Quand tombent les têtes, par Jérôme Prékel

par Bible le 1 janvier 2012 · 8 commentaires

dans la rubrique apostasie,Editos,Eschatologie biblique,Exhortations et sermons,Prophétisme

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le sarment

Despotes, dictateurs à vie, tyrans et autres icônes politiques sulfureuses: ils ont fait une partie de l’actu en 2011, qui ne leur a pas été particulièrement favorable. Être débarassés dans la même année de Ben Laden et Kadhafi (Lybie), c’était déjà beaucoup… Il va manquer un grand vide ! Mais si on ajoute Ben Ali (Tunisie), Moubarak (Égypte), et Saleh (Yemen), on ne peut pas s’empêcher de dresser l’oreille. Quand les tyrans trébuchent et tombent – à l’unité – on a envie d’applaudir. Mais lorsqu’ils débarrassent la scène politique (qu’ils occupent depuis 20, 30 ou 40 ans) par paquet de cinq, ça fleure presque le ménage en grand, et donne à la rubrique nécrologique des chefs d’Etats quelque chose d’exceptionnel qui stimule l’analyse spirituelle.
Même le tyran communiste Kim Jong Il (Corée du Nord) a tenu à participer, en inscrivant son nom à cette funeste liste de six têtes. À eux tous, ils sont vraisemblablement responsables de la mort de centaines de milliers de personnes, si ce n’est davantage… À l’heure où ces lignes sont publiées, le 31 décembre, certains se demandent si le président Assad (Syrie) sera le septième… Et bien sûr il n’aura échappé à personne que tout cela s’est produit exclusivement dans la zone arabe, marquant bien le caractère civilisationnel de la chose.

Répliques
Il est intéressant de noter que d’autres têtes sont tombées, mais bien sûr pas dans la même catégorie, puisque ces chutes supplémentaires ont été provoquées par la crise financière: en effet, six gouvernements, sur les 17 de la zone euro, ont été renversés – ou battus aux élections, en lien direct avec cette crise – durant l’année 2011.
Italie: après 17 ans de pouvoir, c’est la pression des marchés et une envolée des taux qui ont finalement eu raison du Premier ministre Silvio Berlusconi, le forçant à démissionner le 12 novembre. Grèce : le socialiste Georges Papandréou, au pouvoir depuis octobre 2009, a dû démissionner en novembre 2011. Espagne: la gauche espagnole a perdu le pouvoir le 20 novembre dernier. Exit José Luis Rodriguez Zapatero. Irlande: le Premier ministre Brian Cowen a été la première victime politique de la crise de la dette en Europe avec l’échec aux législatives de février de son parti, le Fianna Fail, qui dominait la vie politique irlandaise depuis 80 ans. Portugal : le Premier ministre José Socrates a démissionné en mars 2011 après le rejet par le parlement d’un quatrième programme d’austérité. Slovaquie : chute du gouvernement de centre-droit d’Iveta Radicova. Elle a perdu en octobre un vote parlementaire, qu’elle avait assimilé à une motion de confiance, sur le renforcement du Fonds de secours de la zone euro (FESF).

Quel regard spirituel poser sur ces évènements ?
Statistiquement, nous sommes à des niveaux de transformation assez exceptionnels. 2011 est une année révolutionnaire à de multiples égards. Le nombre de chutes et de renversements nous incite à voir dans ces évènements davantage que de simples coïncidences, ou même le cours normal des choses. Et lorsque nous sortons justement du cadre normal, nous sommes fondés à nous interroger spirituellement. Quelle est la force qui a fait céder les mains de fer des despotes qui tenaient à leur botte des peuples entiers depuis des décennies ? Quelle force secoue les nations, leurs économies, pour faire tomber des gouvernements entiers ?

La Bible parle de phénomènes qui agiteront les nations, en employant l’image des douleurs comparables à celles “d’une femme qui enfante”. Bien sûr nous savons que la Création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement[1] depuis le début des temps, depuis la chute. Mais nous savons également qu’un faisceau de prophéties parfaitement claires et explicites annoncent une déliquescence qui amènera au terme à toutes choses.

