(Entretien entre Olivier Le Gendre et le magazine ‘L’ Agora »)
L’AGORA: Dans Les masques de Dieu, vous écrivez: « Dieu, affublé de nos masques, est défiguré. » Ne croyez-vous pas que c’est le propre des religions de recréer Dieu à leur image et ressemblance?
O. LE GENDRE: C’est le propre de l’homme de mettre des masques sur le visage de Dieu. Nous créons Dieu à notre image, mais nous avons la liberté d’accepter ou de refuser de le reconnaître comme Dieu. Si Dieu s’imposait, nous n’aurions pas la capacité de le recréer; il s’imposerait à nous d’une manière absolument totale. Il ne resterait qu’à l’accepter comme tel. Dieu, celui auquel je crois, a décidé qu’il ne s’imposerait pas car Il est amour; et l’amour qui s’impose n’est pas l’amour. Quand on est forcé d’aimer quelqu’un on ne l’aime pas. C’est donc de la liberté de chacun de le rechercher, de chercher à le reconnaître.
C’est ce qu’il y a de plus beau dans l’activité humaine; essayer par des lectures, des rencontres, etc., de le reconnaître. Tout croyant – toute religion – ne doit pas prétendre que l’image qu’on se fait de Dieu est la totalité de Dieu. Oui, oui, nous mettons des masques; l’important c’est de le savoir et d’avoir envie de les enlever.
Il y a des religions qui disent Dieu à leur manière. Il se trouve que moi j’estime que ce qui révèle Dieu est dans les Évangiles; je reconnais ce Jésus d’il y a deux mille ans comme le Fils de Dieu venu révéler son Père, et qui n’est venu que pour le révéler. À partir de cela, se débarrasser des masques sur le visage de Dieu qui sont en contradiction avec ce que le Fils dit de son Père.
L’AGORA: Quels sont ces masques?
O. LE GENDRE: Le plus nocif, c’est celui d’un Dieu dominateur, ressemblant à un Zeus triomphant, s’amusant avec un sourire narquois des ennuis des hommes sur la terre. Cet être lointain qui aurait créé l’homme et qui l’aurait engagé dans une espèce de parcours de combattant en essayant de voir qui s’en sortira, qui sera digne d’accéder au ciel! Dans les générations précédentes, c’est ce qui a été l’un des masques les plus affreux, me semble-t-il… Ce masque, vous le retracez dans l’histoire: nous avons le génie, nous les hommes, de faire à partir d’une révélation claire un objet de pouvoir.
Ce que je constate, c’est la distance entre cet enjeu du pouvoir et ce qu’a dit le Fils de Dieu il y a 2000 ans – ce qu’ont cru les gens qui ont voulu le croire, ce qui les a fait vivants – une révélation totalement originale. J’ouvre ici une parenthèse: on peut bien respecter les autres religions, croire ce qu’on veut, mais il est important de ne pas tout mêler. Le Dieu des Chrétiens est totalement original, il n’y a pas d’équivalent dans d’autres religions. Allah n’a pas envoyé son Fils et Bouddha n’est pas un dieu. À partir de cette révélation se sont créés des petites communautés mais aussi un monde économique et historique qui a duré des siècles et des siècles, qui a petit à petit dénaturé ce que les gens vivaient dans leur coeur et dans leurs communautés. C’est une tentation, une dérive permanente de faire de la croyance un pouvoir contre d’autres pouvoirs.
Un exemple très révélateur: on se gargarise avec l’expression Peuple de Dieu. Or les chrétiens ne sont pas un peuple en particulier; on ne trouve jamais dans l’Évangile l’expression Peuple de Dieu sauf en référence à l’Ancien Testament. Les peuples s’opposent les uns aux autres. Nous sommes toute la terre peuple de Dieu, à charge pour chacun de se reconnaître ou non fils de Dieu.
Nous sommes fils de Dieu. Bouleversant! Si on me propose d’être fils plutôt que peuple mon choix est fait. Être peuple c’est gouverner, dominer, maîtriser. Être fils c’est approcher, associer, etc. C’est comme si on n’osait pas croire à la merveille de ce qui nous est donné. Jésus de Nazareth nous dit: Dieu est Père. J’y crois ou je n’y crois pas? Si j’y crois je prends ce qu’il me dit de Lui et j’essaie de contempler ce que peut être un Dieu Père, non pas Zeus, non pas Allah, mais quelque chose d’analogue à ce que je vis dans ma paternité.
L’AGORA: Sujet brûlant. Notre siècle freudien a beaucoup évoqué le meurtre du père…
O LE GENDRE: Oui, ce fameux meurtre du père. Est-ce le passage obligé de chacun? Je crois que c’est l’inverse qui existe et s’il y a meurtre du père, c’est souvent une réaction par rapport au désir de meurtre du père envers son enfant. Nous sommes ici au niveau symbolique freudien; il est rare que les pères aient envie de tuer physiquement leur fils. Mais cela arrive, oui cela arrive. Quand on devient père, on sait qu’on devra à la fois être présent et s’effacer. Tout le jeu de l’apprentissage de la liberté de son enfant pour qu’il devienne homme ou femme, c’est peu à peu de s’effacer, de mourir. À certains moments, on voudrait s’imposer alors qu’il faut au contraire être discret. À d’autres, on voudrait être tranquille, et il faut s’imposer. C’est une petite mort; on ne réagit plus par rapport à ce que l’on voudrait mais par rapport à ce qui est bon pour ses enfants.
Il y a des pères qui prennent leurs enfants comme des rivaux; ils sentent que plus ils grandissent, plus leur croissance à eux est terminée et qu’ils s’en vont petit à petit vers la mort. Instinctivement, ils veulent empêcher cette croissance, parce que tout le monde a peur de la mort, et les enfants sont suffisamment intuitifs pour sentir cela. Mais on peut aussi porter sur l’enfant un regard de confiance, de désir de le voir grandir… un tout autre processus.
L’AGORA: Dans l’interprétation de la souffrance, et en particulier de celle du Christ, le christianisme n’a pas toujours échappé à la tentation d’en faire un bien en soi.
