MegaUpload.com fermé par le FBI pour violation des droits d’auteur

par Thunderstorm le 20 janvier 2012 · 19 commentaires

dans la rubrique Informatique et internet

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La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre. La communauté internet est en émoi. La justice américaine a ordonné, jeudi, la fermeture du site MegaUpload, la plateforme emblématique et controversée du téléchargement direct sur internet. Le fondateur et trois de ses associés ont été arrêtés en Nouvelle-Zélande.

Le site est accusé de violation des droits d’auteur.

MegaUpload et l’ensemble des sites de son réseau ont été fermés jeudi soir par le FBI et le ministère de la Justice américain. La police fédérale américaine a aussi arrêté 4 suspects en Nouvelle-Zélande dont le fondateur du site de téléchargements gratuits, un Allemand surnommé Kim Dotcom.

Considéré comme l’un des plus grands sites de téléchargement de fichiers au monde, MegaUpload est accusé par les autorités américaines d’enfreindre les lois sur la protection des droits d’auteur. Cette fraude représenterait un manque à gagner de 500 millions de dollars pour les ayant-droit selon les enquêteurs.

Megaupload est l’une des plus importantes plate-formes de partage de fichiers sur internet. Le site compte 50 millions de visiteurs par jour et 150 millions d’utilisateurs inscrits, ce qui représente 4% du trafic internet. Les dirigeants du site Megaupload risquent jusqu’à 20 ans de prison.

Cette fermeture a provoqué une vague de cyber-attaques

En guise de représailles, les pirates du groupe Anonymous ont lancé des attaques informatiques contre plusieurs gros sites américains, dont les sites de la Maison Blanche, du FBI et du ministère de la Justice américain, ainsi que le site d’Universal, l’association professionnelle du disque.

Cette vaste action de la justice américaine intervient dans un contexte de plus en plus tendu entre la communauté web, favorable à un internet libre, et les maisons de disques et les distributeurs de films, favorables aux droits d’auteur. La première grève de l’internet s’est déroulée, cette semaine, en opposition aux projets de loi controversés sur la protection des droits d’auteur.

Suite: rtbf info.be


{ 19 commentaires… lisez-les ci-dessous ou ajoutez-en un }

1 Alexandre 20 janvier 2012 à 23 h 47 min

C’est un peu normal finalement que ce site soit fermé.

Il faudrait préciser dans cet article que tout cela est en rapport avec la très controversée loi « SOPA« .

J’ai pas trop suivi.. mais j’ai vu, comme tous les gens qui suivent l’industrie du web de près, le ramdam qu’a fait cette lois depuis 1 mois.
Le registrar de noms de domaines GoDaddy a vu sa réputation laminée car il a soutenu la SOPA.

Il y a eu un énorme buzz sur le web depuis 1 mois vis à vis de ça… Apparement, Google et Facebook vont être les plus touchés par la loi. Je ne sais pas trop comment.

Avant il y avait le fameux DMCA, devenu obsolète vis à vis du streaming.

Personnellement, j’ai sorti les popcorns, et je regarde le spectacle :)

Je ne vois pas trop ce qu’il y a d’autre à dire d’édifiant vis à vis de cet article… C’est un peu normal que megaupload soit fermé, je me suis toujours demandé depuis des mois comment il ne s’était pas encore fais fermer..
Je ne vois pas ce qu’il y a d’autre à dire sur le sujet…

Haa si… Si vous voulez regarder des films (moi, j’aime bien les films..), il suffit de prendre canal+ pour 30€/mois, ou bien un abonnement à 9€/mois à canal play (video à la demande), et pour une somme modique (que vous récuperez sur votre forfait téléphonique si vous passer chez free à 15,99€), vous pouvez regarder pas mal de films, légalement.
Perso, je préfère la VOD ou canal+ que mégaupload pour regarder des films.. 10€ ou 30€ c’est pas la mer à boire, pour être dans la légalité.