Chaque sphère du monde tel que nous le connaissons devra être atteinte, traversée, secouée, parce que dans cette vision d’une femme qui souffre les douleurs de l’enfantement, il y a un terme qui est fixé. Le monde qui a exclu le Créateur ne souffre pas simplement pour souffrir, mais parce qu’une fin est prévue. L’ensemble du système de ce monde est une Bête[2], elle-même constituée d’un ensemble de Bêtes. Et tout va vers un terme, parce que ce monde-là NE PEUT PAS subsister[3]. Lorsque vient le temps, rien ne peut contenir, rien ne peut empêcher le phénomène “des douleurs de la femme qui enfante” de s’accomplir. Les crises successives placent les nations sous tension, et apportent aux peuples une anxiété qui va croissant … puis se relâche pour un temps … et qui recommence, exactement comme dans un enfantement, en se succédant d’abord de manière espacée, pour se rapprocher de plus en plus. Telle est la vison que Jésus veut imprimer, d’une manière universelle (au-delà du cadre juif), dans l’esprit de ses disciples, de ceux qui s’attendent à Lui.
Luc 21/25, 26 : “Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, il y aura de l’angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots, les hommes rendant l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre; car les puissances des cieux seront ébranlées”.

Angoisse
Jésus annonce à ses disciples que les peuples et les nations seront éprouvés, à la fin, par un sentiment complexe, mais de plus en plus pesant: l’angoisse. Et nous sentons bien l’angoisse de l’avenir monter. Bien que les hommes cherchent à s’ancrer dans l’espoir de lendemains meilleurs, et dans un positivisme qui cherche à faire reculer l’échéance de la mort elle-même, l’évidence de la réalité s’impose de plus en plus. Cette angoisse est alimentée par un mal-être chronique, des langueurs héritées d’un siècle qui a été le plus traumatisant de tous, le poids des fardeaux (des charges), la simple difficulté de vivre le quotidien, la pauvreté à l’intérieur-même de sociétés consuméristes fondamentalement injustes, l’insécurité, les incertitudes face à l’avenir, les peurs … cette angoisse, qui fait son apparition sous la forme d’une dépression latente et généralisée, amènera les hommes jusqu’aux portes de la mort : parce qu’elle n’est pas seulement conjoncturelle, comme on voudrait le croire, mais qu’elle devient, en peu de générations, structurelle. La Bible dit que l’oppression a le pouvoir de rendre insensé, même le sage[4], mais, en même temps, nous devons nous attendre à ce que cette angoisse attire aussi à Christ beaucoup d’âmes fatiguées et chargées[5].
Beaucoup de chrétiens attendent un réveil opérant par un surcroît de lumière provenant de l’Église. Mais les prophéties bibliques semblent montrer le contraire, et c’est justement parce que l’amour du plus grand nombre refroidit[6], que l’apostasie se répand[7], et que la foi semble disparaître, que l’angoisse augmente avec des ténèbres spirituelles grandissantes. Et c’est cet état de fait qui aidera certains à se tourner vers Dieu, et poussera malheureusement d’autres à se cacher de lui[8].

C’est pourquoi nous devons être prêts, non seulement à prier pour que Dieu envoie des ouvriers, mais à Le supplier – verbe qui démontre une plus grande implication : non pas seulement des gens qui prient, mais de véritables intercesseurs – et à entrer nous-mêmes dans cette moisson qui n’aura jamais été aussi mûre[9]. Sans doute est-ce là une explication de la parabole des ouvriers de la onzième heure[10].

Pour faire des vainqueurs, il faut des combats
Personne ne peut aujourd’hui donner l’heure exacte sur l’horloge du temps divin. Nous avons des signes annoncés, et nous avons un esprit, régénéré par grâce[11], qui peut être éclairé par la lumière de Dieu. Que voyons-nous ? Sentinelle, où en est la nuit[12] ? Car c’est bien dans “la nuit” que s’orchestrent les derniers évènements du monde. Les choses entrent dans leur accomplissement au cœur d’une obscurité où la lisibilité est rendue plus difficile, dans la confusion, les crises, les angoisses, et ce curieux mélange d’espoir qui est chevillé à l’âme de tous les hommes (y compris de beaucoup de chrétiens) et qui berce la conscience: “Demain sera meilleur qu’aujourd’hui[13]…”
C’est pour cette raison que la vision d’une Fin est niée par les uns (ceux qui ne veulent pas de Dieu) et contestée par les autres (parfois des chrétiens, gagnés par une vision eschatologique erronée). Cette vision biblique et prophétique nous parle à la fois de la fin des temps et du commencement d’autres temps. Le terme fixé est un temps de jugement, et le prélude d’une dispensation nouvelle.

