Exemples dans l’Ancien Testament: Importance de rester attachés au seul Seigneur!

par jean T le 11 février 2012 · 1 commentaire

dans la rubrique Encouragement,Etudes bibliques,Exhortations et sermons,Perfectionnement des saints

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(Auteur non révélé)
EXEMPLES AU TRAVERS DE LA VIE DE 8 ROIS DE JUDA

Nous pouvons tirer beaucoup de leçons de la vie de huit rois de Juda pour notre marche avec le Seigneur. Ceux-ci régnèrent entre 910 et 609 avant J-C, et leurs règnes nous sont relatés dans 2 Chroniques 14 à 35. Nous apprenons principalement de leurs fautes.

1. ASA

Voici ce qui est dit de lui au début de son règne : «Et Asa, son fils, régna à sa place. De son temps, le pays fut en repos pendant dix ans. Asa fit ce qui est bien et droit aux yeux de l’Eternel, son Dieu. Il fit disparaître les autels de l’étranger et les hauts lieux, il brisa les statues et abattit les idoles. Il ordonna à Juda de rechercher l’Eternel, le Dieu de ses pères, et de pratiquer la loi et les commandements. Il fit disparaître de toutes les villes de Juda les hauts lieux et les statues consacrées au soleil. Et le royaume fut en repos devant lui » (2 Chron. 13 :23-24 :4).

Un roi ne peut pas avoir mieux commencé son règne ! Après dix ans de paix et de repos de tous côtés, que Dieu lui avait accordés parce qu’il l’avait recherché (14 : 6), une grande armée d’un million d’hommes sortit soudain contre lui. Asa réussit le test en s’appuyant sur l’Eternel, son Dieu. Il fit une excellente prière : « Eternel, toi seul peux venir en aide au faible comme au fort: viens à notre aide, Eternel, notre Dieu ! car c’est sur toi que nous nous appuyons, et nous sommes venus en ton nom contre cette multitude. Eternel, tu es notre Dieu : que ce ne soit pas l’homme qui l’emporte sur toi ! » (14 : 10).

Dieu honora l’attitude d’Asa, et il en résulta une grande victoire pour le roi de Juda. Le chapitre suivant relate les exhortations et les encouragements apportés par le prophète Azaria. Tous les hommes de Juda jurèrent fidélité au Seigneur et même un grand nombre de gens d’Israël se joignirent à eux parce qu’ils avaient vu que Dieu était avec eux. La conséquence fut à nouveau une longue période de paix : « Il n’y eut point de guerre jusqu’à la trente–cinquième année du règne d’Asa » (15 : 19).

Mais un deuxième test se présenta à lui. Sans provocation de la part d’Asa, Baéscha, le roi d’Israël, attaqua Juda. Cette fois-ci Asa échoua devant l’épreuve ! Apprenons de sa faute : il nous faut veiller, car l’ennemi de Dieu ne dort pas. S’il ne réussit pas à nous faire tomber à la première tentative, il essaiera à nouveau de le faire ! Quelle fut la faute d’Asa ? Ce pas du tout en ordre avec Dieu fut de rechercher une autre solution, d’avoir recours à une autre aide. Il s’appuya sur le roi de Syrie ! Ne nous trompons pas nous-mêmes par l’apparent succès émanant de notre propre sagesse ! C’est ce que nous pouvons constater par les manœuvres d’Asa. Celles-ci furent très efficaces. On peut en dénombrer trois. Tout d’abord le roi de Syrie envoya ses chefs pour attaquer plusieurs villes d’Israël. Ceci eut pour effet que Baéscha interrompit ses travaux dirigés contre Asa, la construction de Rama. Finalement, Asa occupa tout Juda à emporter les matériaux de construction pour bâtir deux villes pour lui. Quelle efficacité ! Quelle sagesse !

Mais après cet apparent succès, un prophète fut envoyé vers Asa pour le reprendre : « Parce que tu t’es appuyé sur le roi de Syrie et que tu ne t’es pas appuyé sur l’Eternel, ton Dieu, l’armée du roi de Syrie s’est échappée de tes mains. Les Ethiopiens et les Libyens ne formaient-ils pas une grande armée, avec des chars et une multitude de cavaliers ? Et cependant l’Eternel les a livrés entre tes mains, parce que tu t’étais appuyé sur lui » (14 : 7-8).

