Une chrétienne meurt en détention
Dans la nuit du 23 avril, une étudiante de 28 ans a succombé dans le camp militaire de Sawa, des suites d'une grave anémie et de la malaria pour lesquels tout traitement médical lui avaient été refusés.

La chrétienne Senait Oqbazgi Habta était détenue à Sawa, à l'ouest de l'Erythrée, près de la frontière soudanaise. Elle avait été arrêtée en 2008 alors qu'elle assistait à une étude biblique à l'université de Mai-Nefhi. Avec 15 autres étudiants, elle avait été incarcérée et soumise à un régime pénitentiaire sévère.

Ils étaient détenus dans des conditions inhumaines, enfermés dans des conteneurs maritimes. Suffoquant le jour, souffrant du froid glacial la nuit, ils étaient privés d'air frais, d'accès à des sanitaires et de soins médicaux.

Les gardiens avaient offert à Senait Oqbazgi Habta la liberté et des soins médicaux si elle abjurait sa foi chrétienne, mais elle avait refusé. Quand ils l'ont finalement amenée au dispensaire du camp, il était trop tard. Malade depuis plusieurs mois en raison des mauvais traitements, et dans un état de grande faiblesse, elle est décédée peu après son admission.

Il s'agit du treizième décès d'un détenu chrétien depuis que le régime répressif du Président érythréen Isaias Afeworki a gravement restreint la liberté religieuse en 2002.

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Les hindouistes préparent un autre nettoyage religieux.

“ C’est un nouveau Kandhamal(*) qui se prépare chez nous ! ” s’inquiète Joshi Kurishinkal, responsable d’une assemblée de chrétiens du Madhya Pradesh.

Les nationalistes hindous du district de Mandla, dans l’Etat du Madhya Pradesh, au centre de l’Inde, ont décidé de se débarrasser de toute présence chrétienne avant la tenue du festival du Kumbh prévu du 10 au 12 février prochain. Ce pèlerinage hindou marquera l’apogée de leur “ grande opération de reconversion ”. Pour ce faire ils comptent chasser tous les pasteurs, les évangélistes et les humanitaires étrangers présents dans le district de Mandla.

Galvanisés par les discours anti-chrétiens prononcés le 22 avril lors du coup d’envoi des préparatifs du Kumbh, 40 nationalistes hindous armés ont encerclé la maison du pasteur Rujhiya dans le village de Bamhni Banjar alors qu’il s’y trouvait avec 60 fidèles le 2 mai dernier.

Le pasteur et sa femme ont ensuite été conduits au poste de police où ils ont dû signer une déclaration dans laquelle ils s’engageaient à cesser toute activité chrétienne. La foule qui les réclamait pour les mettre à mort s’en est pris aux fidèles venus défendre leur pasteur.

Malgré tout, la famille pastorale tient bon : “ Peu importe ce qui nous attend, nous sommes prêts ! ”

(*) En 2008, des émeutes antichrétiennes avaient fait des centaines de morts et des milliers de réfugiés dans le district de Khandamal, Etat d’Orissa en Inde.

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En novembre 2009, je donnais ce témoignage étonnant de deux jeunes filles, "Maryam et Marzieh" Qui étaient en prison. Elles ont été libérées, jugés en mai, mais elles ont dû obligatoirement quitter l'Iran. Cliquez sur le lien suivant : Portes Ouvertes pour en savoir plus....

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