Comment percevons-nous ces choses en tant que chrétiens fréquentant des églises de plus en plus investies par le monde, parce qu’immergées en lui ? Nous avons l’immense privilège d’avoir reçu en héritage une Parole prophétique[14] qui non seulement nous averti, nous donnant de précieuses indications à l’avance, mais qui nous enseigne comment nous préparer – à nous séparer.
Le corps de Christ ne peut pas entrer en préparation aussi longtemps qu’il ne croit pas que le monde passera, au prétexte que Dieu y a placé son corps. C’est la séduction du Royaume maintenant[15], qui entraîne à remettre en question les grands thèmes de la Fin et qui contient les ferments des doctrines de Balaam et de Jézabel: remettre en question l’obligation de séparation d’avec le monde, la nécessité du rejet du monde et de tout ce qu’il contient[16].
C’est donc naturellement qu’on cultive alors des formes d’amitiés avec le monde, qu’on cherche des moyens spirituels de cohabitation en développant le royaume de Dieu dans des directions non antagonistes avec ce monde.
Mais lorsque la génération qui s’est forgée dans les grands conflits du 20è siècle (et qui a connu le réveil de Pentecôte, même dans ses miettes) sera complètement passée, alors la ruine morale s’accélerera et la lumière baissera encore davantage. Car ce qui retient[17] le déversement de l’immoralité, de l’installation de transgressions sociales majeures à grande échelle de la Parole de Dieu, c’est la digue constituée d’esprits formés dans l’âge précédent[18], au moyen de valeurs d’inspirations bibliques. Ces dernières sont désormais pour la plupart battues en brêche[19], il ne restera bientôt plus qu’à porter le coup de grâce. Le déferlement n’a pas encore eu lieu, mais nous sentons les pressions augmenter.

2 Thessaloniciens 2/3 et 8: “Que personne ne vous séduise d’aucune manière; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu… Et alors paraîtra l’impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu’il anéantira par l’éclat de son avènement”.

L’apostasie dont parle l’apôtre Paul aux chrétiens nés dans le premier réveil de Pentecôte est pour eux incompréhensible et totalement inconcevable. La description qui est faite dans plusieurs messages insistants (1 Timothée 4/1, 2 Timothée 3/1, 2 Pierre 3/3, Luc 18/8) nous interpelle sur une apostasie qui va irradier dans le social, le religieux et le spirituel, pour en chasser l’influence de l’Esprit qui s’y trouve.

Conclusion
Comment Dieu peut-Il faire retentir son appel à se détourner du chemin large et facile ? Comment peut-il communiquer à ses enfants le sentiment d’urgence à sortir des zones de confort chrétien ? L’amitié avec le monde (la non-guerre, le non-antagonisme, la non-dénonciation de ses œuvres) va devenir la pierre de touche du christianisme authentique.
Les divers évènements du monde auxquels nous sommes confrontés sont des signes pour les enfants de Dieu. Non des signes de peur, mais d’enseignements à se préparer : que celui qui se sanctifie, se sanctifie encore[20]. Tout comme le peuple était poussé à se préparer à la venue de l’Oint, du Messie, par une prédication de Jean-Baptiste qui était pressante, grave, forte, alarmante[21], nous sommes aujourd’hui les spectateurs des signes bibliques graves, forts et alarmants, s’accomplissant sous nos yeux. C’est la voix prphétique qu’il nous faut écouter et suivre, et non celle des faux prophètes terrestres et de la mentalité lénifiante du monde. Le temps nous est donc encore donné aujourd’hui pour investir dans les choses célestes et éternelles, nous investir nous-mêmes en elles, pour acheter de l’huile pour nos lampes, et de l’or éprouvé par le feu (c’est-à-dire une foi qui coûte quelque chose).
Parce que la foi qui ne nous coûte rien, ne vaut rien.