O. LE GENDRE: C’est toute la question du dolorisme. Le refus de Dieu de la souffrance. « Que ce calice s’éloigne de moi ». Aucun calice, aucune souffrance ne sont en eux-mêmes salvateurs. Ce n’est pas la souffrance qui sauve, c’est le don. Le don de soi face à la souffrance des autres, pour l’éviter aux autres. L’idée qu’il y a au fond du dolorisme c’est que le mal fait tellement mal, peur, il est tellement scandaleux que nous voudrions, que nous espérerions qu’il ait un sens. Quand quelque chose nous fait mal, nous désirons croire que ce mal puisse avoir un sens. Notre réaction de chrétiens ce serait de penser que Dieu en est le maître et qu’il donnerait un sens au mal. La dérive est immédiate: puisque ce sens ne pourrait être qu’en Dieu, ce serait Dieu qui organiserait ce mal pour notre bien! Le vocabulaire se permet de grands écarts: en arriver à dire que le mal pourrait être organisé par le Bien total, c’est un problème qui n’est pas philosophique mais dramatique. Encore une fois, le mal nous fait tellement mal qu’on voudrait y trouver un bien caché… Je ne peux pas y croire. Je crois que le mal est le mal – appelons-le Satan, Lucifer, tout ce qu’on veut, il fait son travail, il fait le mal, il veut le mal et Dieu n’a rien à y voir. Dire à quelqu’un qui souffre: « C’est Dieu qui vous fait passer par des épreuves pour que vous soyez plus digne, plus pur pour vous rapprocher de Lui », je n’y crois pas un seul instant ni une seule fois. En revanche, si le mal quelquefois est totalement différent du bien, il est du génie propre de chaque individu par sa force, par sa foi, de faire sortir du bien de ce mal. Il y a des gens extraordinaires qui, à partir de la souffrance, arrivent à répandre le bien autour d’eux. Mais je n’arrive pas à croire qu’aux yeux de Dieu ceux qui, à cause de leur culture, de leur éducation, de leur santé, arrivent à sortir de la glaise du mal et à s’élever soient plus dignes que ceux qui n’y arrivent pas. Je crois qu’attribuer au mal en soi un pouvoir divin, c’est là un des masques les plus terrifiants qu’on ait laissé mettre sur le visage de Dieu.
L’AGORA: Mais alors, vous devez accueillir avec enthousiasme toutes les thèses progressistes qui incitent l’humanité à lutter contre la souffrance et le mal au point de les faire disparaître?
O. LE GENDRE: Moi, j’accueille avec enthousiasme toute tentative pour faire reculer le mal. Y compris la souffrance. La souffrance est un mal. On n’est pas fait pour souffrir. Je dis oui, oui à quelqu’un qui corrige profondément cette dérive sans accroître le mal – car il arrive parfois qu’en corrigeant un mal on en crée un pire à côté par un transfert bien connu en politique. C’est une question de discernement, évidemment. Mais le mal est le mal et jamais on ne me fera dire que la souffrance est un bien. Je le répète, on voit des gens qui s’épurent par la souffrance, qui accueillent, sont plus près des autres souffrants. Le problème, c’est qu’on sait bien dans nos consciences que si on commence à la soulager, c’est un chemin qu’on n’a jamais fini de parcourir et qu’on sera débordé. La souffrance n’est pas un problème philosophique. Il vaut mieux aller soulager quelqu’un que de faire un discours philosophique. Je n’oppose rien à la souffrance sinon mon action. Mais c’est le mal, et le mal ne peut pas être le bien. Je suis à cet égard complètement dichotomique. Dire de la maladie qu’elle est une chose bienheureuse, par exemple parce qu’elle aura permis de trouver tel remède, c’est une chose fausse.
L’AGORA: Et le fameux To pathei mathos (la connaissance par la souffrance) des Grecs?
O. LE GENDRE: Moi, je ne suis pas Grec. Je me suis arrêté au latin. Je suis beaucoup plus Ancien Testament. Encore une fois, que sous le poids d’un certain nombre d’épreuves on puisse se mettre en chemin alors que dans le confort on risque de s’endormir, bien. Mais nous le faisons au nom, vous et moi, de notre liberté. D’autres sont incapables de le faire. Pourquoi seraient-ils pour autant plus indignes que vous et moi?
L’AGORA: Je vais me permettre de vous citer: « Il faudrait cesser de penser que le mal dans nos vies vient après, comme une sanction après une action préalable. C’est faux, le mal, dans nos vies, est avant. Il n’est pas punition au nom de la justice, il est cause de tous les maux. Le mal n’est pas l’effet, il est la cause; il frappe sans le discernement que nos consciences droites voudraient le voir adopter. » À une époque où le conscient a remplacé la conscience et l’inconscient le mystère, vous ne faites aucune référence à la psychologie. Vous semblez avoir été épargné de cette faute contemporaine qui colore toute notre recherche de Dieu et notre compréhension de l’être humain.
O. LE GENDRE: Je vais vous répondre par un biais. Je me moque totalement de ma foi. Ce que je crois ne m’intéresse pas. Ce que je ressens m’ intéresse peu et c’est vrai qu’il y a à notre époque une dérive, depuis le Concile, où il a été dit qu’il fallait témoigner de sa foi, partager sa foi. Ce n’est pas ma foi, c’est l’objet, le sujet de ma foi qui m’intéresse. Je préfère regarder, contempler Dieu que regarder moi regardant Dieu. Quand on dit l’Église se cherche, elle ne se trouvera pas. Car quand elle nous parle d’elle-même, qu’elle nous étale ses querelles, etc., je comprends que cela n’intéresse pas les gens. Elle a bien mieux à faire à parler de Dieu, dans ses mots, avec ses maladresses, dans sa manière qui n’est pas toujours la meilleure. Pour revenir à la psychologie, je sais bien que ce que j’écris est forcément le creuset de ce que j’ai vécu. C’est évident. Mais ce n’est pas ce qui m’intéresse dans l’existence. Pour l’Église et pour l’avenir, ce qui m’intéresse c’est que des gens vivent tellement de la contemplation de Dieu qu’ils ne fassent plus obstacle entre ce qu’ils perçoivent et ce qu’ils aimeraient qui les traverse. Une espèce de transparence intérieure. L’obstacle c’est nous, c’est justement notre psychologie, c’est notre gros moi. C’est notre discours qui attache plus d’importance à ce que nous ressentons qu’à ce que nous voyons. L’Église nous ennuie à parler trop d’elle; elle n’a pas la vocation de parler d’elle mais de Dieu, du Fils, du Saint Esprit.
L’AGORA: Quand on vous lit, on a l’impression que vous êtes en dehors de l’Église, d’une certaine manière…
O. LE GENDRE: C’est bizarre, parce que moi j’ai l’impression d’être totalement dedans. À la fois dans ma vie courante, je vais à la messe dans ma paroisse…
L’AGORA: Je précise ma pensée: en dehors de l’Église en tant que société organisée.
