Critique du livre « La Cabane » : Du réconfort à une séduction perfide, par Christian Riche

par nicolas le 21 janvier 2012 · 4 commentaires

dans la rubrique Actualités des églises,Apostasie et erreurs doctrinales,Médias chrétiens et chrétiens dans les médias,Religions orientales et New Age

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Le mal être intérieur que connaît actuellement la société occidentale, s’introduit insidieusement dans de nombreuses communautés chrétiennes. Faut-il s’en étonner ?

Mal dans ses baskets, stressé, angoissé, image de soi négative, difficulté d’aimer, comment faire face à ces troubles récurrents et retrouver sens à la vie ? Une recherche de réconfort tous azimuts devient peu à peu la manne de plus en plus recherchée … D’où le succès du livre La Cabane. (Editions Guy Trédaniel).

Quelques mois en arrière, mon épouse m’a remis cet ouvrage qu’elle avait décidé de ne pas lire. Cela me parut étrange, acheter un livre avec une conviction certaine qu’elle ne devait pas le lire …

Bien entendu, j’ai lu cet ouvrage. Surpris, interpellé, bousculé dans mes émotions, j’ai dû le relire une deuxième fois pour mieux le comprendre.

Bien que classé dans le genre «roman», il se présente comme un témoignage vivant et authentique d’une rencontre avec Dieu. En quelques années, cet ouvrage est devenu un best-seller aux Etats-Unis. En France, il est toujours en tête des ventes de la maison d’édition Guy Trédaniel. Dans le monde, un million de nouveaux lecteurs par semaine! Et parmi ces lecteurs, un très grand nombre de chrétiens…

Le sujet ?

Mack (Mackenzie Allen Philips) emmène ses enfants camper en forêt. Là, un psychopathe enlève sa fille cadette, Missy. Son corps n’a pas été retrouvé, sauf une partie de sa robe tachée de sang dans une cabane au fond d’une forêt. Quatre ans plus tard, un matin d’hiver Mack ouvre sa boîte aux lettres et trouve un message dactylographié: «Mackenzie. Il y a longtemps qu’on s’est vus… Tu me manques. Je serai à la cabane le week-end prochain si tu as envie de venir m’y retrouver» – Papa.

Le père de Mack est décédé depuis longtemps. Papa est le terme employé par son épouse pour désigner Dieu, dans ses prières. Mack se demande si ce n’est pas une mauvaise plaisanterie. Sa douleur intérieure qu’il nomme «Le Grand chagrin» monte à la surface. Sa colère se mêle à la curiosité, et se demandant si c’est Dieu qui l’invite, il se rend dans le vieux chalet. Et là, il découvre l’incroyable: La Trinité divine sous les traits humains d’une solide femme Afro-américaine (Dieu le Père); un jeune homme au physique moyen oriental (Jésus) et une femme asiatique (Le Saint Esprit); tous les trois se disant Dieu UN, volontairement sous forme humaine, afin de bousculer les stéréotypes religieux de Mack. Commence alors une aventure qui dépassera largement les connaissances religieuses de Mack.

A partir de cette rencontre vont naître des échanges profonds concernant la pensée de Dieu, sa vision du monde actuel, ce qu’il fait, ce qu’il ne fait pas, et comment il considère le problème de Mack, la disparition de la petite Missy. De là se déroulera une «psychothérapie» hors du commun pendant tout le weekend, ce qui conduira Mack à vivre des expériences surnaturelles surprenantes et à une libération de sa souffrance intérieure.

Pour de nombreux lecteurs, ce roman est bouleversant, il vous tient en haleine jusqu’au bout. La description de Dieu dans ses relations de Père avec les humains, ne nous laisse pas indifférent.

Cependant, d’autres aspects de cet ouvrage, éveillent de sérieuses réticences chez ceux qui s’attachent à la Bible. C’est pourquoi, nous examinerons La Cabane sous ces deux angles avec quelques extraits suscitant réflexion.

Les thèmes qui interpellent la plupart des lecteurs chrétiens: 1. La paternité de Dieu

«Nous savions dès la Création que la paternité serait beaucoup plus déficiente que la maternité. Comprends-moi bien: les deux sont nécessaires (maternité et paternité), mais il importe d’insister sur la paternité en raison même de l’énormité de son manque.» (p.105)

« Il n’y a que moi qui puisse te libérer, Mackenzie; mais la liberté ne s’impose pas (…) Mackenzie, la Vérité te libèrera, et la Vérité a un nom, il est là (Jésus) … La liberté est un processus qui se déroule au sein de ta relation avec lui.» (p.107)

2. Le sens de la vie

«Toi, tu as été créé pour être aimé, si bien que pour toi, vivre comme si on ne t’aimait pas est une contrainte, et non pas le contraire. (…) L’être humain qui vit sans être aimé est comme un oiseau aux ailes coupées qui ne peut voler. Ce n’est pas ce que je veux pour toi. (…) Mack, la souffrance nous coupe les ailes et nous empêche de voler.» (p.109)

«L’amour n’est pas contraignant; l’amour est envol. Je suis amour.» (p.114)

