En automne 1654, il a un accident sur le pont de Neuilly (déjà !) où les chevaux plongent par-dessus le parapet, l’attelage se rompt, la voiture reste en équilibre sur le bord du pont. Pascal et ses amis s’en sortent, mais le philosophe très sensible, ayant peur de la mort, s’évanouit et reste inconscient un certain nombre de jours.

Or, Pascal veut vivre une vie réellement chrétienne. En désespoir de cause, il ouvre la Bible, lit le chapitre 17 de l’Evangile de St Jean, et tout à coup la lumière se fait. Ce sera sa conversion, sa rencontre personnelle avec le Christ.
Voici un résumé de ce qu’il a écrit sur cet événement.
Feu ! Dieu d’Abraham et de Jésus-Christ et non des philosophes et des savants.
Certitude. Certitude. Sentiment. Joie. Paix.
Dieu de Jésus-Christ.
Il ne se trouve que dans l’Evangile.
Joie, joie ! Joie Pleurs de joie ! Jésus Christ ! Jésus-Christ !
Que je n’en sois jamais séparé !
Et il conclut par une citation du Psaume 119.16 «…je n’oublie pas ta parole»…

Quelques une de ces pensées:

La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement et c’est pourtant la plus grande de nos misères.

Il faut de l'agréable et du réel, mais il faut que l'agréable soit pris du réel.

Il y a peu de vrais Chrétiens. Je dis de même pour la foi, il y en a beaucoup qui croient, mais par superstition.

Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point.

Deux excès: exclure la raison, n'admettre que la raison

La dernière démarche de la raison est de reconnaître qu'il y a une infinité de choses qui la surpassent; elle n'est que faible, si elle ne va jusqu'à connaître cela. Que si les choses naturelles la surpassent, que dira-t-on des surnaturelles?

La foi est différente de la preuve; l'une est humaine, l'autre est le don de Dieu.

La plus grande des preuves de Jésus-Christ sont les prophéties. Aussi Dieu a suscité des prophètes pendant 1600 ans. Voilà quelle a été la préparation à la naissance de Jésus-Christ.

C'est le coeur qui sent Dieu et non la raison. Voilà ce qu'est la foi, Dieu sensible au coeur, non à la raison.

Il faut savoir douter où il faut, assurer où il faut, en se soumettant où il faut. Qui ne fait pas ainsi n'entend pas la force de la raison.

«J'aurais bientôt quitté les plaisirs, disent-ils, si j'avais la foi» - Et moi je vous dis: «Vous auriez bientôt la foi, si vous aviez quitté les plaisirs.» Or c'est à vous de commencer.

Examinons donc ce point et disons: «Dieu est ou il n'est pas». Mais de quel côté pencherons-nous? La raison n'y peut rien déterminer; il y a un chaos infini qui nous sépare.


Avez-vous d'autres pensées que vous avez trouvé "géniales?"
Lesquelles ?


Dans le coeur de l'homme il y a un vide et ce vide a la forme de Dieu et seul Dieu peut le remplir, écrivait-il. Il disait aussi que la nature a horreur du vide et qu'elle cherche à le remplir dès qu'il se creuse quelque part.

      La question qui se pose donc est:
     «De quoi notre coeur est-il plein ?»