Il y a 100 ans était réhabilité le Capitaine Alfred Dreyfus

par nicolas le 20 octobre 2006 · 2 commentaires

dans la rubrique Israël

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Shalom Israël

Mardi 17 octobre eut lieu au B’nei B’rit de Jérusalem une conférence à propos de l’Affaire Dreyfus. Sachons que l’année 2006 commémore la réhabilitation du capitaine Alfred Dreyfus. L’Affaire a duré 12 ans, de 1894 à 1906. La sujet : « Actualité de l’Affaire Dreyfus : Israël, le Juif des nations » – a été développé par trois spécialistes en la question : Simon Epstein, David Shapira et Pascale Zonszain.


L’affaire Dreyfus, appelée souvent « l’Affaire » par les contemporains, est l’une des crises les plus graves de la Troisième République française tant par ses répercussions politiques que par le trouble moral qu’elle entraîna dans le pays et l’armée française au moment où le conflit latent de la France avec l’Empire allemand se réveillait. C’est à l’origine une simple affaire d’espionnage, devenue politique par ricochet, sur fond de polémique judiciaire et militaire, puis rapidement antisémite, nationaliste et religieuse. Elle est considérée par l’historiographie comme l’un des épisodes fondateurs par ses conséquences de la politique française contemporaine et de l’idéologie républicaine dominante encore aujourd’hui. Elle porte le nom de son principal protagoniste, le capitaine Alfred Dreyfus, condamné sans preuves tangibles, puis gracié, relaxé et finalement réhabilité – infos Wikipedia.


L’Affaire Dreyfus et la question juive

Karl Marx, en 1843, avec déjà utilisé l’expression « la question juive » que l’on retrouve un siècle plus tard dans la bouche des Nazis. Concernant l’Affaire Dreyfus, la « question » est à nouveau posée puisque le capitaine interpellé et accusé à tort d’espionnage était de confession juive. Le 13 janvier 1898, la publication de « J’accuse » par Emile Zola dans le journal l’Aurore fit de cette affaire « l’Affaire ». Elle déchaînera les passions et l’antisémitisme latent au sein de la société française. Ce sera la bataille des « Dreyfusards » contre les « Anti-dreyfusards » – schématiquement d’un côté, la Gauche Française, les Francs-maçons et les Protestants, et de l’autre, la Droite royaliste et l’Eglise catholique. Une des conséquences de « l’Affaire » en France sera d’ailleurs la « séparation de l’Eglise et de l’Etat » en 1905.

On peut être étonné qu’une affaire « banale » d’espionnage ait eu un tel retentissement dans la société française et qu’elle ait acquis cette dimension internationale. C’est en fait le problème juif qui est posé en Europe, que certains voudront résoudre à leurs manières en voulant le supprimer purement et simplement, au travers du plus odieux meurtre de masse que l’on ait connu. Dans l’Affaire Dreyfus, tous les ingrédients de l’antisémitisme classique, à savoir la diffamation, le mensonge et la manipulation, sont réunis. Nous retrouvons ces même ingrédients aujourd’hui, lorsqu’il est question de relater les événements politiques concernant Israël. Là encore est posée « la question juive ». Si durant la dernière guerre, poser « la question » signifiait exterminer un peuple, aujourd’hui, c’est le pays que l’on veut supprimer. Mahmoud Ahmadinejad, niant tout simplement la Shoah, ne cesse de répéter vouloir « rayer Israël de la carte » – non plus par le gaz mais par l’atome – et plusieurs parmi les « grands » de ce monde se demandent si finalement ce ne serait pas la solution au problème de la paix au Moyen-Orient – en quelque sorte la réponse à « la question juive »…

Dreyfus et Herzl : « Morts aux Juifs ! »

Ce qui interpelle, c’est de voir comment cet événement a pu « servir » indirectement la cause d’Israël. Est-ce faire un raccourci osé de prétendre que « grâce » à l’Affaire Dreyfus, la création d’Israël a pu se faire ? C’est en effet cet événement qui attira le jeune journaliste Viennois Théodore Herzl à Paris et qui l’interpella au point qu’il écrivit « der Judenstatt » – L’Etat des Juifs, publié en 1896. Théodore Herzl5, journaliste et écrivain juif hongrois d’expression allemande, fut terriblement choqué par le sort du capitaine Dreyfus. Observant les foules hurlant « Mort aux juifs ! », Herzl en déduisit qu’il n’existait qu’une seule solution aux agressions antisémites : l’immigration en masse des Juifs dans un pays à eux. Il sera le fondateur du mouvement sioniste au Congrès de Bâle en 1897, et sera l’auteur de cette phrase, fameuse et prophétique : « A Bâle, j’ai fondé l’Etat juif… Dans cinq ans peut-être, dans cinquante ans sûrement, tout le monde en conviendra ». Cela en effet se fera, 50 ans après, en 1947. Théodore Herzl est de fait le grand visionnaire de l’Etat d’Israël moderne.

Il est difficile après ces événements, de ne pas voir le « fils rouge » conduisant l’humanité, en voyant la précision des événements qui sont loin d’être le fruit du hasard. Au risque de décevoir ceux qui estiment qu’Israël est « une parenthèse de l’Histoire », tout concourt à montrer qu’Israël au contraire, a un destin particulier et je qualifierais, comme la Bible le dit, du terme « insensés », ceux qui prétendent le contraire : « L’insensé dit en son cœur : Il n’y a point de D.ieu !… C’est alors qu’ils trembleront d’épouvante quand D.ieu paraîtra au milieu de la race des justes ! » – Psaume 14.

Pasteur Gérald Fruhinsholz


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1 jeand 20 octobre 2006 à 19 h 27 min

Un autre journaliste, fils d’un écrivain célèbre d’alors, Léon Daudet couvrait l’affaire pour le Figaro. Pour lui, le Capitaine était coupable et il ne fallait pas chercher loin dans la raison de ses convictions.
Cependant, le Figaro, 3 mois avant le procès avait estimé que l’enquête avait été menée un peu trop précipitamment et pas vraiment tenu compte des arguments de la défense, et demandé que la lumière soit faite.

Zola lui, entier, écrira dans le Figaro "Depuis de si longs mois, tant d’injures, tant de délations, des Juifs dénoncés chaque jour comme des voleurs et des assassins, ces chrétiens même dont on fait des Juifs quand on veut les atteindre, tout le monde juif traqué, insulté, condamné !… Que Jésus dise donc à ses fidèles exaspérés qu’il a pardonné aux Juifs et qu’ils sont des hommes !"
Le Capitaine aura su faire preuve d’une grande force morale en ne sombrant pas dans la folie et en conservant toute sa lucidité lors de sa détention.
En juin 2008, ma ville, qui a aussi été la sienne, se dotera d’un monument à sa mémoire.

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2 jean 21 octobre 2006 à 9 h 00 min

Ce qu’il a vécu durant ses années de détention sur l’ile du Diable aux iles du Salut (si bien nommé)a été quelque chose de terrible.
Cette ile est un petit cailloux qui à l’époque était nu, sans cocotier (comme c’est le cas aujourd’hui).
Il y avait sur ce cailloux un cachot avec des barreaux aux fenêtres.
Les gardiens avaient pour mission de l’empêcher de regarder la mer, alors qu’elle était à moins de 20m de lui.
Impossible aussi de s’échapper à la nage même pour regagner les iles plus grandes (Royale et Saint Joseph)la mer dans ce coin était infester de requins car les bagnards morts étaient jetté à la mer.

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