«Nous t’avons créé pour que tu puises à cette joie (la joie de Dieu). Mais Adam a voulu faire cavalier seul – nous savions qu’il le ferait – et c’est ça qui a tout perturbé. Mais au lieu de jeter toute notre Création aux ordures, nous avons retroussé nos manches et plongé les mains dans le chaos – voilà pourquoi Jésus existe. » (p.111)

3. La nature du Christ

«Bien qu’intrinsèquement Dieu, Jésus est aussi entièrement humain, et sa vie est celle d’un homme. Sans jamais perdre son aptitude innée au vol (il n’est pas comme un oiseau aux ailes coupées) il opte d’instant en instant pour rester au sol. Voilà pourquoi son nom est Emmanuel, ce qui veut dire «Dieu avec nous», ou, pour être plus précis, «Dieu avec toi». (p.111)

«Bien qu’il soit aussi tout à fait Dieu, il n’a jamais puisé à sa nature divine pour réaliser quoi que ce soit. Il n’a vécu qu’en fonction de sa relation avec moi, il a connu avec moi le même état relationnel que je souhaite connaître avec chaque être humain. Seulement, il est le premier qui soit allé au bout de cette relation, le premier qui ait eu totalement confiance en ma présence en lui, le premier qui ait cru à mon amour et à ma bonté sans jamais se soucier des apparences et des conséquences. (…)

Ainsi, si tu regardes Jésus et que tu crois le voir voler… il vole… réellement. Mais en vérité c’est moi que tu vois; tu me vois vivre en lui.» (p.112)

4. Les relations entre le ciel et la terre

«Souviens-toi, qu’en choisissant de rester en contact avec la Terre nous facilitons une relation et nous honorons celle-ci. Mackenzie, tu agis ainsi toi-même. Quand tu joues avec un enfant, quand tu dessines avec lui, ce n’est pas pour démontrer ta supériorité. Au contraire, tu te restreins afin de faciliter et d’honorer ta relation avec cet enfant. Tu perds volontiers la partie pour lui exprimer ton amour (…)

Nous nous restreignons par respect pour toi (…) Il n’y a pas de place pour le pouvoir dans les relations. Une des façons d’éviter d’aspirer au pouvoir consiste à se restreindre – à servir. » (p.119, 120)

« Nous voulons partager avec toi l’amour, la joie, la liberté et la lumière dont nous savons qu’elle existe déjà en nous. Nous t’avons créé, toi, l’humain, pour que tu sois en relation d’intimité avec nous, pour que tu participes à notre cercle d’amour. » (p.140)

5. Le problème du mal

«Quand les humains ont opté pour leur autonomie au détriment de l’état relationnel, poursuivit Sarayu (le Saint-Esprit), ils sont devenus dangereux les uns pour les autres. Ils ont vu leur prochain comme un objet à manipuler ou à gérer pour leur satisfaction personnelle. Telle que vous l’envisagez habituellement, l’autonomie n’est que le prétexte dont se servent les forts pour obliger les autres à se conformer à leurs exigences (…) La volonté de puissance et d’indépendance est aujourd’hui si omniprésente qu’elle en est jugée normale.» (p.138, 139)

«Vous les humains, vous êtes si petits à vos propres yeux. Vous n’êtes pas conscients de votre rang dans la Création. Puisque vous avez choisi la voie dévastée de l’indépendance, vous entraînez toute la Création derrière vous et vous ne vous en rendez même pas compte.» (p.149)

Je suis la Lumière et le Bien. Je suis Amour, et il n’y a pas de ténèbres en moi. La lumière et le Bien existent. En t’écartant de moi, tu plonges dans les ténèbres. Ta déclaration d’indépendance a pour conséquence le mal, car sans moi tu ne peux te nourrir qu’en toi-même. Agir ainsi, c’est mourir, car tu t’es séparé de moi qui suis la Vie.» (p.154)

6. Comment s’en sortir ?

« C’est très simple, et pourtant ce n’est jamais facile. En te retournant. En revenant vers moi. En renonçant au pouvoir et à la manipulation. En me revenant. (…) Entre les mains d’êtres indépendants, qu’ils soient hommes ou femmes, le pouvoir est toujours un instrument de corruption (…)

Souviens-toi que je n’ai rien à voir avec le rendement et l’ajustement à des structures humaines, et que j’ai tout à voir avec le simple fait d’être. Si tu entres en relation avec moi dans une vraie relation, tes actes reflèteront l’être que tu es réellement.» (p.168, 169)

«Je suis venu pour te donner la vie, la vraie vie, ma vie. Nous viendrons vivre notre vie en toi afin que tu voies avec nos yeux, que tu entendes avec nos oreilles, que tu touches avec nos mains, et que tes pensées soient (comme) les nôtres. Mais nous ne t’imposerons jamais cette union. Si tu veux vivre ta vie comme tu l’entends, vas-y. Nous avons tout notre temps.» (p.171)

7. La relation personnelle avec Dieu

« Mack cherchait ses mots. – Tu parles de l’Eglise, reprit-il, comme d’une femme dont tu es amoureux; je suis certain de ne pas la connaître. (…) Mack, tu dis ça parce que tu ne vois pas au-delà de l’institution, du système conçu par les humains. Ce n’est pas ça que je suis venu construire ici. Ce qui compte pour moi, ce sont les gens, leur vie, la communauté vivante de tous ceux qui m’aiment, et non pas des édifices et des rituels» (p.204)

