Des élus UMP anti-Hadopi privés de temps de parole ?

par alain le 29 avril 2009 · 5 commentaires

dans la rubrique Informatique et internet

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Nouvel Obs

NDLR : voir ces propos d’un député UMP disant courageusement être fier d’être « amateur » après que Sarkozy a critiqué l’amateurisme des élus de la majorité. Députés qui pourtant ne devraient pas rendre de comptes au président.


Les députés UMP opposés au projet de loi Création et internet ont accusé, mercredi 29 avril, leur groupe de les avoir privés de temps de parole au cours de la discussion générale sur ce texte, qui a repris à 18h. « On verra si on nous rétablit notre connexion d’ici lundi », s’est moqué Lionel Tardy (Haute-Savoie) dans les couloirs de l’Assemblée. Il dit sur son blog « s’être inscrit par précaution dès la semaine dernière auprès du groupe UMP pour intervenir ». « N’ayant pas de nouvelles, je me suis rapproché du service de la séance en fin de matinée, qui m’a appris que ma demande n’avais pas été retenue par le groupe UMP, faute de temps de parole suffisant ». « Je me suis donc fait suspendre, sans avertissement… ma connexion au micro de la tribune de l’Assemblée. Un avant-goût de la loi Hadopi ? », se demande-t-il. Lionel Tardy va voter contre le texte. Dans un communiqué, son collègue Christian Vanneste (Nord) a lui aussi protesté dans le même sens. « J’espère que ma connexion sera rétablie sous peu pour que je puisse m’exprimer sur ce texte », a-t-il déclaré.

Une opposition très remontée

Alain Suguenot (Côte d’Or), un autre opposant au texte internet parmi le groupe UMP, ne se trouvait pas non plus mercredi dans la liste des intervenants dans la discussion générale. La ministre de la Culture, Christine Albanel, doit défendre de nouveau son projet de loi à partir de 18h face à une opposition très remontée et une majorité divisée. Son texte prévoit de sanctionner le téléchargement illégal par une coupure de l’accès internet après deux mises en garde (riposte graduée). Le gouvernement et les députés UMP qui sont pour le projet évoquent un texte « pédagogique », qui a le soutien d’un bon nombre d’artistes.

Un texte répressif, juge la gauche

Les élus de la majorité qui s’opposent au principe de la coupure, plaident pour une amende et stigmatisent un texte « inapplicable ». L’opposition de gauche est vent debout contre un texte qu’elle juge répressif, qui oppose selon elle les internautes aux artistes, sans rapporter un euro supplémentaire aux artistes, et en contradiction avec la législation européenne. L’UMP a battu le rappel de ses troupes après le vote-suprise du 9 avril. Le texte avait alors été rejeté par 21 députés contre 15. Le gouvernement et la majorité avaient accusé l’opposition d’avoir fait entrer des députés PS dans l’hémicycle par surprise juste au moment du vote. Faux, rétorquent les députés PS, qui estiment que le résultat de ce vote traduit les divisions de l’UMP: « certains députés ont voté contre ou ont voté avec leurs pieds », a répété mardi Jérôme Cahuzac.

Des sanctions contestées

La « double peine » (paiement de l’abonnement pendant la coupure de l’accès internet) a été rétablie lundi en commission, de même que la suppression de l’amnistie au bénéfice des internautes qui ont téléchargé. Pendant les débats, gouvernement et UMP ont tenté de dresser les artistes contre la gauche en se posant en défenseurs des droits d’auteurs sur internet. Plaidant au contraire pour la liberté des échanges sur internet, l’opposition propose à la place de sanctions contre le téléchargement illégal, « une contribution créative » prélevée sur les abonnements internet pour financer la création à l’ère numérique.


{ 5 commentaires… lisez-les ci-dessous ou ajoutez-en un }

1 Fred 2 30 avril 2009 à 10 h 29 min

C’est de pire en pire cette mascarade.

Je suis cette affaire depuis le site spécialisé "Numérama". C’est vraiment terrible tant que c’est emplis de méchanceté et de mensonges.

Tout ce théatre à l’hémicycle est en honneur à Mammon.

J’ai encore lu le psaume 37 ce matin. Je laisse la colère, le dépit et la frustration en sachant que le Seigneur aura le dernier mot.

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2 martin k 30 avril 2009 à 11 h 35 min

Cette loi est d’autant plus déplorable si l’on en arrive à couper une liaison internet qui dessert plusieurs postes, comme c’est le cas chez nous, notre liaison internet étant partagée par plusieurs appartements étudiants, je crains de la voir coupée pour un ou l’autre téléchargement.
Que faire aussi en cas de partage public WI FI?

Enfin, comme nous l’avons déjà vécu, il se peut que la liaison soit coupée "accidentellement" par une "faute humaine" au niveau du serveur.

Finalement, ce sera facile, une fois le système en place de couper la liaison pour d’autres motifs moins honorables. (propagande religieuse indésirable, propagande politique d’une opposition détestée, sites créationnistes considérés par les laïcs comme contraire à l’étique sociale, etc…)
c’est donc toute la liberté que nous avons de partager nos points de vues qui est ici en jeu.

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3 Emmanuel 1 mai 2009 à 12 h 21 min

J’aimerais juste dire un truc. Si on en arrive à là, c’est qu’il y a beaucoup de téléchargement, donc imaginez la charge de travail que cette loi demanderait aux fournisseurs internet ! Même si cette loi passe, elle ne sera jamais appliqué correctement

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4 Ludovic 1 mai 2009 à 12 h 49 min

Je pense que nous sommes tous d’accord pour dire que télécharger une œuvre (musicale, filmographique, logiciel, etc.) est illégal. Cette loi est faite pour "renforcer et moduler" les sanctions des mesures légales déjà présentes (emprisonnement, forte amende). Mais elle est en retard d’au moins 10 ans puisque la notion de "libre service" est ancrée dans les esprits, et que le simple accès à Internet sera un droit comme l’accès à l’énergie ou à l’eau.
Mais derrière cette loi, il y a une hypocrisie qui consiste à légaliser la surveillance du réseau, tout comme les fabricants d’électroniques nous ont fournis des lecteurs MP3 dont on ne peut pas réellement payer sa capacité à accueillir la musique ; on paye des taxes sur le supposé piratage de la musique (sur CD, disques durs, support mémoire, etc. comme agit un proxénète) ; l’idée de licence globale évoquée dans l’article peut satisfaire beaucoup de personne mais pas ceux qui n’ont pas usage du téléchargement de la musique ou de film (pourquoi payer encore plus cher un abonnement alors qu’on a pas utilité de cette fonction ?). Etc.

L’article du lien suivant montre que même les mails sont susceptibles d’être surveillé et d’être sanctionnable selon son contenu : http://www.pcinpact.com/actu/new...

Bog Brother avance

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5 Fred 2 1 mai 2009 à 19 h 26 min

Bof bof , y a beaucoup d’hypocrisie de la part des ayant droits, des inégalités et aussi tout un système financier et mercantile mises en place.

A un moment donné, on distingue la limite entre faire de la musique et chercher de grands profits.

C’est pareil pour entre ceux qui font de la musique chrétienne pour l’enrichissement et ceux qui font de la musique chrétienne pour evangéliser et louer le Seigneur

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