Sur une certaine colline, dans la grande forêt équatoriale, vivaient dix buffles (m’bogo). Ils étaient connus pour leur amour mutuel: chaque jour. Ils paissaient ensemble. Il y avait aussi un lion (cimba) qui rôdait autour de cette colline, à la recherche de sa proie. Il savait qu’il était capable de tuer les buffles un à un, mais il avait peur d’en attaquer un seul pendant qu’ils étaient en semble, car leurs cornes puissantes lui faisaient peur...

Alors il pensa: «Si seulement un de ces buffles pouvait s’éloigner du troupeau, je pourrais le tuer et je ferais un bon festin.» Ainsi, pendant plusieurs mois, il épia le troupeau. II faisait les cent pas dans la forêt en passant près d’eux, mais il ne put jamais surprendre un buffle isolé. Ils s’aimaient les uns les autres, et ils allaient, venaient et paissaient ensemble.

Un matin pourtant, un des buffles s’éveilla plus tôt que les autres et se mit à paître. Il fit ainsi plusieurs jours de suite. Finalement, un de ses grands frères l’accusa en disant: «Pourquoi te lèves-tu plus tôt que nous? Pour paître l’herbe la plus tendre et la plus savoureuse, n’est-ce pas?» — «Mais vous, les autres frères, vous vous levez si tard!» fut sa réponse. «Que vous importe si je me lève plus tôt? Toute l’herbe est pareille!»

Les autres buffles maintinrent leur point de vue en affirmant que la nourriture de choix leur était volée par leur frère. Alors ils décidèrent qu’il serait mieux pour eux de se séparer, chacun des buffles choisissant pour son pâturage l’une des collines environnantes. Bientôt, les dix buffles se répandirent sur dix collines. Quand le lion vit cela, il fut très satisfait. «C’est ce que j’attendais depuis longtemps, dit-il. Il se mit en route et découvrit un des buffles, isolé. Il le tua et fit un festin royal. Puis il tua les neuf autres l’un après l’autre, jusqu’à ce que le troupeau eût disparu.»
Auteur inconnu

Ne vous séparez pas de vos amis...

Pour ceux qui ont la foi je rajouterai ce verset de la bible: «Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera» 1 Pierre 5.8.