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2 Alexandre 20 janvier 2012 à 23 h 59 min

Ah… sinon oui, une info intéressante qui n’est pas du tout connue en France…
Le streaming, c’est comme Napster il y a 10 ans. Une nouvelle révolution au niveau de l’industrie du film. Donc, les USA sont en avance avec le service netflix http://www.netflix.com
Il n’y a aucun équivalent en France. Pourtant, c’est le 20ème site internet le plus consulté aux USA.
Pour un abonnement de $8/mois à peu près, vous avez accès à un catalogue géant de films en streaming légal.
C’est le « gros truc à la mode » aux USA :)

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3 stigma 21 janvier 2012 à 8 h 39 min

J’ai moi-même téléchargé quelques films il y a quelques années quand les FAI faisaient du téléchargement un argument de vente. Oh le piège ! Depuis j’enregistre les films qui passent à la télé ou bien je vais acheter des DVD à 2 ou 3 € dans un Cash Converter quelconque. Il suffit d’attendre quelques mois pour avoir des films très récents. Je vais rarement au cinéma car en famille, la soirée fini par revenir assez cher surtout s’il faut louer des lunettes 3D.
Alexandre tu as raison, le téléchargement illégal reste du vol.
En tant que chrétiens nous nous devons d’éviter ces embûches que Satan présente régulièrement devant nous. Et puis en fin de compte, avant chaque action de notre part, posons nous la question rituelle :
« Que ferait Jésus à ma place ? »

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4 Thunderstorm 21 janvier 2012 à 13 h 40 min

J`ai mis cet article pour nous sensibiliser à ce genre de pratique.
Ayant succombé moi-même à ce genre d`appât .

Maintenant bien des choses m`attristent et là je pense tout spécialement aux tubes chrétiens dont nous copions l`œuvre musicale ou nous ajoutons également nos images perso.

Tenez, prenons en exemple le groupe Exo que nous visionnons sur le géant Youtube.

Et là, sur Youtube, nous lisons également les commentaires en bas des vidéos copier ou pirater

Des commentaires du genre

————>>>

Oh Gloire à Dieu, ou Que Dieu nous bénisse au travers de cette chanson,

j’aime trop cette chanson j’aime trop les Exo éclats que Dieu vous bénisse, mes frères en Christ.

Oui, Seigneur, je veux n’être qu’à toi, prends-moi et prends ma vie, je suis à toi !!!!

Et là, l`auteur de la vidéo qu`il a piratée a eu le culot de pousser l`audace jusqu`à écrire le commentaire suivant: (Et que le groupe Exo nous apprenne à aimer Dieu plus que tout au monde! )

Quelle aberration, quelle tragédie, et surtout quelle ignorance!

Appelons le piratage par son vrai nom: C`est du vol.

Je me demande sérieusement où nous allons, nous les croyants, dans le domaine des droits d`auteur ???

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5 valerio 21 janvier 2012 à 14 h 27 min

Et après certains se plaindront de ne pas avoir assez de temps à passer dans la présence de Dieu ! Faut choisir !

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6 Michel 21 janvier 2012 à 18 h 12 min

Concernant les oeuvres chrétiennes (livres, musique, films, etc.) : nous avons reçu gratuitement, donnons donc gratuitement. Nous ne sommes pas du monde. On ne peut servir Dieu et Mammon.

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7 Thunderstorm 21 janvier 2012 à 19 h 09 min

Michel, je ne suis pas d`accord avec ton approche,

Produire un livre, une musique, un film de qualité comporte un coût.

Faudrait cesser de balancer Dieu et Mammon à tord et à travers si vous voulez mon humble avis et replacer le tout dans le bon contexte.

Si un musicien a travaillé de longues heures, des jours, voire des mois, afin de nous présenter une oeuvre de très grande qualité alors je dis qu`il mérite son salaire.

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8 Michel 21 janvier 2012 à 22 h 22 min

Dans le NT il n’y a pas de professionnel de la foi. Paul travaillait pour gagner sa vie. Il méritait son salaire en faisant des tentes, mais son travail pour le Seigneur était gratuit. Désolé Thunderstorm, mais ta réponse n’est pas biblique.