« Aucun système ne peut te protéger. Il n’y a que moi qui puisse le faire (…) Je n’obéis pas à un ordre du jour, Mack. Bien au contraire. Je suis venu te donner la Vie dans toute son entièreté. Ma vie. (…) La simplicité et la pureté d’une amitié toujours plus grande… Si tu voulais vivre cette expérience sans moi, sans le dialogue de notre parcours commun, ce serait comme si tu essayais de marcher sur l’eau sans mon aide. C’est impossible! Si tu essaies, tu couleras malgré toutes tes bonnes intentions. » (p.206, 207)

«Mais je peux te rendre libre de te dissocier des structures de pouvoir qui chercheraient à t’enfermer, que celles-ci soient religieuses, économiques, sociales ou politiques. Tu apprendras à vivre librement à l’intérieur ou en dehors de toute sorte d’institutions, et à te déplacer librement parmi elles.» (p.208)

8. La Croix

Mon chéri, tu m’as demandé ce que Jésus avait accompli sur la Croix. Ecoute-moi bien: sa mort et sa résurrection m’ont complètement réconcilié avec l’humanité tout entière.

  • L’humanité tout entière ou l’humanité qui croit en toi ?
  • Toute l’espèce humaine, Mack. Je dis seulement que la réconciliation

    fonctionne dans les deux sens, et que moi j’ai fait ce que j’avais à faire, totalement, complètement, absolument. Il n’est pas dans la nature de l’amour de forcer une relation, mais il est dans sa nature de lui ouvrir la voie.» (p.221, 222)

    9. Entendre la voix de Dieu

    « Mackenzie, dit Sarayu (le Saint-Esprit) en souriant, tu pourras toujours me parler et je serai toujours près de toi, que tu ressentes ou non ma présence.

  • Je le sais maintenant, mais comment vais-je pouvoir t’entendre ?
  • Tu apprendras à accueillir mes pensées dans les tiennes, Mackenzie.
  • Est-ce que ce sera clair ? Qu’arrivera-t-il si je confonds ta voix avec celle de

    quelqu’un d’autre ? Si je me trompe ?

  • Sarayu rit… Tu te tromperas évidemment; tout le monde se trompe. Mais à

    mesure que se renforcera notre relation, tu reconnaîtras ma voix plus

    facilement.

  • Je ne tiens pas à me tromper, marmonna Mack.
  • Oh, Mackenzie… se tromper fait partie de la vie, et Papa accomplit aussi ses

    desseins dans les erreurs des hommes.» (p.225)

10. Comment vivre avec Dieu chaque jour ?

«Tu vois, Mackenzie, je ne veux pas seulement un morceau de toi et un fragment de ta vie. Même si tu pouvais – et tu n’en es pas capable – me donner les plus gros de ces morceaux, je n’en voudrais pas. Je te veux tout entier, chaque morceau de toi et chaque fragment de ta journée… Mack, je ne veux pas être le premier d’une liste. Je veux être le centre d’un mobile, où chaque partie de ta vie – tes amis, ta famille, ton travail, tes pensées, tes activités – est reliée à moi. Mais bouge avec la brise, dedans, dehors, d’avant en arrière, dans une extraordinaire danse de tout l’être.

- Et moi dit Sarayu (le Saint-Esprit), je suis cette brise.» (p.237)

11. Le pardon

«Pardonner n’engendre pas une relation. Par l’entremise de Jésus, j’ai pardonné tous les péchés du monde, mais seul un certain nombre d’êtres humains ont choisi de vivre en relation avec moi. Ne vois-tu pas, Mackenzie, que le pardon est une force immense, une force que tu partages avec nous, une force que Jésus donne à tous ceux en qui il habite afin que la réconciliation ait lieu ?

(…) Ce pardon est d’abord pour toi, toi qui pardonnes; il doit te libérer de ce qui te dévorera vivant, de ce qui tuera ta joie et ta capacité d’aimer entièrement et ouvertement.

(…) Quand tu choisis d’accorder ton pardon à quelqu’un, tu l’aimes comme il se doit.

(…) Quand tu pardonnes à quelqu’un, tu lui épargnes tes jugements, mais si cette personne ne change pas, aucune relation véritable n’est possible.

(…) Le pardon ne te demande pas d’avoir confiance en la personne que tu absous. Mais si un jour elle se confesse et manifeste du repentir, un miracle aura lieu en toi qui t’aidera à lui tendre la main et à ériger peu à peu entre vous un pont de réconciliation. » (p. 256 à 258)

Ces quelques extraits du livre donnent une idée assez précise de ce qui peut attirer les lecteurs en quête d’une relation «directe» avec Dieu, une relation fondée sur l’amour!

Dès lors, on comprend pourquoi ces quelques réflexions métaphysiques enthousiasment un grand nombre de lecteurs, surtout parmi ceux qui éprouvent une soif sans limite pour « l’auto-édification spirituelle ».

Il est incontestable que La Cabane est un ouvrage qui contient des «perles» précieuses, notamment pour les croyants. Mais lorsqu’on lit attentivement et régulièrement la Bible, on constate qu’il n’y a rien de vraiment nouveau dans ce roman.