O. LE GENDRE: Je pense que l’Église n’est pas une société. C’est le lieu où se rencontrent l’aspiration des fils vers le Père et du Père vers ses fils, vers chacun de ses fils. C’est clair. Si nous aspirons à Dieu, Dieu le Père aspire avec encore plus d’ardeur à chacun de nous. Là où se célèbre cette aspiration, c’est l’Église. Nous regardons beaucoup trop l’Église en tant que hiérarchie…
L’AGORA: Comment en êtes-vous venu à faire cette lecture naïve et directe de la foi?
O. LE GENDRE: Je ne sais pas. Je crois que c’est le silence. Il faut savoir faire silence. On dit: Dieu ne parle pas. Mais si. Il parle, à condition qu’on se taise. Faire l’expérience du silence, pas n’importe quel silence, c’est ouvrir la porte à Dieu. Mais j’ai beau savoir cela de façon vivace, je me laisse piéger par la vie. Je me dis parfois: ce à quoi tu crois le plus, tu es en train de l’oublier. Ce processus du silence…
L’AGORA: Est-ce que vous l’apprenez à vos enfants?
O. LE GENDRE: Non. Mais sur le plan de l’éducation pure et dure, ils n’ont pas le droit de regarder tout le temps la télé. Ils ont droit à une émission ou deux dans la semaine ou à un film. C’est tout.
L’AGORA: Je reviens au silence. C’est la question. Cela suppose des oasis dans l’espace en même temps que dans le temps. Il faut une certaine ascèse pour être capable de supprimer le cours de certaines pensées…
O. LEGENDRE: Non. Il faut en avoir le goût. L’ascèse peut être très facile quand vous avez le goût de quelque chose. Vous aurez du mal à demander à un jeune de venir à la messe à cinq kilomètres de sa maison. Mais vous n’aurez aucun mal à lui proposer de prendre son vélo pour aller voir sa petite copine qui habite à cinq kilomètres, qu’il y ait des côtes ou de la pluie! Dans mon esprit, il s’agit de donner le goût du silence, de montrer à quel point cela apporte. À ce moment-là, vous n’avez pas de problème. Mais l’ascèse comme une espèce de tension intérieure en vue de... Non. Si vous en avez complètement le goût, vous y arrivez. Est-ce que je puis arriver à donner aux gens le goût de cette expérience? C’est toute la raison d’être de mon bouquin… Il faut en avoir vraiment le goût. Se mettre dans une espèce de mouvement intérieur face à ce qui nous est vraiment essentiel. Je pense qu’il faut donner plus le goût que la mécanique…
L’AGORA: Ce goût, il vous est venu comment?
O. LE GENDRE: Je ne le sais pas. Je ne me suis jamais posé la question. Il me faudra y réfléchir. Je croyais que Dieu existait, mais ce n’était pas cette relation individuelle que je vis maintenant. Je vois le moment, je ne vois pas comment j’ai pu me mettre dans ce silence-là.
L’AGORA: Est-ce que vous aimeriez, dans un autre ordre d’idées, nous parler un peu de ce féminisme qui a transformé les relations entre les hommes et les femmes?
O. LE GENDRE: J’ai peur de ne pas vous dire des choses très intéressantes. Si, tout de même. Je crois que quand l’Église ne vit pas l’équilibre entre les hommes et les femmes, ce n’est pas une bonne période pour l’Église. Je suis à faire une recherche sur le rôle des femmes consacrées dans l’Église. Et je suis tout à fait frappé de voir qu’aux époques de vitalité, il y avait un rapport simple, équilibré et fécond entre les hommes et les femmes dans l’Église. Dans les premières communautés, les femmes suivaient le Christ. Elles exerçaient une influence primordiale… Lorsque dans les communautés féminines il y a des rapports harmonieux, lumineux entre les femmes et les aumôniers, ils en ressortent transformés. Et je ne voudrais pas que vous interprétiez cela comme du paternalisme. Il y a sans doute à l’égard des prêtres un rôle des femmes qui est tout à fait essentiel. Est-ce que les femmes ne pourraient pas être prêtres? Je ne sais pas cela. Mais ce dont je me rends compte, c’est que lorsque ça ne se passe pas bien, il y a déséquilibre dans l’Église.
L’AGORA: Qu’avez-vous à dire sur la chasteté, si décriée de nos jours?
OLIVIER LEGENDRE: La sexualité l’a aussi été! Chasteté et sexualité. C’est le mouvement du balancier que cette crainte, ce refus et cette incompréhension de la sexualité comme étant LE péché, lequel ne me paraît pas beaucoup plus grave que certains péchés contre la générosité. Je crois qu’il y a dans l’expression de l’amour quelque chose d’inatteignable par d’autres moyens, qu’il y a dans le couple quelque chose d’absolument mystique au sens profond du mot. Il peut y avoir une sexualité vraiment pratiquée de valeur mystique et étonnante. Il y a un psaume peu connu sur l’union amoureuse, dont j’oublie le contenu exact mais qui dit: « je te prends dans la fidélité, je te prends dans l’amour, etc. je te prends et tu connaîtras Dieu. » Cette manière de se donner est pour moi une manière de trouver Dieu de même que le don total de soi à Dieu dans une vie consacrée, chaste, est très certainement un amour, un amour que je ne dirais pas supérieur. Ce sont deux manières de célébrer l’amour, l’une en se gardant, l’autre en se donnant. Chasteté, sexualité: on n’est chaste que si l’on aime!


























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Tous ces bavardages futiles -voire même insanes pour le croyant véritable- relèvent de la bêtasserie.
Nous y découvrons seulement une forme de dandysme religieux : mode d’être, satisfaction de soi, esthétisme, etc.
C’est une philosophie ou sagesse humaine qui s’efforce de pénétrer dans le domaine des choses de Dieu sans Dieu, et qui, sous influence, dit ce qu’elle ne connaît pas.
Les chrétiens courent le danger d’être détournés de leur attachement à Christ par de tels propos. En cela, il n’y a rien de nouveau ; c’est ce mélange artificiel de spéculations intellectuelles jointes à la tradition des hommes qui avait conduit l’apôtre Paul à écrire aux Colossiens dont la foi était mise en péril:
« Cela, je le dis pour que personne ne vous abuse par des discours spécieux. »
« Prenez garde, de peur que personne ne vous pille par une philosophie vide et décevante, conforme à la tradition des hommes, selon les éléments de l’univers, et non selon le messie. »
QDVB
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Bavardages futiles, insanes, bêtasserie, dandysme, provoquant apparemment ta réaction épidermique.