La réaction d’Asa nous paraît à peine croyable ! Nous constatons une dégradation rapide dans les dernières années de sa vie. Au lieu de prendre garde à l’avertissement du prophète et de se repentir, il fut irrité et le fit mettre en prison. Non content de cela, il opprima aussi quelques-uns du peuple. Peu de temps après, il tomba gravement malade, et au lieu de chercher le Seigneur, il ne fit que consulter les médecins. Puis il mourut. Ce roi avait très bien commencé, mais il finit très mal!

Puissions-nous apprendre de sa faute ! Le verset suivant nous enseigne ce qu’il aurait dû faire pour très bien terminer sa course : « Car l’Eternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à lui. Tu as agi en insensé dans cette affaire, car dès à présent tu auras des guerres » (v.9).

2. JOSAPHAT

Dès son avènement à la couronne, Josaphat fut protégé par sa piété, sa piété personnelle, et aussi par le soin qu’il prit de faire instruire son peuple dans la loi du Seigneur. Aussi l’Éternel rendit-il ce règne un des plus glorieux. Le secret de ce très bon roi est exprimé par ces deux versets : « L’Eternel fut avec Josaphat, parce qu’il marcha dans les premières voies de David, son père, et qu’il ne rechercha point les Baals ; car il eut recours au Dieu de son père, et il suivit ses commandements, sans imiter ce que faisait Israël » (17 : 3-4).

Un autre verset, tiré des Proverbes, résume à merveille la grande leçon à apprendre de la vie des rois de Juda : « Confie-toi en l’Eternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse » (3 : 5). Dès que nous quittons cette attitude bénie, nous tombons à coup sûr, aussi extraordinaires nos expériences passées ont-elles pu être ! Pensez à l’expérience de Josaphat quand il était menacé par « une multitude nombreuse » qui s’avançait contre lui. Tout un chapitre de la Bible nous la relate, parce qu’il avait les yeux fixés sur son Dieu et qu’il s’était attendu à lui sans réserve (2 Chroniques 20). Le merveilleux tableau que nous brosse la Bible au sujet de ce roi comporte cependant deux ombres : Josaphat s’était allié avec Achab par mariage (ce qui provoqua la colère de l’Eternel – 19 : 2) et il s’associa au roi d’Israël, Achazia, dont la conduite était impie, pour construire des navires (que l’Eternel dut détruire – 20 : 35-37). Nous voyons donc que les Ecritures ne nous cachent pas les fautes commises même par les meilleurs rois. Nous, cependant, nous aurions souvent tendance à couvrir les erreurs commises ! Appuyons-nous donc continuellement sur le seul qui soit capable de nous amener à très bien terminer notre course : notre Seigneur Jésus-Christ ! Il est le seul digne, fidèle et victorieux !

La première faute commise par Josaphat, suivie de sa repentance, met en lumière un aspect de la nature de notre Dieu qui est de la plus grande importance : Dieu ne fait acception de personne ! Il ne fermera jamais les yeux sur l’injustice, peu importe par qui elle est perpétrée. C’est ce que Josaphat a dû apprendre. Il le déclara peu après aux juges qu’il établit dans toutes les villes de Juda : « Maintenant, que la crainte de l’Eternel soit sur vous ; veillez sur vos actes, car il n’y a chez l’Eternel, notre Dieu, ni iniquité, ni égards pour l’apparence des personnes, ni acceptation de présents » (19 : 7).