En revanche, cet ouvrage présente un inconvénient majeur:

Celui d’un mélange, non seulement de vérités et de mensonges, mais en arrière-plan, de vérités bibliques avec des éléments ésotériques du Nouvel Age et de l’occultisme. Le mélange du sacré et du profane constitue précisément une séduction qui peut laisser des traces chez certains lecteurs.

Du réconfort à une séduction perfide

Lorsqu’on y regarde de plus près, certains écrits de l’auteur ont de quoi surprendre.

1. Vérité ou mensonge?

Dès les premières pages Paul Young présente son ami Mack, (Mackenzie Philips) né dans le Midwest, dans une famille de fermiers, un chrétien de l’Eglise Baptiste.

Au début du livre, près de soixante-dix pages décrivent leur relation profonde et le partage de la souffrance de Mack suite à la perte de sa fille Missy, assassinée par un psychopathe. Une aventure terrible racontée par Mack que Paul Young décide d’écrire comme un témoignage authentique vécu par son ami.

Paul Young affirme que : « Les pages que vous vous apprêtez à lire renferment tout ce dont Mack a gardé le souvenir. (…) Je puis vous assurer que les conversations et les évènements rapportés ici reflètent fidèlement les souvenirs de Mack. » (p.14)

C’est rassurant, pour le lecteur, de savoir qu’au cœur de ce roman, une histoire vraie constituera la trame principale. Alors, on se laisse prendre par l’aventure, au travers de révélations surprenantes, de rencontres inattendues, éblouissantes …

Mais à la fin du livre, c’est la grande descente vertigineuse et décevante en apprenant que « Mack n’est pas une vraie personne, (…) C’est un texte de fiction. Une histoire inventée. » (p.296) Quelle déception !

C’est frustrant de se sentir manipulé, « roulé dans la farine » avec un récit captivant, soi-disant authentique, mais finalement complètement fictif. En fait, il s’agit bien d’un roman, bien que cela ne soit indiqué nulle part dans l’ouvrage.

Ce « mensonge » littéraire lui a valu d’ailleurs quelques problèmes. Le nom de Mack figurait sur la couverture de la première édition, un nom d’auteur qui n’existe pas et que beaucoup de gens voulaient rencontrer. Il écrira dans une annexe ajoutée au livre : « Nous avons donc retranché le nom de Mack comme coauteur du texte. » (p.296)

A cette même page l’auteur confirme malgré tout que : « Les conversations avec Dieu sont parfaitement authentiques. » A vrai dire, après un examen minutieux du livre, je suis parvenu à la conviction que quelques conversations avec Dieu sont probablement les siennes, ses propres notes spirituelles qui ont permis l’amorçage d’un récit. A mon avis les autres conversations avec Dieu, les plus profondes, ne viennent pas de lui, mais d’autres chrétiens, et en particulier du Pasteur Wayne Jacobsen dont le nom ne figure pas comme coauteur, hélas. Nous reviendrons plus loin sur ce sujet scabreux.

2. Le Dieu trinitaire

Mack, le faux coauteur du livre (puisqu’il n’existe pas), rencontre de manière inattendue dans cette cabane : Dieu le Père sous la forme surprenante d’une femme robuste Afro-Américaine; Dieu le Saint-Esprit, une femme de petite taille, manifestement asiatique ; puis un homme cette fois, Dieu le Fils (Jésus), originaire du Moyen-Orient. (p.92 à 94)

Dieu le Saint-Esprit, une femme asiatique ? J’offre mille euros à celui qui me montrera le Saint-Esprit sous forme humaine dans la Bible, de la Genèse à l’Apocalypse. Pourtant, la Bible est un livre de rencontres, d’expériences vécues, et depuis des millénaires, personne n’a rencontré le Saint-Esprit sous forme humaine. Sauf pour un seul être humain : Paul Young, un chrétien baptiste se disant « pas très religieux ». Etrange !

Par ailleurs, je ne m’étendrai pas sur le problème que pose la doctrine de la Trinité chrétienne, une doctrine inconnue de la première Eglise. Ce serait trop long pour développer le sujet ici. Cependant, il me semble nécessaire de considérer quelques points particuliers.

En effet, cette description de Dieu dans ce livre donne une image erronée de la divinité. Jésus-Christ a dit : « Personne n’a jamais vu Dieu (Le Père) » (Jean 1 : 18) Voilà une déclaration simple, confirmée par un apôtre disant que Dieu « Habite une lumière inaccessible, qu’aucun homme n’a vu et ne peut voir. » (1Timothée 6 : 16)

Si Dieu est inaccessible et que personne ne peut le voir, pourquoi laisser entendre au lecteur tout le contraire ? Par ailleurs pourquoi présenter Dieu sous la forme humaine d’une femme noire Afro-américaine, des écouteurs sur les oreilles, écoutant de la musique funk? (p.102) C’est passablement réducteur, très réducteur même de présenter Dieu ainsi ! N’a-t-il pas dit à son peuple : « Tu t’es imaginé que je te ressemblais ; mais je vais te reprendre … » (Psaume 50 :21) Lorsque l’imagination humaine ne s’aligne pas sur la Parole de Dieu, on en arrive, comme dans ce roman, à propager une image complètement erronée du Maître de l’univers !