Jérôme Prekel©Le Sarment2011
article en pdf (notes en bas de chaque page)politique 2011 final*
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[1] Romains 8/22
[2] 1 Jean 5/19 : “Nous savons que… le monde entier est sous la puissance du malin”.
[3] 2 Pierre 3/10, 12 : “Le jour du Seigneur viendra comme un voleur; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les oeuvres qu’elle renferme sera consumée… tandis que vous attendez et hâtez l’avènement du jour de Dieu, à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se fondront!”
[4] Ecclésiaste 7/7
[5] Matthieu 11/28: “Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos”.
[6] Matthieu 24/12: “et parce que l’iniquité prévaudra, l’amour de plusieurs sera refroidi”
[7] 1 Timothée 4/1: “Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons…” et 2 Thessaloniciens 2/3: “Que personne ne vous séduise d’aucune manière; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition”
[8] Apocalypse 6/15 à 17: “Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers: Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l’agneau; car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister?”
[9] Matthieu 9/37: “Alors il dit à ses disciples: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. suppliez donc le Seigneur de la moisson, en sorte qu’il pousse des ouvriers dans sa moisson”.
[10] Matthieu 20/9
[11] 1 Pierre 1/23: “vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu”.
[12] Esaïe 21/11
[13] Esaïe 56/11: “Tous, ils tournent leurs regards vers leur propre chemin, chacun vers son intérêt particulier, jusqu’au dernier. Venez disent-ils, je prendrai du vin, et buvons notre soûl de boissons fortes; et demain sera comme aujourd’hui, et encore bien supérieur”.
[14] 2 Pierre 1/19 : “Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à paraître et que l’étoile du matin se lève dans vos coeurs”
[15] http://sentinellenehemie.free.fr/wilkersondavidw14.html
[16] Galates 6/14: “Mais qu’il ne m’arrive pas à moi de me glorifier, sinon en la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par laquelle le monde m’est crucifié, et moi au monde”, Jacques 4/4: “Adultères que vous êtes! ne savez-vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu”, 1 Jean 2/15 : “N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui” .
[17] 2 Thessaloniciens 2/6, 7 : “Et maintenant vous savez ce qui le retient, afin qu’il ne paraisse qu’en son temps. Car le mystère de l’iniquité agit déjà; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu.”
[18] Gouvernements, législateurs, philosophes, acteurs économiques et culturels, représentants de la foi.
[19] Ces domaines essentiels ont été attaqués et parfois déjà ciconscrits pour en expulser le divin: Éthique médicale, clonages, avortements, homoparentalité, théorie des genres, bioéthique, fin de vie, institution du mariage, accessibilité de l’impureté, de la pornographie, banalisation de la violence…
[20] Apocalypse 22/11
[21] Luc 3/7 et 9 : “Il disait donc à ceux qui venaient en foule pour être baptisés par lui: Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir?… Déjà même la cognée est mise à la racine des arbres: tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu”.


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1 stigma 1 janvier 2012 à 9 h 42 min

Voilà un excellent article qui remet les pendules (de Dieu) à l’heure. A lire la Bible et à observer le monde qui nous entoure, comment douter que les évènements graves annoncés par la Parole de Dieu sont à la porte ? Comme le dit l’article, le réveil ne viendra pas à cause de la lumière de l’Eglise mais plutôt à cause de la détresse des peuples. Soyons ouverts à l’Esprit pour connaître les paroles justes à donner à ceux qui viendront crier leur soif de vérité.

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2 laury 1 janvier 2012 à 10 h 59 min

Oui, Amen ! Ce qui m’a interpellée (après l’article bien sûr), est votre dernière phrase. « Car la foi qui ne coûte rien ne vaut rien ». C’est tellement vrai. A l’heure actuelle on ne parle que de la Grâce à bon marché !

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3 welcome 1 janvier 2012 à 18 h 23 min

Merci Jérôme, c’est on ne peut plus juste….
Il faut avancer dans cette séparation nécessaire pour se consacrer plus ……(l’huile dans les lampes )
Il faut soutenir les Jean Baptiste de notre temps , donnés par D.ieu pour préparer l’Epouse !

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4 dimi 2 janvier 2012 à 18 h 45 min

Merci pour ce texte formidable dont nous avions besoin.

Quelques remarques…
« Il est intéressant de noter que d’autres têtes sont tombées, mais bien sûr pas dans la même catégorie, puisque ces chutes supplémentaires ont été provoquées par la crise financière:  » = personnellement, je ne ferais pas une telle différence, j’intégrerais les changements européens dans le même champ des problèmes financiers que les soulèvements arabes : augmentation de la misère, flambée des prix sur les denrées alimentaires ont fait sortir les gens dans les rues au Moyen-Orient. A cela s’ajoute l’accès à un outil nouveau qui permet la communication, la prise de conscience et le rassemblement: internet.

« Et bien sûr il n’aura échappé à personne que tout cela s’est produit exclusivement dans la zone arabe, » = non, pas exclusivement, il y a aussi Poutine dont le fauteuil chauffe fort en ce moment.

