« Puisque nous étions trop faibles pour trouver la Vérité à la lueur de notre raison, nous avions pour cette raison même besoin l’autorité d’un écrit saint. J’ai maintenant commencé à croire que Tu n’aurais jamais revêtu cette écriture d’une telle excellence d’autorité au milieu de tous les peuples, si Tu n’avais pas voulus que par elle Tu sois cru et trouvé. »

Un écrivain plein de sagesse du XVIII° siècle, l’évêque Chiflingworth, écrit: « La raison elle-même convaincra tout homme non perverti que l’Ecriture est la Parole Dieu et aucune raison ne peut être plus grande que celle-ci: « Dieu l’a dit, donc c’est vrai. »

L’autorité de l’Ecriture dans la pensée protestante ne supprime pourtant pas l’usage de la Raison. Mais l’esprit humain ne doit pas se placer au-dessus de la Parole, et ne peut, à son gré, prendre qui lui convient pour rejeter le reste. Puisque la Raison est imparfaite et limitée, l’esprit humain s’efforcera de comprendre l’enseignement de la Bible, d’en saisir les promesses, d’en accomplir loi, car cet exercice est, d’après Newton, « la plus sublime des philosophies »

L’attitude des Réformateurs envers la Bible fut déterminée leur foi dans son origine divine. Ils la placèrent au-dessus de tradition de l’Eglise (qui ne peut avoir force de loi si elle n’est confirmée par l’Ecrit Divin), et au-dessus de l’autorité des Conciles généraux, puisqu’ils ne sont pas gouvernés entièrement, comme le devraient, par l’Esprit et la Parole de Dieu.

L’Ecriture Sainte est l’autorité souveraine ; chacune de parties doit être interprétée par les autres, elles ne peuvent contredire.

Cette autorité réside dans l’ensemble de la Bible. L’interdépendance de l’Ancien et du Nouveau Testament est trop réelle pour qu’il soit jamais possible d’accepter l’un comme Parole Dieu, tout en rejetant l’autre. Quand le Christ repoussa Satan ces mots : « Il est écrit, l’homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » Matthieu 4.4, Il citait les paroles de Moïse d’après le livre du Deutéronome, unissant ainsi l’ancienne et la nouvelle dispensation.

Extrait du "Nouveau Manuel de la Bible, (Nouveau ? une édition de 1958!!!)