Lorsque Moïse rencontra Dieu en personne sur le mont Sinaï, Dieu lui dit : « Ne t’approche pas d’ici, retire tes sandales car l’endroit où tu te tiens est une terre sainte. » « Il ajouta : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob », « Moïse se cacha le visage car il avait peur de regarder Dieu ». (Exode 3 : 5,6)

Quel contraste avec le dieu de La Cabane mettant au four sa pizza !!!

3. Un dieu limité

Paul Young, l’auteur du livre, affirme que ses notes personnelles sur sa rencontre avec Dieu sont authentiques. Mais on pourrait se demander qui a-t-il rencontré ?

Son dieu lui aurait dit : « Je suis un seul Dieu et je suis trois personnes (…) Si je n’étais qu’Un seul Dieu et Une seule personne, quelque chose de sublime, voire même d’essentiel te ferait défaut dans ton univers. (L’amour entre deux êtres) Tu comprends, n’est-ce pas, poursuit-elle (Papa), que si je n’avais pas quelque chose à aimer – ou plus exactement, quelqu’un à aimer – (…) je serais incapable d’amour ? Ton Dieu serait incapable d’aimer. » (p.113, 114)

Dieu, incapable d’aimer ? Sans avoir auprès de lui un être divin qui soit son semblable ? Quel dieu étrange ! Cela nous fait penser aux dieux de l’Olympe, rarement seuls afin de pouvoir exister… Un dieu limité, incapable d’aimer dans un contexte donné ! Non, décidément ce n’est pas le Dieu de la Bible ici.

Monsieur Paul Young a dû frapper à la mauvaise porte. Le Dieu de la Bible « est amour ». (1 Jean 4 : 16) Il n’est pas dit qu’il « a » de l’amour, à l’image d’un être humain qui a besoin d’un vis-à-vis pour aimer. Non, il EST amour, il est hors de l’espace et du temps, la Source illimitée de l’amour. Il nous dépasse complètement « puisque ni le ciel, ni même les cieux des cieux ne peuvent le contenir. » (2 Chroniques 2 : 5)

Si Dieu a des besoins et des manques lorsqu’il se retrouve seul, alors il est un homme fait à notre image qui a besoin d’un vis-à-vis pour aimer. Quel est donc ce dieu de La Cabane manifesté à Paul Young ?

4. Le nom que Dieu aime « Tu peux m’appeler Elousia.

  • - Elousia ? fit Mack, sans comprendre.
  • - Bon, d’accord, tu n’es pas obligé de m’appeler Elousia ; c’est juste un nom que j’aime et qui a beaucoup de signification pour moi. » (p.95)

    L’hébreu est le langage que Dieu a choisi pour exprimer sa pensée. Même la grammaire hébraïque est conçue pour véhiculer un langage spirituel. Il est curieux de voir ici l’attrait que le dieu de Paul Young possède pour un nom qui ne provient pas de l’hébreu. Tous les noms de Dieu dans la Bible sont des noms hébreux. Ils sont nombreux et magnifiques.

Dans le nom Elousia, seul « El » est hébreu, une contraction du nom « Élohim » ; « Ousia » est un mot grec signifiant « essence d’être » provenant surtout des écrits de Platon. Il s’agit-là d’une association étrange, un mélange de deux mots provenant de deux langues différentes n’apportant rien de plus que les noms bibliques de Dieu dont le sens est nettement plus profond.

De plus, sur le plan religieux, Elousia est une icône orthodoxe. Une icône représentant une vierge de tendresse …, pour évoquer la tendresse de la vierge Marie.

Un objet d’adoration et de vénération ! Décidément, le dieu de La Cabane fait de curieux choix, lorsqu’on sait l’aversion du Dieu de Moïse pour la vénération d’images exprimée dans le 2° commandement (Exode 20 : 4 à 6).

Disons plutôt, que j’ai quelques doutes sur la conception de Dieu que Paul Young (chrétien évangélique Baptiste) cherche à nous faire connaître.

Les mots peuvent créer des images mentales pour beaucoup de lecteurs, surtout dans un roman destiné à parler de Dieu…

5. Pas de hiérarchie dans la Création !
« – Une hiérarchie ? Quelle horreur ! dit Jésus.

- En tout cas, se serait contraignant, ajouta Papa (…) Nous n’avons aucun besoin de dominer les autres, car nous recherchons toujours le meilleur. Une voie hiérarchique n’aurait aucun sens pour nous. La hiérarchie, c’est ton problème, pas le nôtre. » (p.136, 137)

Le dieu de Paul Young a horreur de la hiérarchie, sous prétexte que l’être humain en a fait mauvais usage ! Etrange, car c’est Dieu lui-même qui a institué la hiérarchie dans sa Création.

Une société sans chef sombrerait dans l’anarchie. La hiérarchie est essentielle à toute forme d’organisation. Une entreprise a besoin de prendre des décisions importantes. Sans décideur, sans responsable, une entreprise déclinerait rapidement.

Il est vrai que l’être humain en fait souvent un mauvais usage. Mais Dieu n’a jamais mis en place des chefs pour qu’ils dominent ses semblables. La hiérarchie selon Dieu est conçue pour produire des responsables qui fonctionnent dans le respect des autres.