Pourquoi ne pas plutôt établir un diagnostic, point par point, et savoir où et pourquoi ça te gratte pour éviter ainsi à d’autres, ces fâcheuses démangeaisons à critiquer d’emblée, à l’endroit où, même pour un évangélique, il y a matière à réflexion?
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Luc 18:17 Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point.
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Je rejoins Marc, ce texte est un véritable charabia.
Inutile de perdre son temps à essayer de le disséquer.
L’auteur ne cite pratiquement aucun verset biblique pour asseoir son discours, pour moi c’est un signe certain qu’il se base sur une philosophie humaine.
Et quand l’auteur cite un verset, il est tellement vague que je n’arrive pas à le situer dans la Bible.
Quelqu’un peut me dire à quel psaume l’auteur se réfère ?
Je cite:
» Il y a un psaume peu connu sur l’union amoureuse, dont j’oublie le contenu exact mais qui dit: « je te prends dans la fidélité, je te prends dans l’amour, etc. je te prends et tu connaîtras Dieu. »
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@ Domy
Hélène Laberge, suite à son entrevue avec Oliver Legendre au sujet de son livre, dit de ce dernier :
« Sa pensée jaillit comme une source qui irait naturellement vers la vérité. Il ne démontre rien, il éclaire. En ce sens, il est un chrétien qui se rattacherait plutôt à la lignée des mystiques, qui vivent Dieu, et non à celle des théologiens, qui le pensent… » (sic).
Quant à la saugrenuité de votre question, je m’impose le calme et le silence.
QDVB
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Marc, quand je parlais de diagnostic, point par point, il s’ agit évidemment de critique construite par rapport au texte proposé au lieu d’une réaction sensorielle. Il ne suffit pas de critiquer gratuitement la foi d’autrui, encore faut-il le motiver, bible en main, comme on dit dans certains milieux.
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Domy, même si nous pouvons éclaircir nos arguments par la Parole de Dieu, nous ne devons pas négliger le « ressenti » que ce texte nous renvoi. Il y a une « gêne » intérieure lorsque nous lisons ce texte. Combien de fois n’avons-nous pas écouter cette voix intérieur qui se présentait sous la forme d’une « gêne » et n’avons-nous pas regretter?
Elle est je le crois tout aussi importante que le conseil de la Parole de Dieu puisqu’elle doit nous y conduire.
Personnellement, ce texte me dérange mais je n’ai pas envie d’argumenter et encore moins d’entrer dans des conflits d’intérêts avec ceux qui sont d’un avis contraire.
Si tu considères qu’il y pour toi matière à réflexion ne peux-tu pas considérer que ce n’est pas le cas pour tous?
Il y a des discussions futiles, oui et Marc B.G le souligne… à sa manière, il est vrai, et je ne trouve rien de constructif dans ce texte.
La vérité doit-elle être fondée, révélée, partagée à partir d’un texte de ce genre qui laisse planer des « incertitudes », des « a priori »? Car je ne vois rien dans ce texte et rien de ce qui est dit ne m’attire au Christ. Rien ne m’amène à plus de consécration, rien ne m’amène à plus d’adoration et c’est peut-être pour cela que ce texte est pour moi comme une fontaine sans eau.
Mais il peut produire chez d’autres des interrogations, des réflexions… Si le texte ne s’efface pas au profit de la gloire de Jésus, au profit de la Parole de Dieu alors l’auteur n’aura manqué peut-être pas son but mais le but de Dieu qui est de nous révéler premièrement le Fils dont il est écrit: « Nul ne vient au Père que par moi ». Il est l’image du Dieu invisible.
« Celui qui m’a vu a vu le Père, comment dis-tu montres-nous le Père »
Non, l’auteur a négligé l’essentiel ou l’auteur ne connaît pas le Fils de Dieu. Car s’il l’eût connut et n’eût pas négligé l’essentiel alors l’embrasement de son témoignage porterait le Christ en gloire sans le cacher d’aucune manière, comme un voile qui ne se serait jamais déchiré. La pierre serait roulée et le parfum aurait fais place à l’odeur nauséabonde que nous respirons et dont notre ressenti nous parle.
Bien sûr, cela n’est pas agréable à entendre mais ce n’est pas à nous de l’entendre mais à l’auteur de ce texte de prendre acte des réponses qu’il a données.
Je le trouve très religieux dans ces réponses… seulement religieux.
Mais il est des exemples bibliques où Jésus s’est révélé à des hommes religieux, voire très religieux.
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Chose importante bien sûr je n’ai pas lu le livre qui aurait pu me présenter davantage l’auteur mais l’auteur dans ces réponses ne me donne pas l’envie de le lire.
On en débat! Et toi, tu en penses quoi?
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Je n’ai pas lu le livre, mais la démarche de l’auteur est effectivement intéressante. Faire tomber les « masques » dont nous affublons Dieu (avec le désir inconscient de le rendre acceptable à notre intelligence voilée), est en effet une activité importante pour tout enfant de Dieu.
Au fur et à mesure que nous entrons dans une communion de plus en plus profonde avec notre Dieu, nous réalisons que nous devons nous dépouiller des images de Dieu que nous nous sommes fabriquées et qui ne correspondent pas à la réalité de la Révélation Divine.
Le Dieu que nous avons connu le jour de notre conversion n’a pas fini de se révéler, et nous n’aurons pas assez de toute une vie terrestre pour achever de le découvrir. Au travers de cette démarche de dépouillement des « masques », beaucoup de nos idées sur Dieu sont destinées à tomber et à être remplacées par la Réalité révélée. Nos conceptions de l’amour, de la justice et de la vérité divine doivent passer au crible de la révélation divine et sous la toise des proclamations de l’Écriture Sainte . Tous ces témoignages inspirés par l’Esprit, ont été écrit pour nous révéler le Père au travers du Fils et ont pour fonction de « remettre d’aplomb » nos idées charnelles sur la Divinité. Selon qu’il est écrit :
« Toute Écriture inspirée de Dieu est utile pour enseigner, pour réfuter, pour redresser, pour éduquer dans la justice » (2 Timothée 3:16.)
Remarquons bien qu’il n’est pas parlé uniquement des Évangiles, mais bien de l’ensemble des Écrits Inspirés. Ce qui me fait dire que Olivier Legendre a encore une marge importante de progression à mettre en oeuvre sur le chemin qu’il nous indique, car cet interview nous montre qu’il lui reste encore pas mal de « masques de Dieu » à faire tomber dans ses propres schémas de pensées.
