68 000 décès annuels liés à l’avortement dans les pays en voie de développement

par nicolas le 25 novembre 2006 · 0 commentaire

dans la rubrique Bioéthique

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BBC Afrique

NDLR : 68.000? Et les enfants à naître? Multiplions déjà par 2 ! Et tous les avortements « réussis »? Je n’ose pas imaginer combien on tue de bébés sur ce continent africain où l’on dit que 30.000 enfants meurent chaque jour de faim, de manque de soins, etc..

Selon une étude de la revue médicale britannique The Lancet, 68 000 femmes meurent dans les pays en développement à la suite de complications liees à l’avortement.

L’étude a été réalisée dans 13 pays par une équipe de l’institut Guttmacher de New York aux Etats Unis.

Cinq millions de femmes doivent être hospitalisées chaque année dans le monde à la suite de complications d’avortements révèle cette étude.

Ce rapport indique aussi que quelque 19 millions d’avortements sont pratiqués chaque année dans le monde sans conditions d’hygiène ou de sécurité suffisantes, souvent en l’absence de personnel qualifié.

Ces statistiques comprennent les avortements dans les officines et les interruptions volontaires de grossesses pratiqués dans les hôpitaux. L’étude a été menée, entre autres, en Egypte, au Nigeria, en Ouganda, au Bangladesh, au Burkina Faso, au Ghana, au Kenya, en République sud-africaine.

Le taux d’hospitalisations le plus élevé a été enregistré en Ouganda (16 pour 1.000).

Le niveau est jugé modéré au Mexique, au Nigeria et aux Philippines (5 à 6 pour mille).

Il atteint 7 pour mille au Pakistan et en Colombie, environ 8 pour mille au Brésil et au Guatemala et de 9 à 11 pour mille en République dominicaine, au Pérou et au Chili.

Pour toutes les régions considérées, Chine exclue, le taux d’hospitalisation pour complications d’avortements est de 5,7 pour mille femmes.

La réalité montre que les avortements pratiqués sans sécurité suffisante prennent des proportions inquiétantes.

Dr Susheela Singh

Pour le Dr Susheela Singh, chef de l’équipe de chercheurs qui ont conduit cette étude, la réalité montre que les avortements pratiqués sans sécurité suffisante prennent des proportions inquiétantes.

Ces complications et hospitalisations pourraient être évitées, selon Susheela Singh.

Développer la contraception, permettre l’avortement légal dans de bonnes conditions de sécurité et rendre ces services accessibles doivent être une priorité dans les pays en développement, conclut-elle.


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