« Statistiquement, nous sommes à des niveaux de transformation assez exceptionnels. 2011 est une année révolutionnaire à de multiples égards. Le nombre de chutes et de renversements nous incite à voir dans ces évènements davantage que de simples coïncidences, ou même le cours normal des choses.  » = oh que oui !

« Beaucoup de chrétiens attendent un réveil opérant par un surcroît de lumière provenant de l’Église.  » = il me semble que si réveil doit être, il ne sera que par une repentance de l’église d’un faux christianisme et d’une découverte de ce que le Nouveau Testament enseigne vraiment. Ce n’est pas impossible que cela se fasse localement, partiellement dans les temps où nous vivons.

« C’est pourquoi nous devons être prêts, non seulement à prier pour que Dieu envoie des ouvriers, mais à Le supplier… » = j’aimerais souligner l’importance de ce point. Je vois si peux de prière autour de moi. Le développement de la prière devient une urgence, un besoin gigantesque.

2012 risque fort d’être passionnant.

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5 dimi 2 janvier 2012 à 18 h 59 min

Je continue mes remarques…

 » … qui nous enseigne comment nous préparer – à nous séparer.
Le corps de Christ ne peut pas entrer en préparation aussi longtemps qu’il ne croit pas que le monde passera, au prétexte que Dieu y a placé son corps. » = voilà qui me questionne. De quelle séparation s’agit-il ? Concrètement. On a toujours tendance à ramener tout sur un plan matériel, une séparation matérielle. Qu’en est-il vraiment ?

 » Car ce qui retient[17] le déversement de l’immoralité, de l’installation de transgressions sociales majeures à grande échelle de la Parole de Dieu, c’est la digue constituée d’esprits formés dans l’âge précédent[18], au moyen de valeurs d’inspirations bibliques.  » = très intéressant.

« Le déferlement n’a pas encore eu lieu, mais nous sentons les pressions augmenter. » = tout à fait.

Il va effectivement nous falloir entrer dans un engagement plus profond qui doit aller bien au delà d’un engagement dans des réunions et des activités d’une « église » ou d’une doctrine.

Merci pour ce texte.

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6 jeromeprekel 3 janvier 2012 à 11 h 21 min

Dimi,

De quelle séparation s’agit-il ? Je pense à quelque chose de profond, à la séparation intérieure vis-à-vis de la vision-même de la vie. Bien sûr il y a « des » séparations nécessaires, des étapes qui rythment notre marche, mais on peut actionner le sécateur de la vérité, de la sainteté, avec des cœurs non circoncis, par légalisme ou religiosité.

De tout temps, on a prêché le retour du Seigneur et la réalité d’une Fin déterminée. Mais à la Fin, justement, on commence à dire « où est la promesse de son avènement ? » (2 Pierre 3/4), et à chercher des artifices pour s’extraire de ces « vieilles » conceptions eschatologiques. Si les chrétiens ne se placent plus dans la perspective d’un retour imminent du Seigneur (alors que nous sommes confrontés à des signes de + en + évidents) alors ils s’installent dans une autre logique, celle que développent les doctrines mensongères.

L’image biblique la plus puissante de cette réalité, c’est celle de Lot dans Sodome. Et on voit bien les difficultés des anges à faire sortir toute cette famille de cette ville de péché, qui symbolise le monde.
Le chemin de l’unité avec Christ, à laquelle nous aspirons tous par le désir que l’Esprit a mis en nous, passe par un processus de séparation complète avec le monde et avec l’empire charnel. Tous ceux qui ont besoin du monde dans leur christianisme s’insurgeront contre cette vision. Ils la combattront. Mais l’esprit d’Elie, lui, va au télescopage, et donc à la persécution. Le comprendre, l’accepter, le désirer, le vivre, c’est la seule voie. À l’inverse, reculer devant l’obstacle, chercher des moyens de le contourner, gagner du temps par rapport à certaines décisions, par rapport à certaines ruptures nécessaires ou obligées, à certains actes de foi, nous expose de + en + à être atteints par le feu du jugement qui vient sur la terre habitée.