3. JOAS

Ce roi a très bien commencé !     De plus, il n’avait que sept ans quand il monta sur le trône. La leçon que nous devons tirer de sa vie, c’est d’être fidèles non seulement quand d’autres nous y encouragent par leur témoignage et leur vie. Puissions-nous puiser dans la grâce de celui qui est le seul capable de nous rendre fidèles jusqu’à la fin – Christ ! Nous pourrons alors mener une vie agréable à Dieu, même si tout autour de nous semble défavorable, voire même contre nous ! Le verset suivant est chargé de signification : « Joas fit ce qui est droit aux yeux de l’Eternel pendant toute la vie du sacrificateur Jehojada » (2 Chron. 24 : 2). Jehojada eut une influence déterminante sur Joas. Durant toute sa vie (il mourut à 130 ans), il fut pour Joas un soutien très précieux pour la réparation du temple ; grâce à lui, il a pu marcher fidèlement. Mais dès qu’il mourut, Joas se mit à écouter les chefs de Juda. La conséquence fut dramatique : il abandonna avec tout le peuple la maison de l’Eternel et se mit à servir des idoles ! Un tel revirement nous paraît à peine pensable ! De plus, influencé par les chefs, il refusa d’écouter les prophètes que Dieu lui envoya, et comble de malheur, il fit mourir Zacharie, le fils même du sacrificateur Jehojada : « Le roi Joas ne se souvint pas de la bienveillance qu’avait eue pour lui Jehojada, père de Zacharie, et il fit périr son fils. Zacharie dit en mourant : Que l’Eternel voie, et qu’il fasse justice ! » (v. 22).

4. AMATSIA

Ce verset résumant la vie de ce 4ème roi ne peut que présager une fin privée de gloire : « Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Eternel, mais avec un cœur qui n’était pas entièrement dévoué » (25 : 2). Dieu regarde davantage à notre cœur qu’à nos œuvres. En effet, nous pouvons nous sentir bien faibles, incapables et peu dignes de notre Seigneur, mais si par sa grâce nous pouvons nous jeter à ses pieds et nous attendre à sa pitié, il pourra opérer des miracles dans nos vies. La vérité, c’est que Dieu n’attend que de pouvoir se manifester en nous. Il désire tant accomplir lui-même ce qu’il exige de nous.

Amatsia a bien agi au début de son règne : il a exercé la justice en punissant ses serviteurs qui avaient assassiné son père, mais il laissa la vie sauve à leurs fils. Il observa ainsi le commandement de l’Eternel disant : « On ne fera point mourir les pères pour les enfants, et l’on ne fera point mourir les enfants pour les pères ; mais on fera mourir chacun pour son péché » (v. 4).

Pour aller combattre les Edomites, il prit à sa solde dans Israël 100’000 vaillants hommes pour 100 talents d’argent. Un homme de Dieu vint alors lui dire : « 0 roi, qu’une armée d’Israël ne marche point avec toi, car l’Eternel n’est pas avec Israël … Si tu vas avec eux, quand même tu ferais au combat des actes de vaillance, Dieu te fera tomber devant l’ennemi, car Dieu a le pouvoir d’aider et de faire tomber » (7-8).  Il obéit au prophète qui lui assurait que Dieu pouvait lui donner bien plus que les 100 talents d’argent qu’il avait dépensés pour rien. Imitons-le et ne considérons pas ce que nous « perdons » ! Amatsia dut même endurer le mécontentement des hommes qu’il avait renvoyés. Ne craignons pas de revenir sur nos décisions une fois que nous réalisons nous être trompés. Ne craignons pas d’obéir au Seigneur, même si cela nous coûte la désapprobation d’autrui. Nous serons gagnants au bout du compte ! Laissons les hommes s’irriter contre nous. Car que désirer de plus qu’être approuvés par le Seigneur lui-même ?

Mais un cœur partagé nous fera inévitablement tomber ! C’est ce qui arriva à ce roi.  Lorsqu’il fut de retour après la défaite des Edomites, il fit apporter les dieux de ses ennemis, se prosterna devant eux et leur offrit des parfums ! Dieu fut alors irrité contre lui et lui dit par la bouche d’un prophète : « Pourquoi as-tu recherché les dieux de ce peuple, quand ils n’ont pu délivrer leur peuple de ta main ? » (v. 15).
5. OZIAS

Il nous est dit qu’0zias avait 16 ans lorsqu’il monta sur le trône. Il régna 52 ans à Jérusalem. Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Eternel. Son intégrité était étroitement lié au fait qu’il s’était appliqué à rechercher Dieu. N’oublions jamais que l’unique manière d’être agréable au Seigneur est de le rechercher, d’avoir recours à lui seul, de le consulter en toutes choses et de ne nous appuyer que sur lui ! C’est parce qu’il pratiquait cette attitude qu’0zias réussissait dans tout ce qu’il entreprenait. Dieu était son seul appui, sa seule aide contre ses ennemis (v.7).