Par exemple, il limite aux Évangiles la révélation qu’il veut recevoir. Ce qui lui fait affirmer des erreurs importantes, comme celle de prétendre qu’il n’y aurait pas de peuple de Dieu dans la Nouvelle Alliance, mais seulement des enfants de Dieu. Il néglige complètement les écrits apostoliques qui en parlent pourtant très clairement :
« Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde. » (1 Pierre 2 : 9-10.)
Il aura aussi beaucoup de raisonnements à faire tomber devant les évidences de la Parole concernant le problème du mal et de la souffrance, car il refuse complètement de reconnaître la part de Dieu dans ces aspects important de la vie. Mais c’est un autre débat…
En résumé, la démarche de dépouillement des « masques de Dieu » dont nous parle Olivier Legendre est bibliquement fondée et devrait motiver notre communion avec Dieu. Mais n’oublions pas que si Dieu se révèle effectivement par son Esprit, il le fait également par sa Parole, toute sa Parole, et que l’un ne va pas sans l’autre. Ne pas en tenir compte ouvre la voie à toutes les dérives et tous les dérapages, avec le risque non négligeable de sorties de route qui peuvent laisser des victimes sur le carreau.
Jean-Luc B
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1
Je crois aussi que faire tomber les masques de Dieu est une démarche plus qu’importante à titre personnel (mais évolutive) et à fortement prendre en compte dans les églises évangéliques communicatives de qui on ne sait pas vraiment de quel dieu ils se font le porte parole.
Même si nous suivons Jésus avant même de le connaitre véritablement, nous nous engageons à le suivre et à détruire petit à petit l’entendement que nous nous faisons de Dieu pour Lui laisser la place, celle d’une « Personne » que nous apprenons à connaître tous les jours.
Aussi, j’ai découvert récemment une analyse assez vraie de Serge Tarasenko dans les vidéos proposées par le site http://www.unbleuciel.org/tarassenko/?page_id=2 sur le christianisme, à savoir que très souvent c’est l’image que nous nous faisons de Dieu, reflet de nos propres désirs, que nous adorons. Ainsi nous nous adorons nous même… il faut accepter quelques fois de bousculer nos évidences pour avancer et tenter de Le connaitre toujours plus, pour éviter de prendre nos propres raisonnements pour parole de Dieu.
Concernant l’auteur, j’ai l’impression d’un homme qui a redécouvert l’évangile à la manière des dénominations évangéliques, qui est au début de ses découvertes, ce qui laisse entrevoir les mêmes idées bornées sur certains points. Mais je n’ai pas lu son livre.
Yannick
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Merci Domy pour ce texte.
Bien entendu, comme le souligne Jean-Luc B, O. Legendre a encore beaucoup à découvrir ou à laisser tomber, comme nous tous. Nous sommes tous à un endroit différent sur le chemin vers la Jérusalem Céleste, et ceux qui agressent ce texte ou le balaient d’un revers de la main sans argumenter me laissent l’impression qu’ils se croient déjà arrivés. Attention : orgueil spirituel en vue!
Lorsque nous serons dans l’autre dimension, le Père ne nous demandera pas de citer des versets, ou d’avoir La Bonne Théologie, les bonnes croyances… J’ai l’impression en lisant les forums des sites évangéliques que la foi est vue comme « croire juste », alors que la foi n’est pas intellectuelle, mais une ouverture à la puissance agissante du Père, qui est Amour.
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13
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C.S. Lewis disait : Voici la prière qui devrait précéder toutes nos prières : « Que ce soit le moi réel qui te parle, que ce soit le vrai Toi à qui je m’adresse! »
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Est-ce, Laurent, parce qu’il s’agit d’un regard catholique sur des vérités évangéliques que ce texte est incompris? Je ne sais !
Toujours est-il, que ce qu’il écrit pouvait aussi bien s’adapter aux milieux évangéliques pour nourrir notre réflexion et servir à méditation autrement qu’à partir des trois points bien connus du pentecôtisme : Jésus sauve, Jésus guérit, Jésus revient.
L’ Esprit de Dieu qui est en nous, ne sonde t-il pas les profondeurs de Dieu et l’épaisseur des Traditions, se révélant aux Hommes de bonne volonté, ôtant un à un, les masques religieux plaqués sur Son Visage. L’article a le courage d’aborder ce fait, à nous de l’avoir aussi :
Pour ma part, je n’ai pas trouvé d’autres moyens de dire mon intérêt concernant les sujets abordés dans cet entretien, qu’en soulignant en gras et en italique, les pensées dignes d’intérêt et crois-moi:
les masques cachant la beauté du visage du Père; la foi qui prétend contenir la totalité de Dieu et la foi comme enjeu de pouvoir; la notion de peuple de Dieu; le rôle de la douleur qu’on s’inflige et de la douleur qui s’impose à nous, de par notre statut d’enfant de Dieu; la foi et l’objet de la foi; l’Eglise qui ennuie à trop parler d’elle et sa vocation à parler de Dieu; l’Eglise en tant que société organisée ou un lieu de rencontre fraternelle; savoir faire silence pour avoir le goût d’entendre Dieu parler; le rôle des hommes et des femmes dans l’Eglise et dans la société, tout cela ne concerne pas uniquement les milieux catholiques.
Il faut du courage pour aborder ces questions remettant en cause des siècles de tradition religieuse.
Mais les milieux évangéliques seraient-ils au dessus de ça ou bien peut-être à côté de ça. Ce qui expliquerait le vide sidéral en dehors des 3 points essentiels cités plus haut d’un certain pentecôtisme, témoignant ainsi d’un cloisonnement et j’ose le dire d’un enfermement mental .
Pour toutes ces raisons, ce texte ne méritait pas les qualificatifs mentionnés par Marc.
Je vote oui ou non
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Je suis né catholique, et vers l’âge de 20 ans je me sentais tellement enfermé dans un système que je me suis converti, intérieurement à Dieu (par l’Esprit, en Christ), et extérieurement à l’évangélisme / charismatisme / pentecôtisme.
Dix ans plus tard, je me sentais tellement enfermé dans ce système que j’ai commencé à participer à une église de maison.
J’y participe toujours, ainsi que dans des réunions de lectio, et croyez-moi, être en dehors d’un système religieux, quelle bouffée d’air! Surtout quand on lit la Bible dans l’original : que de découvertes, bien camouflées par les systèmes religieux!
