Et ce sont justement ces écrits apocryphes qui font la différence. Le mot Apocryphe est employé pour identifier une collection d’anciens écrits hébreux, qui étaient composés avant Jésus-Christ. Et certains dans les premiers siècles du christianisme. En résumé nous pouvons dire que :
Les livres apocryphes sont considérés sans différence par l’Eglise Catholique Romaine, (sauf pour ceux de l’époque du Nouveau Testament.)
Les protestants et les juifs ne leur accordent aucune inspiration divine.
En général, les protestants (et les évangéliques) étudient les livres apocryphes pour la lumière qu’ils accordent sur la vie et la pensée de la religion juive avant la venue de Jésus. Mais ils rejettent ces livres comme des Ecritures inspirées pour les raisons suivantes:
1. Ils ne sont pas employés par Jésus ou par les premiers chrétiens. Car les versions juives et hébraïques de l’Ancien Testament sont divisées en trois parties: La Loi, les Prophètes et les Ecrits. Elles ne contiennent point les livres apocryphes aujourd’hui et jamais dans le passé. Ils étaient connus de Jésus et de Ses disciples, mais ils n’ont jamais cité un seul mot tiré de ces écrits comme étant de nature divine.
2. Ils ne sont jamais cités ailleurs dans la bible en tant qu’Ecritures Saintes. Certains anciens écrivains juifs qui se servaient de la Bible grecque, comme Philo et Josèphe, connaissaient les livres apocryphes mais ils ne les ont jamais cités comme faisant partie des Saintes Ecritures.
3. Les pères de l’Eglise, qui étaient familiers avec le canon hébreu, faisaient une différence entre les écrits du canon et les livres apocryphes. Les écrits de, Cyrille de Jérusalem (environ 315-386) qui est un théologien important de l’église des premiers siècles, et St. Jérôme (340-420) qui est connu pour sa traduction en latin de la Bible (la Vulgate), il est considéré comme un des Pères de l’Église, il a été nommé docteur de l’Église catholique romaine. Ces hommes, entre d’autres, indiquent l’acceptation d’une différence entre les écrits inspirés et les livres apocryphes.
4. Jusqu’au seizième siècle, les livres apocryphes n’ont pas été considérés comme faisant partie de la bible (faisant partie du canon biblique), c'est-à-dire avant que I’Eglise Catholique Romaine le fasse lors du concile de Trente en l’an 1546. Lors de ce concile, les livres apocryphes suivants ont été déclarés canoniques : Tobie, Judith, La Sagesse de Salomon, Ecclésiastique, Baruch (accompagnés de la Lettre de Jérémie), 1 et 2 Macchabée, les additions au livre d’Esther, et l’addition à Daniel
Il est important de remarquer que des érudits catholiques romains font une différence entre les livres canoniques (dans l’Ancien Testament) et deutérocanoniques c'est-à-dire les Apocryphes.
5. Ils contiennent plusieurs erreurs, La majorité des érudits croient que les livres apocryphes représentent un niveau inférieur à celui des écrits du canon des Saintes Ecritures, Ils contiennent plusieurs erreurs historiques et géographiques, ainsi que des anachronismes. Ils ne contiennent pas le même esprit prophétique que nous trouvons au sein des écrits canoniques.

Les livres apocryphes sont très rarement employés par les protestants. La Confession de Westminster (1643), écrite par les leaders protestants, déclare que « les livres communément appelés apocryphes ne sont pas d’inspiration divine, qu’ils ne forment pas une portion du Canon de l’Ecriture Sainte, et alors ne possèdent aucune autorité dans l’Eglise de Dieu, et ne doivent pas être reconnus ou employés autre que comme des écrits humains ».
Ils sont donc très rarement employés par les Églises Protestantes modernes.


Mais lisez-vous une Bible? car Jésus nous disait l'homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu, et la Bible c'est bien sa parole.