« Sa renommée s’étendit au loin, car il fut merveilleusement soutenu jusqu’à ce qu’il devînt puissant » (2 Chron. 26 : 15). Sa réussite avait comme seule et unique source le Dieu en qui il se confiait !

« Mais lorsqu’il fut puissant, son cœur s’éleva pour le perdre. Il pécha contre l’Eternel, son Dieu : il entra dans le temple de l’Eternel pour brûler des parfums sur l’autel des parfums » (v. 16). Il est vrai que nous allons prospérer, réussir dans nos entreprises si nous dépendons du Seigneur. Mais restons vigilants pour ne jamais penser que nous y sommes pour quelque chose dans nos réussites ! C’est là que se tapit le péché de présomption. Il s’agit du plus grand péché qui soit ! Souvenons-nous qu’aux yeux de Dieu il existe en fait deux catégories de péchés : le péché de désobéissance ou de rébellion et le péché de présomption ou d’arrogance.  Le premier consiste à ne pas faire ce que le Seigneur nous ordonne. Le second consiste à faire ce que le Seigneur ne nous à pas dit de faire ! Et c’est précisément le second péché qu’0zias a commis. Il a offert des parfums à l’Eternel, service qui était réservé aux sacrificateurs seuls.

Nous apprenons ensuite que 80 sacrificateurs suivirent Azaria pour s’opposer à 0zias. La Bible les qualifie d’ « hommes courageux » (v.18). Nous pouvons là aussi tirer une grande leçon : ne nous laissons pas intimider par qui que ce soit ; rappelons-nous qu’en Dieu il n’y a pas d’ «égards pour l’apparence des personnes » (19 : 7). 0zias se mit alors en colère, sans doute parce qu’il avait une haute opinion de lui-même. Il était quand même le roi et régnait depuis 52 ans ! Mais, alors qu’il s’irritait contre les sacrificateurs, Dieu le frappa de la lèpre, et il resta lépreux jusqu’à sa mort. Seigneur, protège-nous de la moindre trace d’orgueil ; garde-nous humbles jusqu’à la fin !

6. JOTHAM

Bien que peu de versets nous parlent du fils d’0zias, Jotham, il est dit de lui qu’ « il fit ce qui est droit aux yeux de l’Eternel, entièrement comme avait fait Ozias, son père. Seulement, il n’entra point dans le temple de l’Eternel » (27 : 2). Plaire au Seigneur, faire ce qui est droit à ses yeux et apprendre des fautes de ceux qui nous ont précédés afin de ne pas les répéter, voilà ce qui devrait nous satisfaire ! Puisse le Seigneur nous accorder la grâce d’apprendre de l’histoire.

Esaïe 28 :16 peut nous aider à apprendre les précieuses leçons qui nous éviteront de ne pas toujours commettre les mêmes erreurs du passé! Ce verset exprime à mon sens admirablement ce qu’il nous est demandé de faire : « C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Voici, j’ai mis pour fondement en Sion une pierre, une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée ; celui qui la prendra pour appui n’aura point hâte de fuir ».

7. EZECHIAS

Ezéchias fut l’un des meilleurs    rois de Juda : « Parmi tous les rois de Juda qui vinrent après lui ou qui le précédèrent, il n’y en eut point de semblable à lui. Il fut attaché à l’Eternel, il ne se détourna point de lui » (2 Rois 18 : 5-6). La seule ombre à sa vie fut durant les 15 ans de sursis que Dieu lui accorda, en réponse à ses prières, alors qu’il était malade à la mort (2 Chron. 32 : 24). Cela doit nous rappeler l’importance de racheter le temps qui nous est donné de vivre. En effet, le temps ne joue pas toujours en notre faveur !