Vous connaîtrez la vérité, qui vous rendra libres! (Jésus, Fils de Dieu)
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Merci Domy pour tes commentaires.
MJ
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A ceux qui ont mis des points négatifs au post 11 : quels sont vos arguments ?
Trop facile de démolir, mais à quoi cela sert-il si on ne donne pas ses raisons ?
Lorsqu’on estime qu’un texte mérite des points négatifs, on veut le bien de la personne qui l’écrit, et on lui explique ce qui devrait être amélioré.
Autrement, cela s’appelle de la lâcheté.
On en débat! Et toi, tu en penses quoi?
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Je n’ai que survoler les commentaires en général et me suis arrêtée sur certain …
Je précise ici le fameux texte des psaumes que je ne trouve qu’en Osée : Osée 2 21–22.
« Je te fiancerai à moi pour toujours,
je te fiancerai à moi par la justice et le droit, l’amour et la tendresse.
Je te fiancerai à moi par la fidélité et tu connaîtras le Seigneur. »
Dommage…. il faut lire attentivement le livre d’Osée pour découvrir la profondeur de l’amour de D.ieu pour sa créature et la puissance de vie que ce trouve dans le mariage (l’alliance) Osée 3
En ce qui concerne les points que relèvent Jean Luc je signe et donc ne les pointerais pas à nouveau.
Je cite: L’AGORA: Sujet brûlant. Notre siècle freudien a beaucoup évoqué le meurtre du père…
Le complexe œdipien c’est un mythe grec :http://fr.wikipedia.org/wiki/%C5%92dipe
et aussi je cite: L’AGORA: Et le fameux To pathei mathos (la connaissance par la souffrance) des Grecs?
C’est la même chose !!
Pour approfondir le sujet sur les fondations de notre croyance occidentale et la base d’une certaine foi …. Qui a besoin d’être relooké car besoin d’être débarrassé des mythes grec de base de notre façon de penser … Rien d’objectif….. il faut s’y pencher !!!
Il faut lire ce livre pour découvrir les pièges de notre civilisation, et tous en son infectés y compris les chrétiens !
Raphael DRAI livre « le plus grand mensonge du monde »
http://programmes.france2.fr/les-chemins-de-la-foi/index.php?page=article&numsite=42&id_rubrique=44&id_article=28712
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A ceux qui ont mis des points négatifs au post 16 : bravo pour votre sens de l’humour…!
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Faut quand même pas exagérer Michel ! Lâcheté , tu y vas un peu fort
Certains commentent, certains se taisent, et certains y vont avec les pouces … et tous sont libres … ne juge pas trop vite !
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A Myriam : je n’ai pas trouvé d’autre qualificatif pour ce comportement consistant à mettre des points négatifs sans donner d’argument. Le but d’un point négatif est que la personne visée puisse apprendre quelque chose de constructif. Si ce n’est pas de la lâcheté, alors disons que c’est du manque d’amour. Et si ce n’est pas cela non plus, alors disons que c’est peut-être de l’humour lol
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Ben oui Michel, tout le monde ne peut pas être d’accord. Et c’est mieux ainsi (sans compter les fois où le doigt dérape du pouce vers le haut au pouce vers le bas
Merci pour le lien lectio.
Yannick
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A Gakari : ce n’est pas une question d’être d’accord ou pas, mais une question d’honnêteté : si quelqu’un te dit « je ne suis pas d’accord avec ceci ou cela », tu demanderas : « en quoi n’es-tu pas d’accord ? », et cette personne te répondra.
Dans un blog, comme le dialogue n’est pas instantané, la moindre des choses est de poster ses commentaires.
(Je suppose cependant que c’est une question culturelle : dans mon pays nous avons le sens du dialogue, c’est pour cela, entre autres, qu’il est le pays européen qui se porte le mieux : chacun s’y sent respecté, et quand le non-respect pointe son nez, on le remet à sa place (cf. dernières élections suisses, où l’extrême droite a été poussée dans le fossé). Chacun a son mot à dire, chacun est écouté, et le pays se porte comme un charme.)
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@Michel
Au sujet des votes négatifs, j’ai observé le phénomène depuis quelques mois déjà. Souvent ils n’ont aucun fondement sérieux et d’autre part, je pense qu’il s’agit d’un plaisantin qui agit au même titre que ceux qui taguent le premier poteau électrique rencontré. ça n’a guère de sens. Sans doute une personne immature ou désœuvrée qui marque comme un pipi de chat.
On en débat! Et toi, tu en penses quoi?
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Les Suisses sont très sensibles et prennent la « mouche » comme on dit chez nous très vite …. je me souviens à Psalmodia alors que j’animais un atelier…. une sœur Suisse responsable d’un autre atelier c’était fâchée le jour « porte ouverte » …. car tout les profs des ateliers n’étaient pas allés féliciter son atelier …. Pour raison que nous avions beaucoup de monde dans nos propres ateliers respectifs.. Contrairement aux apparences, nous trouvions son travail fabuleux !!!
Aussi chaque individu agit et réagit en fonction de son milieu culturel…….Les attentes sont en fait programmées par notre éducation ……Moi je te mets des pouces verts lorsque je suis en accord avec ta pensée….
Mais là je crois que c’est plutôt pour te taquiner que ces pousses rouges sont mis … Car il me semble que tu n’as pas piger ce que ces gents attendent de toi…. dans tes réactions !
J’apprécie tes connaissances et m’en sers…..un Grand Merci ……à j’oubliais …. Je connais un peu la mentalité helvétique…. Ma fille est à Genève ….. !!!! SHALOM
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Merci Jean-Luc pour ton post équilibré (post 9) qui a le mérite de dire que le sujet abordé, les masques qu’on « met » à Dieu dans nos têtes, est un sujet important et vrai.
Tu dis : « Mais n’oublions pas que si Dieu se révèle effectivement par son Esprit, il le fait également par sa Parole, toute sa Parole, et que l’un ne va pas sans l’autre. » = le problème c’est que notre lecture de la Bible est soumis à une grille culturello-religieuse pré-déterminée, une comprehénsion évangélique des textes quand on est évangélique, catholique quand on est catholique, athée quand on est athée. Pour contourner cette faiblesse qui nous conduit dans bien des erreurs (y compris chez les évangéliques), que faire sinon étudier continuellement et honnêtement les écrits, tout en se référent au sens de l’hébreu et du grec et en lisant des auteurs évangéliques quand on est catholique, des auteurs catholiques quand on est évangélique, juif quand on est chrétien, chrétien quand on est juif. Cela dans le but de sortir de cet enfermement culturelo-religieux dans lequel chacun tourne pour se mordre la queue à grands coups de versets bibliques.