Etre responsable ne signifie pas dominer, écraser, ôter la liberté. Dieu n’a pas institué de dictature.

Dans le gouvernement même de Dieu, il existe une hiérarchie, car il est écrit que « Jésus-Christ qui est monté au ciel, a reçu la soumission des anges, des autorités et des puissances et se trouve à la droite de Dieu. » (1 Pierre 3 : 22) Dieu a institué un système hiérarchique dans sa création pour établir l’ordre. Il est écrit : « Que chacun se soumette aux autorités qui nous gouvernent (…) Celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi … » (Romains 13 : 1,2) L’important est que cette hiérarchie s’exerce avec respect et dignité, alignée sur les directives divines.

Lorsque Dieu est apparu à Josué, il lui dit : « Je suis le chef de l’armée de l’Eternel, j’arrive maintenant. » Josué tomba le visage contre terre, adora et dit : « Que dit mon Seigneur à son serviteur ? » (Josué 5 : 14) N’y a-t-il aucune trace de hiérarchie ici ? Une armée peut-elle être efficace sans avoir de chef ?

Dans la conception anarchiste, « la liberté est absence de contraintes « et l’individu est celui qui n’est pas soumis à des contraintes extérieures à lui-même. Par conséquent, pour un anarchiste, la hiérarchie est une horreur ! Comme pour le dieu de La Cabane !

Le mot anarchie vient du grec « anarkia », qui signifie « absence de chef ». Le dieu de Paul Young serait-il anarchiste ? Etrange !

6. Le mal, une absence de bien !

Dans sa conversation sur le bien et le mal, Sarayu (L’Esprit Saint) s’adressa à Mack en ces termes : « Mal, est un mot qui nous sert à décrire l’absence de Bien, tout comme le mot « ténèbres » décrit l’absence de Lumière, et celui de « mort », l’absence de Vie. » (p.154)

Le mal serait donc une absence de bien! Voilà une étrange définition du mal complètement absente de la Bible.

Cette conception était très répandue, il y a environ 3000 ans dans la pensée Mazdéenne (religion Perse qui vénérait le dieu Ahura-Mazda) : « Seul le Bien existe, le Mal n’est que l’absence du Bien. »

Marcel Mario Foléna dans « A la recherche de la lumière » (Comment je suis devenu Occultiste et Spirite) a développé ce concept qu’il exprime ainsi : « Mais le mal n’est que l’absence de Bien, comme l’obscurité n’est que l’absence de lumière. » (Tome 3)

Etrange coïncidence, mot pour mot, avec les explications du dieu de Paul Young dans sa Cabane !

On trouve également cette notion chez Thomas d’Aquin (Théologien catholique) dans sa thèse sur « le mal, absence du bien » (« Malum non est existens neque bonum »). Une thèse dont tout le monde sait qu’elle s’appuie sur les écrits d’Aristote !

Etrange, ce dieu de La Cabane qui puise ses sources dans les méandres de la philosophie grecque …

7. Le pouvoir de l’imagination

- «Exactement, l’interrompit Jésus. Tu imagines. Le pouvoir de l’imagination est inouï. Elle pourrait à elle seule te rendre identique à nous.» (p.161)

Dans le Nouvel Age, le pouvoir de l’imagination permet d’obtenir à peu près tout ce qu’on veut car : « L’imagination stimule la volonté et dirige le flux de l’Energie Universelle. Elle donne le pouvoir de l’invisibilité et de l’éveil des chakra (centres psychiques). Par l’imagination, on peut devenir invulnérable à toute attaque de l’intérieur et de l’extérieur. Elle a une puissance incalculable et, alliée à la volonté, elle peut tout accomplir. » (Site Alchimia Magazine – Esotérisme)

Et par conséquent pour le Jésus de La Cabane nous pouvons devenir IDENTIQUES à Dieu, grâce à l’imagination et à ELLE SEULE ! Je ne pense pas que Jésus préconise des techniques semblables à celles du Nouvel Age !

N’est-il pas écrit dans la Bible : « Que le Dieu de la paix vous conduise lui-même à une sainteté totale et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irréprochable, lors du retour de notre Seigneur Jésus-Christ. Celui qui vous appelle est fidèle, c’est aussi lui qui le fera. » (1 Thessaloniciens 5 : 23, 24)

Le Dieu de la Bible ne parle pas de l’imagination ici, mais du pouvoir de Jésus-Christ qui opérera LUI-MEME cette transformation complète. S’appuyer sur Jésus-Christ et mettre en pratique Sa parole, plutôt que compter sur ses propres efforts, facilite grandement cette démarche de transformation intérieure. Ceci constitue tout l’attrait exceptionnel du message des Evangiles.

Prenez garde à la technique de la visualisation du Nouvel Age, elle est un danger réel et un frein à une croissance spirituelle dans une vie libérée…

Décidément, le dieu de La Cabane est un dieu qui fait des choix bien étranges!