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9 domy 22 janvier 2012 à 10 h 22 min

Michel, je serais assez d’accord avec toi en ce qui concerne la marchandisation de l’expression de la foi et ses produits dérivés, mais je serais plus nuancé sur sa gratuité selon que Paul écrit :

Tu ne muselleras point le boeuf quand il foule le grain. Dieu se met-il en peine des boeufs, ou parle-t-il uniquement à cause de nous ? Oui, c’est à cause de nous qu’il a été écrit que celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui foule le grain fouler avec l’espérance d’y avoir part.

Celui qui reçoit un salaire pour son travail fait bien:

« Ou bien, est-ce que moi seul et Barnabas nous n’avons pas le droit de ne point travailler? Qui jamais fait le service militaire à ses propres frais? Qui est-ce qui plante une vigne, et n’en mange pas le fruit? Qui est-ce qui fait paître un troupeau, et ne se nourrit pas du lait du troupeau? Ces choses que je dis, n’existent-elles que dans les usages des hommes? la loi ne les dit-elle pas aussi? Car il est écrit dans la loi de Moïse: Tu n’emmuselleras point le boeuf quand il foule le grain. Si nous avons semé parmi vous les biens spirituels, est-ce une grosse affaire si nous moissonnons vos biens temporels. Si d’autres jouissent de ce droit sur vous, n’est-ce pas plutôt à nous d’en jouir? »

Celui qui n’use pas de ce droit fait mieux:

« Mais nous n’avons point usé de ce droit; au contraire, nous souffrons tout, afin de ne pas créer d’obstacle à l’Évangile de Christ. Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l’autel ont part à l’autel? De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’Évangile de vivre de l’Évangile. » (1 Corinthiens 9 : 6 – 14) Si nous avons semé parmi vous les biens spirituels, est-ce une grosse affaire si nous moissonnons vos biens temporels. »Cependant je ne me suis point prévalu d’aucune de ces choses, et je n’écris pas même ceci afin qu’on en use de cette manière envers moi, car j’aimerais mieux mourir, que de voir que quelqu’un anéantît ma gloire.

Aujourd’hui apparaissent des notions qui n’existaient pas, telles que la propriété intellectuelle et le patrimoine immatériel, permettant à un auteur de taxer le bénéficiaire.
En France, concernant ce que l’on appelle la louange dans les assemblées évangéliques, des associations éditent des recueils de chants taxant les groupes et fédérations d’églises en fonction des cantiques chantés en assemblée, en reversant les droits d’auteur. Une sorte de SACEM chrétienne.
Mais ne rapportant pas assez, c’est aujourd’hui chaque assemblée appartenant à ces groupes et fédérations, qui est taxée.

On peut comprendre que l’auteur touche des droits, mais jusqu’où cela ira?
Jusqu’où ira la notion de propriété intellectuelle ?
La prédication ? Les études bibliques ? L’inspiration prophétique ? La pensée divine ? Jusqu’où ?

Les systèmes chrétiens répondent-ils à leur vocation en taxant les croyants, au titre de ce qu’il faut bien d’abord appeler: Le patrimoine spirituel.

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10 Nicolas K. 22 janvier 2012 à 19 h 25 min

Deux questions, dont une pour laquelle j’attends réellement une réponse:

1. Un chrétien peut-il se joindre à certaines actions des Anonymous ?

2. Qui est l’auteur d’un cantique spirituel ? Dieu ou l’homme ? Si c’est Dieu, comment réclamer «l’appartenance» de ce cantique ? Vous imagineriez le roi David traîner devant le sanhédrin quelqu’un qui aurait partagé l’un de ses psaumes sans son autorisation ? Qu’en serait-il de la Bible si Paul avait réclamé des royalties sur chaque diffusion de ses épîtres ?

