Le gagnant a tout perdu…
Par ..., mardi 1 septembre 2009 à 19:00 :: #303 :: rss
Ce n’est qu’un conte, mais il cache une histoire vraie…
C’est le grand écrivain Léon Tolstoï qui rapportait le conte dont nous allons vous donner le récit…
« Un paysan russe, le Moujik Pakhôm, vivait sur ses terres qui lui appartenaient.
Le seul malheur disait-il c’est d’en avoir trop peu. Si j’avais de la terre à volonté, je n’aurais peur de personne.
Un voisin vint à mourir. Il voulut acheter sa terre. Il paya la moitié comptant ; il s’engageait à payer le reste en deux ans. Ainsi vivait Pakhôm dans le bonheur. Mais voici qu’un marchant vint à passer et lui dit :
-Pour milles roubles, chez les Baschkin, nomades asiatiques, j’ai eu de la terre à n’en pouvoir faire le tour en marchant tout un jour. Pachkôm vendit terre et maison et partit. Il arriva chez les Baschkin, leur paya à boire et leur offrit des présents. Ils s’entendirent avec eux.
-Notre prix est unique, dirent-ils : milles roubles pour une journée.
-Mais dit Pakhôm, on peut en un jour faire le tour de beaucoup de terres…
-Oui dirent-ils, tout sera à toi. Choisi la part qui te convient le mieux.
Les yeux de Pakhôm étincelaient. La terre était riche et grasse.
-Va, mais reviens assez tôt, car si le soleil est couché, tu perdras tes milles roubles et tu n’auras rien.
On fit coucher Packhôm sur un matelas de plumes. A l’aube le lendemain, il se leva. Les Baschkin l’attendaient sur la colline.
Le Moujik partit d’un pas régulier, fit une certaine distance, posa un jalon puis accéléra la marche. Vers 8 heures, il ôta son habit et déjeuna. Puis il pensa : il faut retourner maintenant il marcha, marcha, l’herbe était haute et il faisait chaud, Packhôm commença se fatiguer. Il était le temps du dîner. Puis il repartit.
-Une heure à souffrir, pensait-il, mais un siècle à bien vivre !
Il allait tourner à gauche, quand il aperçut un frais vallon.
-C’est dommage, dit-il, de la laisser de coté.
Et il engloba le vallon. Puis il regarda le soleil. Il était proche de son déclin et les gens de la colline se distinguaient à peine. Packhôm aurait voulu se reposer, mais le soleil n’attendait pas. Il se mit à courir…. Ses pieds étaient écorchés jusqu’au sang. Il atteignit le pied de la colline. Elle était déjà dans l’ombre, mais les Baschkin lui criaient :
- Cours ! Cours ! Ici le soleil n’est pas encore couché !
- Il reprit haleine, fit un faux pas et tomba tout exténué en touchant le piquet d’arrivé.
- Bravo ! lui criait-on. Tu as gagné beaucoup de terres !
Son domestique accourut. Il voulut le relever, mais le sang sortait de sa bouche, il était mort. Le domestique resta seul. Il creusa une fosse et l’enterra. »
Le pasteur Lucien Clerc écrivait ce conte dans le journal Croire et Servir de novembre 1968 en donnant la conclusion suivante :
Oui ce conte donne à réfléchir ! Jésus dit : « servirait-il à un homme de gagner le monde entier s’il perd son âme ?»
Notre Malheureux Moujik avait voulu trop gagner, il perdu la vie ! A quoi lui servaient désormais toutes les terres qu’ils avaient gagnées ?
On peu dire ici le gagnant a tout perdu !
Combien l’avertissement de Jésus, mérite d’être retenu pour chacun de nous : «ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent, mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur,» Matthieu 6.19-21. Que votre vie soit bien employée, «Cherchez premièrement le royaume et sa justice,» Matthieu 6.33.
Le pasteur Lucien Clerc terminait en proposant cette prière :
«Ô Seigneur, je ne veux plus les richesses trompeuses qui passent. Je veux recevoir de toi plutôt la vie éternelle. Pardonne mes péchés. Change ma vie. Transforme mon cœur. Je veux croire maintenant à ton fils Jésus-Christ, mort et ressuscité pour moi ».

Aucun commentaire pour le moment.