8. Les commandements n’exigent plus rien

« Jésus a retiré de la loi toutes ses exigences (…) – Veux-tu dire que rien ne m’oblige à observer les commandements ? (…) – Exactement, EN Jésus, tu n’es soumis à aucune loi. Tout est juste et bon. (…) Observer la loi, c’est annoncer ton indépendance, ton refus de lâcher prise » (p. 232, 233)

Franchement, dans le contexte mondial actuel ou règnent la violence, la haine et la corruption, si le monde entier « observait » les 10 commandements, la vie serait certainement plus paisible. Qu’en pensez-vous ?

La Bible dit: «Nous savons que la loi est bonne, pourvu qu’on en fasse un usage légitime.» (1 Timothée 1 : 8) Il est vrai que beaucoup de «légalistes» chrétiens font un mauvais usage des commandements, mais ce n’est pas une raison pour jeter le bébé avec l’eau du bain».

Sans entrer dans le débat de « la loi et de la grâce » je laisse à votre réflexion deux textes bibliques :

« En effet, l’amour envers Dieu consiste à respecter ses commandements. Or, ses commandements ne représentent pas un fardeau, puisque tout ce qui est né de Dieu remporte la victoire contre le monde. » (1 Jean 5 : 3, 4)

« C’est ici qu’est nécessaire la persévérance des saints (les croyants) qui gardent les commandements de Dieu et la foi en Jésus. » (Apocalypse 14 : 12)

Même chez un chrétien « né de nouveau », tout n’est pas « juste et bon » dans ses modes de pensées et de comportements. Il a besoin lui aussi d’une ligne de conduite qui lui permettra de s’aligner sur la Parole de Dieu et ses commandements.

Paul Young, préconise dans son roman une relation directe avec Jésus-Christ, ce qui est une bonne chose. Mais cette relation directe peut vite devenir subjective et sujette à erreur si la Parole de Dieu et ses commandements ne l’encadrent.

Ceux qui veulent communiquer avec Dieu, doivent le faire en ESPRIT et en VERITE (Jean 4 : 24) Pas en ESPRIT seulement, sans la VERITE ; ni en VERITE seulement, sans l’ESPRIT. C’est dans l’équilibre des deux que l’on trouve le chemin de la Vie.

Décidément, le dieu de La Cabane est bien surprenant en proposant une relation avec le divin, sans aucun cadre …. Tout en « ressenti » … Un dieu New Age ?

9. Aura et parapsychologie

  • « Mackenzie, tout être émet un motif unique de couleurs et de lumière. Chacun de ses motifs est différent et aucun ne se répète. Ici, nous pouvons réellement nous voir les uns les autres, et voir signifie, entre autres, que la personnalité et les émotions de chacun se traduisent par des coloris et une lumière visibles. »
  • (…) Non seulement nous sommes capables de percevoir l’unicité de chacun par sa couleur et sa lumière ; mais nous pouvons réagir les uns aux autres par ce même moyen. » (p. 243)
  • (…) Cette aura témoigne non seulement de l’unicité de votre personnalité, mais aussi de l’unicité de votre relation et des émotions que vous vivez à cet instant. » (p. 244)

En parapsychologie, « percevoir l’aura, c’est percevoir une vision extrêmement précise de la personne qui se trouve en face de vous, voire de vos affinités avec elle. » (Comment voir et lire l’Aura – Emmanuelle Morgane)

Selon le site : http://web-paranormal.com/ « L’aura est un concept de l’ésotérisme et du New Age. Le terme désigne un contour coloré, comme un « halo de lumière » autour d’un corps ou de la tête et qui serait la manifestation d’un champ d’énergie ou d’une force vitale. »

Bravo Mr Paul Young d’inciter vos lecteurs chrétiens à découvrir le caractère et les émotions des personnes par la perception médiumnique de l’aura ! Nous sommes ici, dans un monde tout différent de la foi en Dieu, thème général du livre.

Cela peut être tentant pour certaines personnes de découvrir ce pouvoir extra sensoriel, en lisant l’ouvrage de Paul Young. Pour les chrétiens ces pages constituent un véritable piège pour leur vie spirituelle (lire 2 Chroniques 33 : 6), voire même les mettre sous l’influence direct avec des esprits du monde des ténèbres (je peux en témoigner).

En effet, pour percevoir l’aura d’une personne, il est nécessaire de suivre une formation en parapsychologie et de développer un don de voyance. C’est en quelque sorte le 3°œil utilisé par les mystiques passionnés de sciences occultes.

Décidément, dieu le Père (cette grosse femme afro-américaine) de La Cabane est un étrange personnage qui ne m’inspire pas confiance.

En conclusion : je suis persuadé que cette rencontre avec Dieu dans La Cabane est entièrement fictive, inventée par l’auteur et par ses amis dont l’un est cinéaste. Les «conversationsavec Dieu» dont les propos sont réellement édifiants sur le plan spirituel, proviennent, selon moi, très peu de l’auteur lui-même. Mais beaucoup plus de son « ami » le Pasteur Wayne Jacobsen qui a collaboré grandement à l’élaboration de cet ouvrage.

Ce dernier a consacré une année et demie de son temps pour réécrire La Cabane. Or, Wayne Jacobsen est connu aux Etats-Unis pour avoir écrit des livres d’édification spirituelle à grand succès. Il s’agit d’un homme profondément consacré, écoutant de la voix de Dieu. Sa vie est entièrement vouée à aider les gens pour accéder à la liberté dans l’amour du Seigneur. Pour s’en convaincre il suffit de lire ses publications sur son site web : http://www.lifestream.org/index.php

Vous serez surpris de trouver dans ses écrits, le meilleur de La Cabane, et bien d’avantage (sans mélange) !