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A Michel,
pour réponse à ton post 16 : mettre un clik sur un pouce haut ou bas, s’appelle de la communication et non de la lacheté. Comunication partielle, rapide et non argumenté, certe, mais ne pas argumenté n’a rien à voir avec de la lacheté. Pour ma part, je mets souvent des cliks par-ci, des cliks par-là, parfois haut, parfois bas, pour exprimer de cette manière incomplète et imparfaite que j’ai apprécié ou pas le post. Si je devais argumenté à chaque fois, j’y passerais mes nuits. Ces notations sont intéressantes pour prendre la température du débat mais n’ont pas une valeur à surestimer.
Je suis bien d’accord avec ce que tu dis sur le post 11 : « J’ai l’impression en lisant les forums des sites évangéliques que la foi est vue comme « croire juste », alors que la foi n’est pas intellectuelle, mais une ouverture à la puissance agissante du Père… » = c’est bien là l’un des travers des évangéliques. Seulement, il faut bien remettre les choses dans leurs contextes. Un débat, des posts, des commentaires sur des sites, ce sont des mots qui véhiculent des idées. Nous sommes donc là dans un domaine relativement intellectuel.
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J’aimerais faire une remarque de fond concernant un post de Rico.
Il dit ceci : « L’auteur ne cite pratiquement aucun verset biblique pour asseoir son discours, pour moi c’est un signe certain qu’il se base sur une philosophie humaine. » = cela me parait mettre en lumière un problème évangélique récurrent : la citation de versets. La Bible n’a pas été écrite avec des versets (c’est un ajout catholique historique). La Bible véhicule une pensée profonde et complexe qu’il nous est proposé de découvrir par la lecture, l’étude et la réflexion dans son ensemble. Chaque partie entrant en cohérence avec l’ensemble. Faire de la dissection par petits bouts de versets tirés de leurs contextes est souvent risqué.
Ce qui m’attriste, c’est que les évangéliques sont devenus quasi-incapable de développer une pensée, un discours, un argument, une exhortation sans le justifier par des versets explicites. Si le discours (prédication, article, discussion) est fondé sur la pensée de Christ, nul n’est besoin de citer des versets pour le démontrer ou le justifier. Et à l’inverse, il est très courant dans les milieux évangéliques de citer des versets au coeur de prédications complètement en désaccord de ce qu’enseigne la Bible. Citer des versets ne garanti rien quand à la véracité d’un propos mais peut, au contraire, tromper son monde. Ce n’est pas les versets qu’on doit connaitre, c’est la pensée qu’ils véhiculent dans leur contexte.
L’habitude hebdomadaire des évangéliques à entendre une seule manière de s’exprimer (la prédication évangélique de 3/4 d’heure justifiée par des versets) est pour beaucoup dans la difficulté de comprendre une autre manière de s’exprimer.
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A Laurent,
je ne comprends pas votre point de vue exprimé dans le post 7 : « Non, l’auteur a négligé l’essentiel ou l’auteur ne connaît pas le Fils de Dieu. »
Je crois au contraire que ce que dit l’auteur ici montre que l’essentiel est clairement présent :
« Il se trouve que moi j’estime que ce qui révèle Dieu est dans les Évangiles; je reconnais ce Jésus d’il y a deux mille ans comme le Fils de Dieu venu révéler son Père, et qui n’est venu que pour le révéler. À partir de cela, se débarrasser des masques sur le visage de Dieu qui sont en contradiction avec ce que le Fils dit de son Père. »
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Merci Domy.
Je trouve cet entretien vraiment intéressant et cet auteur courageux et clairvoyant. Il y a certainement une incompréhension de la part des évangéliques à ce genre de texte à cause de leur formatage linguistique et culturel. Il serait temps d’approfondir les choses.
Je cite pour saluer ses propos :
« J’ouvre ici une parenthèse: on peut bien respecter les autres religions, croire ce qu’on veut, mais il est important de ne pas tout mêler. Le Dieu des Chrétiens est totalement original, il n’y a pas d’équivalent dans d’autres religions. Allah n’a pas envoyé son Fils et Bouddha n’est pas un dieu. »
« Le plus nocif, c’est celui d’un Dieu dominateur, ressemblant à un Zeus triomphant, s’amusant avec un sourire narquois des ennuis des hommes sur la terre. Cet être lointain qui aurait créé l’homme et qui l’aurait engagé dans une espèce de parcours de combattant en essayant de voir qui s’en sortira, qui sera digne d’accéder au ciel! » = je suis ravi d’entendre un catholique exprimer cela. C’est l’une des raisons pour lesquelles la foi a été rejeté en France par le plus grand nombre.
« … qui a petit à petit dénaturé ce que les gens vivaient dans leur coeur et dans leurs communautés. C’est une tentation, une dérive permanente de faire de la croyance un pouvoir contre d’autres pouvoirs. » = là aussi, il est bon que les catholiques reconnaissent ce fait qui leur est continuellement reproché par les athées avec raison.
« Un exemple très révélateur: on se gargarise avec l’expression Peuple de Dieu. Or les chrétiens ne sont pas un peuple en particulier… Les peuples s’opposent les uns aux autres. » = il a tout à fait raison, mais il faut bien comprendre de quoi il parle et ce que signifie « le peuple » dont parle Pierre dans le verset cité par Jean-LucB plus haut et le sens de « peuple » dans l’interview de l’auteur. Il y a là je crois une incompréhension du sens des mots employés. Quand l’auteur interviewé parle de peuple, il veut dire peuple au sens d’identité ethnique, un peuple/une langue/un pays. En cela, il a raison, les chrétiens ne sont pas un peuple mais des gens d’une multitude de peuples. Cela n’a pas le même sens que dans le texte de l’apôtre Pierre.
» Nous sommes toute la terre peuple de Dieu, à charge pour chacun de se reconnaître ou non fils de Dieu. » = en language évangélique, ça peut se traduire ainsi : Nous sommes tous issu du même Dieu par sa création, à chacun de savoir si il est né d’en Haut et ainsi devenu fils de Dieu.
Le sujet devrait être bien réfléchit dans les milieux évangéliques qui ont aussi leurs masques comme : le Dieu-Père Noel qui ne pense qu’à nous bénir ou encore le Dieu-Maître qui a besoin de serviteurs pour évangéliser ou aussi le Dieu qui ne s’intéresse pas à tout ce que font les non-évangéliques. C’est l’équilibre qui semble toujours le plus difficile à trouver, qu’on soit catholique ou évangélique.
