont tu as fait preuve par la mort rédemptrice et la résurrection triomphante de ton Fils, notre Seigneur Jésus Christ. Nous te prions de nous rendre capable par la puissance du Saint Esprit de proclamer fidèlement la bonne nouvelle de ton royaume et de ton amour. Pardonne-nous Si nous avons failli en n’ayant pas apporté ta Parole à tous les peuples du monde. Délivres-nous de toute ignorance, de l’orgueil, de l’égoïsme, de l’impureté et de la lâcheté. Rends-nous vrai, aimable, humble, compatissant, pur et courageux. Le salut t’appartient O Dieu qui siège sur le trône, et à l’Agneau. Nous te demandons de rendre notre témoignage efficace. Oins notre proclamation du Saint Esprit, emploie-la pour rassembler cette grande multitude de toutes les nations qui un jour, se tiendra debout devant Toi et l’Agneau pour te louer. Nous te le demandons par les mérites de notre Seigneur Jésus Christ. Amen.