Reconnues pour leur excellence et leur avancement technologique dans de nombreux domaines, les entreprises israéliennes sont de plus en plus présentes dans le monde.

Le 13 juillet 2004, les négociations entre l’Union européenne et l’État d’Israël débouchaient sur l’approbation finale et la signature, par les deux parties, de l’accord sur le programme européen de radionavigation par satellite, ' GALILEO'.

Loyola de Palacio, vice-présidente de la Commission, qualifiait alors cet accord "d’étape très importante pour le développement de GALILEO en tant que programme international, et pour son utilisation future dans le monde entier".

Lancé à l’initiative de la Commission européenne, développé conjointement avec l’Agence spatiale européenne (ASE), et géré et contrôlé par des civils, GALILEO permettra le développement d’une nouvelle génération de services de communication universels dans des secteurs tels que les transports, les télécommunications, l’agriculture ou la pêche.

Destiné à devenir à terme le concurrent européen du seul grand système de navigation par satellite existant aujourd’hui, le GPS américain, il promet d’être extrêmement rentable avec des recettes de l’ordre de 250 milliards d’euros par an d’ici 2010 au niveau mondial, ainsi que la création de plus de 150 000 emplois hautement qualifiés pour la seule Europe.

Le protocole signé entre Israël et l’Union Européenne prévoit des activités de coopération en matière de navigation et synchronisation par satellite dans un large éventail de secteurs, notamment la science et la technologie, la fabrication industrielle, le développement des services et des marchés, ainsi que la normalisation, la fréquence et l’homologation.

Israël est un des huit pays de la communauté spatiale dans le monde qui ont une expérience technologique importante dans le domaine des programmes spatiaux et qui, sur le plan du GNSS (' global satellite navigation system') ont à leur actif des réalisations significatives dans le domaine des applications, des équipements, du segment utilisateurs et de la technologie.

Si GALILEO marque l’entrée en force d’Israël sur la scène spatiale européenne, il ne représente cependant qu’un des nombreux succès de l’état hébreu dans le domaine de la coopération internationale.

A titre d’exemple : - L’Inde et Israël ont récemment créé un accord-cadre ' i4RD' visant à encourager la coopération bilatérale entre les entreprises israéliennes et indiennes dans le domaine des R & D. Le 'i4RD' devrait contribuer à renforcer les relations entre les deux pays dans le secteur des sciences et de la technologie, avec à terme, l’objectif de développer les relations commerciales et économiques.

- Dans le cadre d’un accord global de recherche industriel, scientifique et technologique signé entre Israël et le Maryland, le fond de développement ' Maryland/Israël Development Fund (MIDF)' doté de 5 millions de dollars par an, accordera 300 000 dollars par an aux entreprises des deux pays respectifs s’investissant dans des projets communs de R & D visant au développement de nouveaux produits.

- La société Tambour Ecology, filiale de Granite Hacarmel Investment qui développe des systèmes de traitements des eaux usées pour une utilisation industrielle et institutionnelle, vient de remporter un marché d’un million de dollars pour fournir ses systèmes de traitement des eaux usées à Metka Metal Constructions of Greece SA. Cette dernière construit une centrale électrique privée pour une usine d’aluminium en Grèce. Les systèmes de traitement des eaux usées pour le projet devraient être fonctionnels en octobre 2006.

Les illustrations attestant de la présence massive de l’industrie israélienne dans le monde sont désormais innombrables. C’est sous l’ombrelle du Matimop - organisation dépendant du ministère israélien de l’Industrie, du Commerce et du Travail et chargée de promouvoir la "coopération technologique et les activités de transfert de technologie entre Israël et les industries étrangères" - que les initiatives, encouragées et encadrées, se sont multipliées.

En 2005, la participation des entreprises israéliennes dans des projets internationaux a augmenté de 150 % par rapport à 2004, atteignant près de 1,5 milliard de dollars contre 600 millions de dollars en 2004. 500 millions de dollars ont été réalisés dans le domaine des exportations de services, et un milliard dans le domaine informatique.

En 2005, les entreprises israéliennes ont remporté 12 appels d’offres — d’une valeur totale de 50 millions de dollars — concernant des projets d’envergure à réaliser dans des pays en voie de développement (Romanie, Bosnie, Turquie, Éthiopie, au Niger à Chypres etc.).

Ces projets relatifs à l’agriculture, la médecine, la construction et le raffinement de pétrole, ont été financés par des banques internationales. Les appels d’offres dont le montant annuel global s’élève à 30 milliards de dollars, sont lancés par les grandes organisations internationales dont Israël est membre.