Si Ezéchias était pareillement agréable au Seigneur, c’est très probablement parce qu’il avait pris à cœur de purifier la maison de l’Eternel dès le tout début de son règne. Il fit venir les sacrificateurs et les Lévites « la première année de son règne…le premier jour du premier mois » (2 Chron. 29 : 3, 17). Voici ce qu’il leur dit : « Maintenant sanctifiez-vous, sanctifiez la maison de l’Eternel, le Dieu de vos pères, et mettez ce qui est impur hors du sanctuaire. Car nos pères ont péché, ils ont fait ce qui est mal aux yeux de l’Eternel, notre Dieu, ils l’ont abandonné, ils ont détourné leurs regards du tabernacle de l’Eternel et lui ont tourné le dos. Ils ont même fermé les portes du portique et éteint les lampes, et ils n’ont offert au Dieu d’Israël ni parfums ni holocaustes dans le sanctuaire. Aussi la colère de l’Eternel a été sur Juda et sur Jérusalem, et il les a livrés au trouble, à la désolation et à la moquerie, comme vous le voyez de vos yeux. Et voici, à cause de cela nos pères sont tombés par l’épée, et nos fils, nos filles et nos femmes sont en captivité » (5-9).

Le Seigneur honorera toujours une telle attitude. Comme Ezéchias avec tout le peuple, nous serons surpris de constater bien vite la bénédiction du Dieu de restauration parmi nous: « Ainsi fut rétabli le service de la maison de l’Eternel. Ezéchias et tout le peuple se réjouirent de ce que Dieu avait bien disposé le peuple, car la chose se fit subitement » (35-36).

Il s’en suivit de la célébration de la Pâque, telle que rien de semblable n’avait eu lieu dans Jérusalem, depuis le temps de Salomon (30 : 26). Elle fut même prolongée de sept jours ! C’est là une preuve supplémentaire que Dieu va toujours honorer notre préoccupation et notre zèle pour sa maison ! Toutefois, n’oublions pas que ce désir est étroitement lié à un retour au Seigneur lui-même. Apprenons à lui donner la main et à revenir à lui de tout notre cœur : « Ne raidissez donc pas votre cou, comme vos pères ; donnez la main à l’Eternel, venez à son sanctuaire qu’il a sanctifié pour toujours, et servez l’Eternel, votre Dieu, pour que sa colère ardente se détourne de vous. Si vous revenez à l’Eternel, vos frères et vos fils trouveront miséricorde auprès de ceux qui les ont emmenés captifs, et ils reviendront dans ce pays ; car l’Eternel, votre Dieu, est compatissant et miséricordieux, et il ne détournera pas sa face de vous, si vous revenez à lui » (8-9)

Décidément, Ezéchiel était un très bon roi ! Il est dit de lui qu’ « il fit ce qui est bien, ce qui est droit, ce qui est vrai, devant l’Eternel, son Dieu. Il agit de tout son cœur, et il réussit dans tout ce qu’il entreprit, en recherchant son Dieu, pour le service de la maison de Dieu, pour la loi et pour les commandements » (31 : 20-21). Qui aurait jamais pensé qu’après avoir été pareillement agréable au Seigneur, Ezéchias ait dû à nouveau être confronté à l’ennemi ? Or, précisément, le verset qui suit une telle louange, nous rapporte ceci : « Après ces choses et ces actes de fidélité, parut Sanchérib, roi d’Assyrie, qui pénétra en Juda, et assiégea les villes fortes, dans l’intention de s’en emparer » (32 : 1). Ne soyons donc pas si naïfs ! Restons vigilants et soyons bien conscients que l’ennemi de Dieu nous déteste et qu’il ne nous laissera pas tranquilles. Mais ne soyons pas intimidés par ses menaces. Comme nous allons le voir, si nous demeurons attachés à Dieu, il interviendra.