Ah, la polémique qui du «copyright chrétien»… Un jour il va falloir qu’on se pose la question: «Quel est l’objectif de nos chants chrétiens?».

Si la réponse est «adorer Dieu» ou «toucher le cœur des hommes en les amenant à adorer Dieu par le chant», il est alors inimaginable de chercher à se faire de l’argent là-dessus. Le piratage de musique chrétienne n’existe pas du simple fait que l’adoration et la louange appartiennent à Dieu.

Maintenant, en tant que personnes responsables, ayant conscience du coût de l’enregistrement et la production d’un CD/DVD/Livre/etc., et ayant des moyens financiers, il est de notre devoir de soutenir nos frères et sœurs qui réalisent ce travail, que ce soit par des dons ou par l’achat de leurs œuvres.

Quant à ceux qui seraient prêts à me dire qu’ils sont les auteurs (dans le sens à l’origine de l’inspiration) de leurs œuvres, et qu’ils désirent se faire de l’argent dessus, qu’ils le signalent, je n’écouterais ni lirais plus celles-ci, encore moins les achèterais.

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11 nicolas 23 janvier 2012 à 16 h 41 min

Je ne partage pas l’avis de Dan, qui est malgré tout posteur sur blogdei. Cela montre bien que nous n’avons rien à craindre des opinions contraires.

Ceci dit, et entre parenthèse, l’autre cas de figure n’est pas vrai: ceux qui vivent de leur copyright nous vouent une haine FAROUCHE, nous censurant et faisant derrière-nous la politique de la « terre brûlée ». C’est que d’après eux (là je ne parle pas pour Dan bien évidemment), notre position mettrait en doute leur « business ».

Mais levons d’abord quelques incompréhensions concernant les « marchands du Temple ». Jésus est passé la veille dans le Temple de Jérusalem. Il a « tout considéré ». En revenant, manifestement consterné, Jésus a maudit un figuier, dont ce n’était pourtant pas la saison de produire des figues, montrant par là que Dieu attend de Son peuple qu’il produise ce fruit surnaturel (cf. Apocalypse) dont jusqu’aux feuilles servent à la guérison des nations: RIEN ne se perd dans l’économie de Dieu. C’est donc le LENDEMAIN que Jésus, revenant au Temple, en a chassé les VENDEURS DE PIGEONS, ou plus exactement les changeurs. Qu’es-ce que cela signifie? Cela signifie que les PIGEONS n’étaient autorisés que pour ceux qui n’avaient pas assez d’argent pour offrir un véritable sacrifice. Mais il n’est parlé que de changeurs pour les pigeons. Comprendre alors que le business qui fleurissait dans le Temple était basé essentiellement sur de piètres sacrifices, des sacrifices qui ne coûtaient rien, comme ces cierges votifs que l’on trouve partout dans les « sanctuaires » religieux? Il me semble que Jésus condamnait le fait de cautionner ces sacrifices « qui ne coûtent rien », et qui sont totalement à l’opposé de l’esprit de la Bible et de l’exemple de David et des prophètes.

Et en cela, je fais un parallèle avec cette musique chrétienne assez médiocre qui pullule, avec ces multitudes de gens (regardez sur Facebook) qui se disent « chantres », et dont certains le sont peut être. Je me suis réjoui de ce que, l’argent manquant, le groupe Exo devait retourner à ses racines: le simple fait de chanter en « spectacle vivant », dans des églises.

(j’interromps mon message, mais j’ai déjà abordé cela et je suis prêt à continuer à en débattre, mais nous l’avons déjà fait ici, notamment sur les articles « Copyright et écrits vains » et sur « Mp3 et musiques chrétiennes, une réponse à Didier Biava », que celui qui a le temps reposte ici les liens svp !)