L’engagement plus profond dont tu parles dans ton dernier paragraphe est une implication globale dans les affaires de notre Père. Il faut que ça devienne personnel au point que nos propres affaires, ou celles des gens que nous aimons, deviennent secondaires, quand bien même cela générerait de la perte. C’est comme ramer à contre courant. Je ne parle pas d’un témoignage autiste (je dis ça parce que certains chrétiens cassent les pieds de tout le monde avec du fondamentalisme charnel, et je ne voudrais pas qu’ils se sentent confirmés par ce que je dis:). L’engagement plus profond, c’est un réveil personnel, ni plus ni moins; c’est entrer dans une dimension de remise en question, le rejet d’une formule chrétienne personnelle sans vie véritable, et une recherche de la Vie. C’est la repentance demandée à Laodicée. Dieu attend ça, Dieu désire ça, Dieu cherche à le susciter, et Dieu le bénira.

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7 jeromeprekel 5 janvier 2012 à 13 h 01 min

Dimi,

De quelle séparation s’agit-il ? Je pense à quelque chose de profond, à la séparation intérieure vis-à-vis de la vision-même de la vie. Bien sûr il y a « des » séparations nécessaires, extérieures, des étapes qui rythment notre marche, mais on peut actionner le sécateur de la vérité, de la sainteté, avec des cœurs non circoncis, par légalisme ou religiosité.

De tout temps, on a prêché le retour du Seigneur et la réalité d’une Fin déterminée. Mais à la Fin, justement (« dans les derniers jours »), on commence à dire « où est la promesse de son avènement ? » (2 Pierre 3/4), et à chercher des artifices pour s’extraire de ces « vieilles » conceptions eschatologiques. Si les chrétiens ne se placent plus dans la perspective d’un retour imminent du Seigneur (alors que nous sommes confrontés à des signes de + en + évidents) alors ils s’installent dans une autre logique, celle que développent les doctrines mensongères.

L’image biblique la plus puissante de cette réalité, c’est celle de Lot dans Sodome. Et on voit bien les difficultés des anges à faire sortir toute cette famille de cette ville de péché, qui symbolise le monde.
Le chemin de l’unité avec Christ, à laquelle nous aspirons tous par le désir que l’Esprit a mis en nous, passe par un processus de séparation complète avec le monde et avec l’empire charnel. Tous ceux qui ont besoin du monde dans leur christianisme s’insurgeront contre cette vision. Ils la combattront. Mais l’esprit d’Elie, lui, va au télescopage, et donc à la persécution. Le comprendre, l’accepter, le désirer, le vivre, c’est la seule voie. À l’inverse, reculer devant l’obstacle, chercher des moyens de le contourner, gagner du temps par rapport à certaines décisions, par rapport à certaines ruptures nécessaires ou obligées, à certains actes de foi, nous expose de + en + à être atteints par le feu du jugement qui vient sur la terre habitée.

L’engagement plus profond dont tu parles dans ton dernier paragraphe est une implication globale dans les affaires de notre Père. Il faut que ça devienne personnel au point que nos propres affaires, ou celles des gens que nous aimons, deviennent secondaires, quand bien même cela générerait de la perte. C’est comme ramer à contre courant. Je ne parle pas d’un témoignage autiste (je dis ça parce que certains chrétiens cassent les pieds de tout le monde avec du fondamentalisme charnel, et je ne voudrais pas qu’ils se sentent confirmés par ce que je dis:). L’engagement plus profond, c’est un réveil personnel, ni plus ni moins; c’est entrer dans une dimension de remise en question, le rejet d’une formule chrétienne personnelle sans vie véritable, et une recherche de la Vie. C’est la repentance demandée à Laodicée. Dieu attend ça, Dieu désire ça, Dieu cherche à le susciter, et Dieu le bénira.

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8 welcome 5 janvier 2012 à 21 h 43 min

DIMI POSTE 4 ….. L’ Intimité seulement et de solitude de foi car rejeté pour notre radicalité ….Il nous faut nous tenir sous les saules symbole d’intimité avec l’époux et avec D.ieu louange et prière du cœur continue.

Matthieu 24.38 à 42;
Il nous est dit qu’au moment de l’enlèvement dans un lit l’un sera pris l’autre laissé , aux champs la même chose….. C’est donc une affaire personnelle, les liens de la chairs (mariage, enfants , sœur , parent etc) n’ont pas de valeur …. Seul le lien de l’Esprit nous permettront de partir auprès du Seigneur….

Aussi remplissons nos lampes d’huile pour passer la nuit et arrivé au matin avec l’époux. Adoration adoration sous les branches du saule ….c’est ci bon !

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