Il est instructif de constater la manière qu’utilise l’ennemi pour nous attaquer. Il tente de nous terroriser. Après avoir envoyé ses serviteurs à Jérusalem pour intimider le peuple, Sanchérib fit envoyer une lettre insultante pour l’Eternel, disant que ni les dieux des nations ni l’Eternel ne pourront délivrer le peuple de Dieu de sa main. Notons bien ce que fit Ezéchias et imitons-le ! Il ne réagit pas en lui-même, mais rapporta tout à l’Eternel : « Ezéchias prit la lettre … et la déploya devant l’Eternel, à qui il adressa cette prière: Eternel, Dieu d’Israël, assis sur les chérubins ! C’est toi qui es le seul Dieu de tous les royaumes de la terre, c’est toi qui as fait les cieux et la terre. Eternel ! incline ton oreille, et écoute. Eternel ! ouvre tes yeux, et regarde. Entends les paroles de Sanchérib, qui a envoyé Rabschaké pour insulter le Dieu vivant » (2 Rois 19 : 14-16). La réponse du Seigneur ne se fit pas attendre. Quelle écrasante victoire ! Dieu n’envoya qu’un seul ange pour exterminer 185’000 Assyriens ! (v. 21 ; Esaïe 37 : 36). Développons l’habitude de tout lui rapporter. Nous le verrons alors agir.

La vie d’Ezéchias nous enseigne encore une leçon très importante. Tant que le Seigneur n’est pas revenu, nous devrons veiller, car rien n’est encore acquis. Jusque là la vie de ce roi ne connut aucune faille. Après l’intervention magistrale de Dieu, Ezéchiel fut malade à la mort. Il cria à l’Eternel qui lui accorda 15 années à vivre. « Mais Ezéchias ne répondit point au bienfait qu’il avait reçu, car son cœur s’éleva ; et la colère de l’Eternel fut sur lui, sur Juda et sur Jérusalem. Alors Ezéchias, du sein de son orgueil, s’humilia avec les habitants de Jérusalem, et la colère de l’Eternel ne vint pas sur eux pendant la vie d’Ezéchias » (2 Chron. 32 : 25-26). Gardons notre cœur plus que toutes autres choses, car il est tortueux par-dessus tout. Peu après sa guérison, Ezéchias fut confronté à un nouveau test : « Cependant, lors de la visite des ambassadeurs des dirigeants babyloniens envoyés pour s’informer sur le prodige qui avait eu lieu dans le pays, Dieu l’abandonna à lui-même pour le mettre à l’épreuve et savoir ce qui était réellement au fond de son cœur ». J’aimerais rappeler ici ce qu’un frère m’a dit un jour, et que je n’oublierai jamais : « Je dis souvent au Seigneur ‘Tiens-moi fermement dans ta main ! Si tu l’ouvres, je tomberai !’ » Je fais très souvent cette même prière. Seul le Seigneur a été conduit par l’Esprit pour être tenté par le diable (Matth. 4 : 1). Nous, en revanche, nous devons prier : « Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin » (Matth. 6 :13). Il n’y a que le Seigneur qui puisse affronter Satan. Il nous faut nous réfugier en Christ !

8. JOSIAS

Une progression spirituelle semble se dégager de la vie des trois derniers rois : Jotham, Ezéchias et Josias. La vie que nous menons devant Dieu devrait progresser au fur et à mesure que nous apprenons les leçons que notre Maître désire nous enseigner. Ayons toujours un «A» dans le dos et ne nourrissons jamais une haute opinion de nous-mêmes, peu importe le niveau que nous pensons avoir atteint dans notre croissance spirituelle. Dieu va toujours honorer l’humilité ! Il résiste et même s’oppose aux orgueilleux. Rappelons-nous qu’il n’a pas égards pour l’apparence des personnes.

Bien que la Bible ne relève rien de négatif dans la vie de Jotham, elle mentionne cependant ce détail très significatif : « Toutefois, le peuple se corrompait encore » (2 Chron. 27 : 2). Quant aux deux derniers rois, deux versets semblent leur accorder ‘le premier prix ex-æquo’ : «Parmi tous les rois de Juda qui vinrent après lui ou qui le précédèrent, il n’y en eut point de semblable à lui (Ezéchias) » (2 Rois 18 : 5). Voici le second verset : « Avant Josias, il n’y eut point de roi qui, comme lui, revînt à l’Eternel de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force, selon toute la loi de Moïse ; et après lui, il n’en a point paru de semblable » (2 Rois 23 : 25). Il est à noter cependant qu’Ezéchias n’avait pas fait un bon usage des 15 années de sursis que Dieu lui avait accordés !