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12 Michel 23 janvier 2012 à 20 h 54 min
13 nicolas 23 janvier 2012 à 23 h 48 min

Sur le sujet du piratage, je vous suggère l’utilisation de Netflix qui ne va pas tarder à arriver en France et qui, pour moins de 7 euros / mois, vous donnera accès à une gigantesque catalogue de films pour toute la famille. Pensez donc: pour la moitié du prix d’un DVD, on a plein de films… Pour l’instant, cela ne marche qu’avec un VPN « louant » une adresse IP américaine (50 dollars / an) et un abonnement souscrit aux USA (8 dollars / mois). Il y aura un avant et un après Netflix, comme il y aura un avant et un après Free mobile… Même le petit commerce chrétien est menacé et, quelque part, cela ne me dérange pas. A quoi servent-ils?

Je connais un département français qui compte une vingtaine d’éditeurs évangéliques, avec une vingtaine de bureaux, de directions, de secrétaires, etc. A-t-on vraiment les moyens de se permettre cela? Parfois, cela frise le ridicule…

A lire ici:
http://www.pcinpact.com/news/66443-netflix-france-marche-trop-regule-svod.htm

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14 Bible 24 janvier 2012 à 0 h 51 min
15 Alexandre 24 janvier 2012 à 21 h 51 min

Je réagis au commentaire #11

Je remarque qu’en effet, Blogdei est encore et toujours dans la phase de « dénonciation ».
De mon côté, je ne vois pas l’intérêt de ruminer encore et toujours les même phrases de dénonciation de tout ce qui ne va pas, si cela n’apporte rien de nouveau dans la compréhension.

Moi, mon cheval de bataille est le rapport qu’on les gens à notre époque avec les technologies de l’information en général, et en particulier avec les technologies actuelles qui tournent autour du phénomène des réseaux sociaux.
Je suis dans l’ensemble contre les usages actuel que font les gens des réseaux sociaux.
Maintenant, je ne pense pas que cela serve tant que ça de rabâcher constamment que je suis ces usages des réseaux sociaux. J’ai eu l’occasion à quelques reprises d’exprimer ma pensée dans diverses circonstances, maintenant, si je ne ferai que revenir constamment sur ce sujet pour dire les même choses (sans vraiment apporter quelquechose d’instructif nouveau), cela serait vraiment triste pour moi. Je passerai pour l’idiot utile d’une part, pour le gars qui est amer et aigri d’autre part, et finalement pour celui qui n’arrive à exister qu’en étant en contradiction avec une chose.

« Le fanatisme, c’est ne jamais changer d’idée, et ne jamais changer de sujet ».

D’autre part, et le plus important, je pense que la meilleure manière de changer les choses, ce n’est pas de rabacher constamment « c’est pas bien ce qu’ils font, ils ont tord, etc »… Car cela ne sert à rien du tout. Ces discours n’accrochent personne, et l’être humain n’est en général pas attiré ni réceptif aux discours qui critiquent tout.

Si vous souhaitez vraiment être efficace dans vos convictions (que je ne partage quasiement pas sur vos propos sur le copyright, la gratuité, etc), mais si vous souhaitez être efficace, vous devriez plutôt songer à devenir des leaders et des initiateurs, des modèles, dans une façon alternative de produire du contenu de qualité (chants, CD, …), selon votre approche alternative.
Vous aurez beaucoup plus de chance de faire passer vos convictions de cette manière, car honnêtement, je me demande qui lit encore toutes ces critiques sur « l’industrie chrétienne ».

Plutôt que de parler sans cesse du sujet (pour ne pas dire grand chose, il faut avouer, car quand je lis certains commentaires du genre « il faut que tous les CD chrétiens soient gratuits », je me dit que y’en a qui sont quand même graves…)

Bref, plutot que de parler sans cesse du sujet sans vraiment aller quelque part, pourquoi ne pas transformer votre énergie que vous mettez dans toute votre rédaction, en énergie autour d’un projet qui irai dans le sens de ce que vous dîtes ?
Si ce projet marche, et bien vous n’aurez plus besoin de réagir constamment en critiquant ceci ou cela, mais vous auriez de la vraie matière pour inspirer d’autres personnes, et être concrets dans ce que vous pensez.. non ?

