Nos horloges sont déréglées.
Par jean, samedi 10 novembre 2007 à 17:55 :: #122 :: rss
Avec l'aimable autorisation de son auteur
L’église a longtemps été considérée comme la gardienne de la morale. Elle était perçue comme une entrave à la liberté des chrétiens, une empêcheuse de danser en rond et de s’envoyer en l’air.
Jadis, le pasteur adjurait ses fidèles de méditer, de prier sans se lasser, de participer à la célébration eucharistique dominicale et aux différents offices religieux, de se confesser afin de se purifier de leurs fautes, de faire la prière du soir et de jeûner. Les paroissiens obéissaient pour gagner leur ciel et par crainte de l’enfer.
Puis un bon matin, un vent nouveau a soufflé sur le monde. Les humains, jadis soumis à l’autorité religieuse, ont choisi de se débarrasser d’une morale encombrante pour entrer dans ce qui leur apparaissait le paradis de la libération. C’est vrai qu’il y avait du ménage à faire dans tous les interdits et les obligations qu’une morale trop sévère imposait aux chrétiens, mais comment faire pour trouver l’équilibre, le juste milieu ?
As-tu la réponse ?…
Moi, pas ! Je ne peux que constater que la grande horloge est déréglée, qu’elle ne sait plus où donner du balancier et que, par le fait même, elle est incapable de nous donner l’heure juste sur l’amour de soi et de notre prochain.
Voici les conséquences de son dérèglement :
Nous nous enfermons à double tour dans nos maisons, même en plein jour, pour être en sécurité.
Les femmes et les personnes âgées ne peuvent plus se balader paisiblement sur la rue en fin de soirée.
Elles deviennent des proies pour le viol et le vol.
Dans les magasins, on enchaîne les vêtements. Dans les banques et autres endroits publics, on braque des caméras sur nous par crainte d’un « hold-up ».
Une armée de policiers est mobilisée pour surveiller les automobilistes qui ne respectent pas le code de la route pourtant bien affiché et qu’ils connaissent par cœur. L’amour véritable, le support mutuel et la fidélité entre conjoints sont souvent balancés pour une partie de « jambes en l’air ».
Le carême gratuit, avec le jeûne et l’abstinence, est remplacé par des diètes amaigrissantes commercialisées. La libération de la sexualité oblige maintenant les partenaires à se protéger puisque le nombre des maladies mortelles transmises sexuellement est alarmant ; selon les statistiques il va et ira en augmentant.
Nous n’avons peut-être plus peur d’aller en enfer après la mort. Cependant, les conséquences de l’immortalité nous donne la trouille d’un enfer ici et maintenant. Seigneur, inscrit tes commandements dans nos cœurs afin que le va-et-vient du balancier de la grande horloge se régularise et que nous retrouvions la sérénité et la paix qu’engendre une saine morale.
Bruno LEROY.

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