En revanche, aucun manque ne semble se manifester dans la vie de Josias. Ne serait-il pas parvenu à maturité ? Il n’avait que huit ans lorsqu’il monta sur le trône. Trois grandes étapes de sa vie spirituelle nous sont relatées. Les versets suivants en mentionnent chaque fois l’année : « La huitième année de son règne, comme il était encore jeune, il commença à rechercher le Dieu de David, son père ; et la douzième année, il commença à purifier Juda et Jérusalem des hauts lieux, des idoles, des images taillées et des images en fonte…La dix–huitième année de son règne, après qu’il eut purifié le pays et la maison, il envoya Schaphan, fils d’Atsalia, Maaséja, chef de la ville, et Joach, fils de Joachaz, l’archiviste, pour réparer la maison de l’Eternel, son Dieu » (34 : 3, 8). Ces trois accomplissements de sa vie semblent exprimer un équilibre parfait et la maturité enfin atteinte d’une vie spirituelle qui accomplit la volonté de Dieu.

Comme pour Ezéchias, il nous est rapporté qu’une glorieuse Pâque couronna sa vie : « Aucune Pâque pareille à celle–là n’avait été célébrée en Israël depuis les jours de Samuel le prophète ; et aucun des rois d’Israël n’avait célébré une Pâque pareille à celle que célébrèrent Josias, les sacrificateurs et les Lévites, tout Juda et Israël qui s’y trouvaient, et les habitants de Jérusalem. Ce fut la dix–huitième année du règne de Josias que cette Pâque fut célébrée » (35 : 18-19).

Le compte-rendu de la mort de Josias semble nous poser un dilemme. Josias marcha contre Néco, roi d’Egypte, alors que celui-ci l’avertit de ne pas l’attaquer selon ce que Dieu lui aurait déclaré ; s’il refusait de l’écouter, il serait détruit. « Mais Josias ne se détourna point de lui, et il se déguisa pour l’attaquer, sans écouter les paroles de Néco, qui venaient de la bouche de Dieu. Il s’avança pour combattre dans la vallée de Meguiddo » (v.22). Puis Josias mourut. Mais nulle part l’Écriture ne le condamne, et Néco a certainement commis un acte d’hostilité en traversant le territoire de Josias. Il lui a bien dit que Dieu lui avait demandé de se hâter, mais Josias n’a pas entendu cela de la bouche de Dieu. Il n’y a aucune preuve que Pharaon est un prophète de l’Éternel, et le mot utilisé, ‘elohim’, peut être un dieu ou une idole ! On pourrait faire objection à cette interprétation en disant que le roi aurait dû consulter le Seigneur avant de faire la guerre à Néco. Peut-être ! Dans tous les cas, il est bon de ne pas être totalement au clair à ce sujet ; la Bible ne nous donne pas réponse à tout dans le but de satisfaire notre curiosité. N’est-ce pas afin de nous exhorter à veiller jusqu’à la fin ? Il est essentiel d’avoir cette attitude jusqu’au bout de notre course. En effet, il nous est bien dit de ne juger « de rien avant le temps, jusqu’à ce que vienne le Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des cœurs. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui sera due » (1 Cor. 4 : 5).

Le chapitre conclut admirablement en nous disant que le prophète Jérémie fit une complainte sur Josias et que tous les chanteurs et toutes les chanteuses ont parlé de lui dans leurs complaintes jusqu’à ce jour, et en ont établi la coutume en Israël (v.25) !


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1 stigma 12 février 2012 à 9 h 10 min

Je ne me lasse jamais de relire ces récits de l’AT. Ce sont des exemples de notre marche avec le Seigneur. Que d’enseignements !

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