Car franchement, je me demande qui lit encore ces textes ou tout le monde dit que tout doit être gratuit…

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16 Alexandre 24 janvier 2012 à 22 h 20 min

Je veux juste rajouter qu’en dehors du fait que je ne partage pas vos points de vue sur le copyright, la gratuité, etc, je partage un certain nombre de vos points de vue sur le fait qu’en effet, la « professionnalisation à outrance » de l’industrie chrétienne en France tends à développer du contenu qui est répétitif, et qui peut perdre beaucoup en « spontanéité » et « authenticité » (c’est dailleurs la raison de ma présence ici, car je vous rejoins sur certains points sur le fond).

Mais cela dit, je ne vois pas l’intérêt de se noyer dans ces critiques.. Critiquer est à la portée de plus ou moins tout le monde. Le challenge est bien autre part. Le challenge, c’est de justement s’envoler au dessus des nuages, et devenir soi même un modèle et un initiateur de ce que l’on croit. C’est la le vrai leadership, que très peu de gens arrivent à développer. Et c’est ce genre de leadership qui doit émerger pour apporter quelquechose de plus, de plus grande valeur, que ce que vous essayer de dénoncer.

Et je suis sur que quand ce genre de leadership émerge, parmi les gens qui sont « prisonniers » de ce fonctionnement industriel que vous dénoncez, beaucoup ne demanderont qu’a emboiter le pas.

Je pense que notre époque n’a pas tant besoin de dénonciation de ci ou de ca, mais de vrais leadership authentiques et spontanés, qui se situent eux même hors de ce « règne de l’argent », etc etc…
et c’est vrai qu’aujourd’hui, ce genre de leadership est bien absent. Un beau défi a relever ?

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17 Carole 26 janvier 2012 à 18 h 30 min

Nikolas K, pour répondre un peu à l’une de tes questions (post 10) voici un exemple vécu :

Lorsque Georges Müller reçu la conviction qu’il devait mettre par écrit  » le Récit » de ce que le Seigneur avait accompli au travers de sa vie pour les milliers d’orphelins, il a d’abord longuement prié afin d’être certain de la pureté des motivations de son coeur. Puis, bien que très occupé, il utilisa le moindre temps libre pour mettre par écrit ce que le Seigneur lui montrait sans aucunement comptabiliser ses heures et sans rien demander à personne qu’à Dieu. Lorsqu’il eu terminé, à cette époque (1836 ) il lui manquait une grosse somme pour payer les 25 000 francs qu’avait besoin l’orphelinat sans compter le prix de l’impression du  »Récit ».

Le 28 mai il écrit :  » J’aimerai que mon livre ne sorte pas de presse sans que j’aie reçu du Seigneur le dernier franc pour avoir le précieux privilège d’en témoigner dans cette publication…..C’est pourquoi je veux répéter à la gloire de Dieu à Qui je suis et Que je sers, que chacun des francs de cette somme et que tous les objets mobiliers ont été reçus sans que rien n’ait été demandé à personne qu’à Lui. La chose à laquelle nous devons très particulièrement prendre garde en priant, c’est de croire que nous recevrons comme il est dit dans l’ Evangile de Marc :

 » Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous le recevrez et il vous sera accordé. »

Les semaines qui suivirent de multiples dons, petits et grands affluèrent de diverses manières jusqu’à compléter la somme globale demandée.
Le 15 août les premiers 500 exemplaires du  » Récit » payés sortirent de presse.

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18 dimi 28 janvier 2012 à 23 h 23 min

Puisque Stigma pose la question : « Et puis en fin de compte, avant chaque action de notre part, posons nous la question rituelle :
« Que ferait Jésus à ma place ? » » = il me semble que Jésus avait des choses bien plus importantes à faire que de regarder des films – prier, guérir, délivrer, enseigner, reprendre, corriger, instruire, réveiller des morts, etc. – que ce soit en circuit légal ou pas.

