Le succès de l’Eglise des premiers siècles – par Keith Giles
Extraits du chapitre 6 du livre de Keith Giles: L’Évangile, pour ici ou pour emporter.
[...] Il est très clair que les chrétiens de l’Église primitive avaient une vie qui était radicalement différente de celle des Juifs et des païens qui les entouraient. Cette vie provoquait une curiosité qui, à son tour, suscitait une bonne partie des premières conversions à ce «mode de vie» selon Jésus.
Les premiers chrétiens ne distribuaient pas des tracts imprimés sur le salut, ils ne commercialisaient pas leur religion, et tout le monde savait que se joindre à eux signifiait devenir un paria au sein de sa propre culture, et peut-être même être mis à mort à cause de son identification avec Christ.
Pourtant, l’Église primitive a progressé à pas de géant. Des centaines de milliers de personnes ont donné leur vie pour suivre ce Jésus, en dépit de l’absence de croisades d’évangélisation, et malgré la menace constante de persécutions. Comment cela se peut-il ?
De nombreux chercheurs sont convaincus que c’est le mode de vie de ces premiers disciples qui en était la raison principale. Certains pensent même que leur vie au service des pauvres, et leur caractère inclusif, étaient aussi importants que les miracles accomplis au milieu d’eux par les apôtres, peut-être même plus importants.
L’historien Henry Chadwick, par exemple, qualifie la mise en pratique de l’amour chrétien comme « potentiellement l’unique raison de la réussite du christianisme dans l’antiquité », et le théologien allemand George Krestschmar affirme que ce ne sont pas tant les signes et les prodiges des débuts de l’Église qui ont eu un impact si important sur le monde de cette époque, mais plutôt la conduite incroyable des chrétiens. Il appelle cela « la propagande par les actes » où la générosité de l’Église primitive parlait plus fort que les enseignements de la doctrine ou la guérison des infirmes.
C’est le mode de vie extrêmement généreux de ces premiers croyants qui a transformé le monde et qui a surmonté la menace des horribles persécutions. Leurs vies démontraient que Christ était plus qu’assez puissant pour changer leur cœur, et la preuve de cette puissance était le soin qu’ils prenaient à s’occuper des autres.
La triste vérité est que, de nos jours, surtout ici en Amérique, la ligne qui différencie les païens et les chrétiens professants est difficile à voir.
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… savons-nous vraiment ce que signifie donner sa vie à Christ ?
Malheureusement, la plupart de nous ne croyons pas que la conversion soit l’abandon de notre vie à Jésus notre Seigneur et notre Sauveur.
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Le christianisme est un mode de vie. Jésus nous appelle à mourir à nous-mêmes afin de marcher dans cette voie. Peut-être que nous posons les mauvaises questions ? Si oui, nous avons donc de mauvaises réponses. Cela expliquerait pourquoi la majorité des gens, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Église, ne comprennent pas ce que signifie être un disciple de Jésus.
Il aurait été pratiquement impossible pour un incroyant vivant au cours des trois premiers siècles de l’histoire de l’Église de rejeter le christianisme en disant que les chrétiens n’étaient pas des gens compatissants, ou qu’ils n’enseignaient pas la bienveillance et l’amour.
En fait, nous avons le témoignage d’un grand nombre de païens parmi les plus hostiles qui ont vécu pendant les trois premiers siècles du christianisme et qui en raison de la générosité exceptionnelle de l’Église se trouvaient embarrassés. Julien l’Apostat écrivit à propos de cette situation frustrante en disant, « les Galiléens sans-dieu (chrétiens) nourrissent non seulement leurs pauvres, mais ils nourrissent aussi les nôtres. »
Aristide, un philosophe chrétien (125 après J.-C.) a aussi écrit à propos de l’amour radical de l’Église primitive, décrivant le fait que « …s’il y a parmi eux un homme pauvre et indigent, et qu’ils n’ont pas assez pour lui donner ce qu’il faut, ils jeûnent pendant trois jours afin de pouvoir nourrir celui qui est dans le besoin avec leur propre nourriture dont ils ont eux-mêmes besoin. »
Compassion radicale, en effet ! À quel endroit avons-nous fait fausse route ? Peut-être avons-nous oublié que notre premier et plus grand commandement était l’amour ?
[...]
Une citation qui m’a toujours hanté vient d’un grand homme de paix nommé Mahatma Gandhi qui a dit ceci à propos de Jésus-Christ : «[Il était] un homme qui était complètement innocent, qui s’est offert en sacrifice pour le bien d’autrui, y compris ses ennemis, et qui est devenu la rançon du monde. Ce fut un acte parfait.»
Aussi encourageantes que ces paroles puissent être, Gandhi avait cependant très peu de bien à dire de ceux qui se disaient les disciples de Jésus: «J’aime votre Christ, je n’aime pas vos chrétiens. Vos chrétiens sont tellement peu comme votre Christ. Si les chrétiens vivaient vraiment selon les enseignements du Christ, tels qu’on les trouve dans la Bible, toute l’Inde serait chrétienne aujourd’hui.»
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Tant que la vie de disciple sera optionnelle, tous nos efforts d’évangélisation n’arriveront pas à démontrer que le genre de vie que Jésus offre vaut vraiment la peine d’être vécue.
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http://tommyab.wordpress.com/


























{ 1 commentaire… lisez-le ci-dessous ou ajoutez-en un }
Cet extrait du livre de K.Giles est édifiant quant au comportement que devrait avoir l’Eglise. Michael Green abonde dans ce sens en donnant de nombreux exemples éthiques dans son livre « L’Evangelisation dans l’Eglise primitive ».
Mais si le christianisme a pu, en si peu de temps, gagner la majeure partie de la population de l’empire romain c’est aussi comme l’affirme A. Kuen <>
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