Malheureusement, Wayne ne figure pas comme coauteur du livre en question. On peut même supposer deux points de désaccord entre Wayne et Paul Young :

  1. Le nom de Wayne Jacobsen ne figure pas sur le livre comme coauteur (alors qu’un faux coauteur y figurait à la première édition) On peut associer à ce problème le fait que Paul Young a tiré profit du succès de l’édition en laissant de côté son ami pasteur qui a écrit les textes les plus réconfortants.
  2. Cette mise à l’écart du pasteur Wayne Jacobsen a probablement dégénéré en affrontement puisqu’il y a eu procès au tribunal pour les départager. Ce procès a considérablement affecté Wayne, regrettant de n’avoir pu vivre avec l’auteur du livre le message d’amour écrit en commun.

Finalement, Paul Young a dû écrire ce livre pour sa propre guérison intérieure, profitant des talents des autres en récoltant la manne de l’édition pour lui-même. Désolant!

Compte tenu de toutes ces remarques je n’apprécie vraiment pas la démarche de cet auteur et je ne recommanderai pas à mes amis la lecture de ce livre La Cabane.

Christian Riche

4 janvier 2012 Email: menorah@sfr.fr


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1 Graphou 21 janvier 2012 à 20 h 55 min

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2 welcome 23 janvier 2012 à 11 h 37 min

Christian Riche bravos voilà un très bon discernement…..mon beau père pasteur de l’église réformée me la prêté et je n’ai pas pu aller jusqu’au bout justement à cause de cette séduction qui passe que par les émotions sans aucun repère biblique ….
Que fait on des esprits divinatoires comment savoir qui parle ????
Si vous allez voir certains sorciers… ils ont un langage chrétien mais utilisent les eaux dérobées de la magie et de la sorcellerie pour vous soigner …. (Puits de la source du mal) Ce que fait celui qui a écrit ce livre car comment vous protéger des voix de l’ennemie si vous vous mettez à parler à un dieu que vous ne connaissez pas ?….
Comment faire la part des choses entre la voix de DIEU et les voix des faux dieux de l’ennemie du malin des démons etc…

C’est une récupération frauduleuse du monde des ténèbres et je prie pour que ce livre ….malgré leurs tromperies ……produise des conversions car l’ennemie fait toujours une œuvre qui le trompe.

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3 ChristianJacques 7 février 2012 à 15 h 25 min

Merci pour vos remarques pertinentes. Vous avez écris : « Comment faire la part des choses entre la voix de DIEU et les voix des faux dieux de l’ennemie du malin des démons etc… »
Ma réponse est simples : « Si nous vivons par l’Esprit, laissons-nous aussi conduire par l’Esprit » (Galates 5: 25). La vie par l’Esprit implique l’écoute sensible de la voix de Dieu dans le cœur. Ma femme a acheté ce livre et l’Esprit lui a dit de ne pas le lire. C’est moi qui devait finalement le lire pour y discerner les pièges, qui ne relèvent pas seulement du domaine des idées, mais aussi de l’influence des esprits démoniaques sur les personnes (ce que j’ai ressenti). Par conséquent, il ne peut y avoir aucune conversion possible à Jésus-Christ par ce livre – sinon des émotions d’amour ou de reconnaissance à Dieu qui n’engendrent aucune soumission à la Parole de Dieu. Satan est capable de produire dans le cœur des gens, des sentiments d’amour et d’enthousiasme. Il sait se déguiser en ange de lumière ! Mais il ne poussera jamais quelqu’un à naître de nouveau.
D’où la nécessité d’éloigner les chrétiens d’un tel roman qui crée une fausse communion avec le vrai Dieu Créateur du ciel et de la terre.

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4 pipavil 8 mai 2012 à 6 h 15 min

J’étais pour quelques jours à l’hôpital et j’ai lu « La Cabane ». Je l’ai avalé. Ne connaissant pas “le new age”, j’ai pris toutes les illuminations pour des excentricités ! Positivement, le livre pousse à surpasser les contrariétés de la vie et à pardonner. (J’ai des amis qui se sont pardonné des infidélités suite à cette lecture). C’est dommage qu’il ne pousse pas aussi à la solidarité et à la construction du monde, ceci à cause de sa position simpliste sur les hiérarchies ! En ce qui concerne la trinité, j’aurais voulu que le troisième personnage soit un ange. L’homme, la femme et l’ange sont les trois créatures de Dieu. L’Esprit peut apparaitre sous des formes très diverses, lui qui préside à la diversité de la création. Sophia n’est donc qu’un autre visage de Sarayu, que je vois comme un ange, avec un vêtement diaphane et des pieds qui touchent à peine terre, et pourquoi pas avec un visage asiatique , cela fait penser aux “religions de l’esprit” qui nous viennent d’Asie !! J’aurai toujours un souvenir amusé pour ce conte pour enfant qui pousse à grandir.
Amicalement. Pierre Dehasse, catholique. http://parcoursdefoi.hautetfort.com/

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