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19 dimi 28 janvier 2012 à 23 h 59 min

Thunderstorm nous dit ceci : « Appelons le piratage par son vrai nom: C`est du vol. » = c’est la réaction courante mais je vous encourage à aller plus loin dans la réflexion. Sans pour autant vouloir défendre les copies numériques ou autre. Cette vision me parait trop simpliste et peut-être même fausse.

En tant qu’auteur de livre, je vous informe que je touche des droits pour copie que me verse l’état, droits qui sont prélevé sur les taxes que tout un chacun paye en achetant des produits numériques tel que clé USB, CD enregistrable, disque dur, cassettes, etc. Ces taxes génèrent des millions d’euros à l’état et sont reversés aux artistes en proportion de leur production. Autrement dit, vous payez des taxes pour avoir le droit de faire des copies, mais par ailleurs, on vous dit que c’est du vol de copier.

Etrange, non ? pour moi, plus j’y pense, plus cette affaire sans le souffre de Mammon…

Pour nous éviter de rester superficiel, nous permettre une réflexion de fond et une recherche d’équilibre, il faut ajouter quelques éléments à ces questions. Il faut différencier la loi de Dieu qui nous parle de voler : c’est à dire prendre quelque chose à son prochain et ainsi l’en priver. Dans le cas du numérique, la réalité est très différente. Quand quelqu’un fait une copie numérique (téléchargement ou autre), il ne vole rien à personne puisqu’il ne prive personne d’un bien lui appartenant. Que fait-il de mal alors ? Bien plus, qui a défini cette notion de mal qu’il fait ? Des hommes à l’intelligence obscurcie qui respirent l’appât du gain ? De nouvelles lois humaines qui ne sont pas fondées sur la pensée de Dieu mais sur la spéculation (appelée « manque à gagner ») ? Deux choses se passent : d’abord la transgression d’une loi d’état interdisant la copie (tout en rémunérant les auteurs pour droits de copies). Ensuite, l’absence d’achat d’un bien (disque, DVD, cinéma).
Notons ici que ne pas acheter un bien n’est pas une faute en soi.

Plus j’y pense, plus ça sent l’esprit tordu et pervers cette affaire…

Il y a donc transgression d’une loi humaine qui doit être analysée à la lumière de la Parole de Dieu pour confirmer son rapport à la justice ET le manque à gagner. Hors, le manque à gagner est virtuel, c’est une spéculation de plus, rien ne garantissant que le fraudeur ira acheter le produit qu’il aurait voulu consommer. Que dire de tout ces gens qui ne consomme pas sans pourtant télécharger alors ? Ou que dire de ces gens qui vont lire et écouter toutes sortent de livres et de disques gratuitement et légalement via les bibliothèques ? Etrange. Quand cela passe par le réseau des bibliothèques, c’est légal. Quand ça passe par un autre réseau, c’est illégal. Quand ça passe par un réseau contrôlé par l’état, c’est bien, quand ça passe par un autre réseau, c’est mal. Le même acte est considéré comme vol dans un cas, et pas vol dans un autre cas. Un même acte !!
Voilà un esprit de main mise et de contrôle qui est, pour le moins louche voir malsain. Cela devrait nous interroger plus profondément.

Sortons du cadre « bien et mal », sortons du cadre « légal » et interrogeons-nous sur l’esprit qui anime et inspire ces lois sur le numérique. Il suffirait que la loi change – qu’on autorise le téléchargement – pour qu’on ne considère plus cela comme un vol. Depuis quand un vol est défini par une loi humaine pouvant changée et non pas par une loi divine immuable ? Posons-nous vraiment la question. Quel est notre fondement ? Ce que définissent des hommes au service d’un système marchant ou Dieu ?

Plus j’y pense, plus j’ai l’impression que tout ça est un gros roulage dans la farine, dont le seul but n’est pas la justice mais le gain de riches sur des pauvres, la convoitise et l’enrichissement sans frein. Devons-nous soutenir un tel état d’esprit ?

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