Élie Wiesel
Par ..., mercredi 28 octobre 2009 à 17:30 :: #317 :: rss
Décoré en 1984 en France de la Légion d'honneur, ayant reçu la Médaille du Congrès américain, fait docteur honoris causa par plus de cent universités, il reçoit le Prix Nobel de la paix en 1986. Prix qui avait à l'époque une grande valeur.
Eliezer Wiesel a une enfance pauvre mais heureuse il est né à Sighet, dans la région de Marmatie (Roumanie) d'abord épargnée par la guerre.
Mais à 15 ans, il est déporté avec sa famille par les nazis à Auschwitz-Birkenau, puis Buchenwald. Il y perdra ses parents et sa sœur.
Libéré par les Américains, il passe une dizaine d'années en France, durant lesquelles il fait des études de philosophie à la Sorbonne.
Il se lie d'amitié avec François Mauriac (qui l'aidera à publier sa toute première œuvre, La Nuit) et Golda Meir.
Cet 20 ocotobre 2009, a été projeté à l'Auditorium de Yad Vashem ( à Jérusalem) à l'avant-première du film "Elie Wiesel, messager de la mémoire". Le nom d'Elie Wiesel est renommé dans le monde et c'est tant mieux, pour les «négationnistes et révisionnistes», négateurs de la Shoah, de l'enfer d'Auschwitz d'où est sorti Elie Wiesel, après avoir perdu toute sa famille, assassinée et brûlée dans les fours crématoires.
Elie Wiesel fut décoré en 1984 en France de la Légion d'honneur, reçut la Médaille du Congrès américain, fut fait 'docteur honoris causa' par plus de 100 universités, et enfin reçut le Prix Nobel de la paix en 1986.
C'était au temps où les Nobel avait une valeur certaine.
« Dieu, pourquoi ?... »
La soirée était présentée par le rabbin Alain Michel qui définira Elie Wiesel comme «le survivant hanté par la mémoire». En effet, Elie Wiesel a passé sa vie à parler de la Shoah mais il agit beaucoup aussi pour des causes humanitaires, il agit pour la Vie en quelque sorte. Le Dr Israël Lichtenstein dit de lui : «J'ai toujours vu Elie Wiesel avec un visage triste... mais il vit, et nous donne envie de vivre».
Elie Wiesel est avant tout un humaniste dans le beau sens du terme et il ne peut s'empêcher de poser des questions dites « sans réponse », à propos de Dieu, Créateur de l'Homme. Ayant passé son enfance dans sa petite ville de Sighet (en Hongrie, à présent Roumanie) où la vie religieuse était si intense comme dans toute communauté juive, il dira : «Quand je serai devant le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, je Lui poserai une seule question avant qu'il ne m'en pose sur ma vie : Pourquoi ?...»
Pas en Israël...
La grande interrogation pour beaucoup de Juifs israéliens est qu'Elie Wiesel ne vit pas en Israël. C'est son choix. Après les camps, il resta 10 ans en France, fit la Sorbonne, devint journaliste et partit au USA, devenant citoyen américain en 1963. Il fréquenta les grands, François Mauriac, Golda Meir, François Mitterrand, entre autres. Il écrivit une quantité de livres, des romans (14), se maria à 41 ans et eut un fils qui porte le nom de son père, Schlomo Elisha. Elie Wiesel vint en Israël mais n'y resta pas. Il fut même proposé pour être président de l'Etat hébreu en 2006 mais refusa, disant : « Je ne suis qu'un écrivain ». Quand à Jérusalem, il dira : « Jérusalem fut le premier nom de ville (avant celui de mon village) qu'il me fut donné de connaître étant enfant... (Aujourd'hui) Je n'habite pas à Jérusalem, mais Jérusalem habite en moi ».
Pourra-t-on comprendre l'impensable de la Shoah ?... Rien ni personne ne peut l'expliquer. Je veux simplement dire, parce que je ne peux le croire, Dieu n'était pas absent. Les nations ont été absentes (pourquoi les alliés n'ont-ils pas détruit les rails?), l'Eglise a été absente (pourquoi ce silence assourdissant ?), mais pas Dieu, même si l'on n'en saisit pas le pourquoi. Ces paroles de la Bible en tous cas témoignent - le "Jour de vengeance" et celui de la consolation approche :
«L'Esprit du Seigneur, l'Eternel, est sur moi... pour publier...
un jour de vengeance de notre Dieu ;
pour consoler tous les affligés ; pour accorder aux affligés de Sion,
pour leur donner un diadème au lieu de la cendre,
une huile de joie au lieu du deuil,
un vêtement de louange au lieu d'un esprit abattu,
afin qu'on les appelle des térébinthes de la justice,
une plantation de l'Eternel, pour servir à SA gloire»
Dans la Bible, Esaïe chapitre 61.
A Dieu seul, qui saura répondre à des questions trop lourdes...
Pour lire l'article complet du Pasteur Gérald Fruhinsholz,
Cliquez sur le lien de son site Shalom-Israel.

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