J’arrête ici pour ce soir.
ça me manquait un débat sur Blogdei.
Salutations à tous.
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Super Welcome d’avoir retrouvé le passage cité par l’auteur.
Il est vraiment dommage que l’un des seul verset que l’auteur cite dans ce long interview ne soit pas cité correctement, cela prête a une confusion car dans l’interview on a l’impression que ce passage biblique se réfère a l’union sexuelle de l’homme et de la femme alors qu’en réalité les versets parlent de fiançailles, d’engagement , de loyauté, de justice, de compassion de l’homme envers la femme …
Ce texte mal cité par l’auteur peut amener a une certaine dérive mystique ou l’on rechercherait a connaitre Dieu a travers l’union sexuelle, il me semble que cela a du se pratiquer dans les cultes païens Grec et Romain, il se pratique aujourd’hui dans des sectes.
Le meilleur moyen de mettre un masque a Dieu n’est il pas de déformer sa Parole ? C’est d’ailleurs ce qu’a fait Satan dans le jardin d’Eden.
Ce n’est pas nos propres pensées qui vont enlever les masques de Dieu, seul Christ, la Parole de Dieu peut nous faire connaitre Dieu. Jean 1:18
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Pour ma part je vais me contenter de prier pour que ce M. Legendre reçoive le Saint Esprit. Il cherche sincèrement le Père, à sa manière qui est probablement la seule bonne pour lui, et ne m’en paraît pas si loin !
Il s’exprime avec un vocabulaire typiquement catho (c’est d’ailleurs cocasse de constater à quel point on peut être formaté dans ce domaine) , et alors ? Si vous n’avez pas l’impression que tous les courants dogmatiques, les évangéliques comme toutes les autres, ont tendance à « recoudre le voile » dans tel ou tel domaine…
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Qui met des masques à Dieu ?
L’homme religieux dit:
Je crois qu’attribuer au mal en soi un pouvoir divin°, c’est là un des masques les plus terrifiants qu’on ait laissé mettre sur le visage de Dieu.
La parole répond:
… sans vous laisser aucunement effrayer par les adversaires, ce qui est pour eux une preuve de perdition, mais pour vous de salut; et cela vient de Dieu, car il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui, en soutenenant le même combat… Phil:1-28,29.
Mes bien-aimés, ne trouvez pas étrange d’être dans la fournaise de l’épreuve, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire. Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie(…)Ainsi que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leur âme au fidèle créateur, en faisant ce qui est bien. 1 Pierre 4: 12,13 et 19.
°Le mal n’a en lui-même aucun pouvoir divin, mais Dieu le permet pour notre bien, Christ lui-même ayant été élevé à la perfection par les souffrances qu’il a souffertes selon l’épître aux Hébreux.
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Le passage sur la souffrance est intéressant, Christian. Mais ne penses pas que l’homme religieux est celui qui cherche à éviter la souffrance. Il existe toute une tradition chrétienne fondée sur les mérites du dolorisme:
http://www.lemondedesreligions.fr/archives/2004/05/01/cinema-aux-sources-du-dolorisme,5069803.php
Ne faut-il pas distinguer entre la souffrance qu’on s’inflige pour mériter le salut et la souffrance qui s’impose à nous de l’intérieur et par l’extérieur, due à l’arrachement d’une nature réfractaire à l’Esprit de Dieu, en vue de la conduire à l’obéissance.
L’homme de douleur que nous servons, ne s’est imposé aucune douleur. Elles lui furent imposées de l’extérieur, par la nature du combat qui fut le sien et qui est aujourd’hui le nôtre.
(cf.) http://www.blogdei.com/17271/metaphore-le-papillon-qui-narrivait-pas-a-sortir-de-son-cocon/
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Cet article est, parmi les derniers publiés, un de ceux qui apporte le plus, même si l’on n’est pas d’accord avec toute la pensée de O. Legendre.
Je pense que blogdei devrait publier plus souvent des articles de personnes qui ne pensent pas « 100% évangélique ».
Concernant les points + et – et pour en terminer avec ce sujet, je n’en mets plus depuis un bon bout de temps, car je me sens mal à l’aise de noter un commentaire si je n’ai pas le temps d’argumenter ma note.
Concernant la mentalité suisse, il est vrai que notre pays est tellement béni que nous avons un peu tendance à adopter un comportement d’enfants gâtés.
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Mille excuses, j’avais bien sûr lu ce billet mais je m’étais dit je ne vois pas de rapport avec le titre… avais-je mal lu ? sans doute ? Peut-être? on est toujours pressé, alors…
Aujourd’hui je me suis bien amusé à lire les commentaires…
Vraiment si blogdei n’existait pas il faudrait l’inventer…
Sincèrement
Jean
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Coup sur coup, toutes sortes d’idées surgissent inopinément, je dirais même malicieusement. Des idées fausses et contraires à l’enseignement de la Parole de Dieu. Je ne suis pas étonné de ces choses, l’apôtre Paul nous avertit que dans les temps fâcheux des derniers jours, les hommes ne supporteront pas le sain enseignement, mais se tourneront vers les fables.
Ainsi, on nous présente en premier lieu un livre de O. Le Gendre. J’ai dit ce que j’en pensais (post 1) mais j’y reviens pour dire que de façon biaisée, on y instille le mysticisme. Le mysticisme, faut-il le rappeler, (un ensemble de croyances et de pratiques) qui permettrait à l’homme d’entrer en contact direct avec le divin ou Dieu par le moyen de l’introspection. Après quoi, on nous sert le dolorisme (post 33) ; (fausse) doctrine qui exalte la douleur en lui attribuant une haute valeur morale, transformateur et générateur d’activité spirituelle. Ces doctrines relèvent de la « Tradition catholique ». Quel chemin parcouru!
D’où vient que des gens présentent des « enseignements » qui mettent en danger la foi des plus faibles? Cela provient en premier lieu, je n’en doute pas, de ce qu’ils ont perdu la conviction de l’autorité des Écritures et lui substituent des pensées, des rêves, des fictions selon leur imagination et surtout leur désir d’entendre des choses agréables.
La Parole de Dieu traite ces rêveries de «doctrines étrangères», de «fables profanes, contes de vieilles femmes», de « fables ingénieusement imaginées ou habilement conçues.»
Le sens de mon propos est de dire à tous les enfants de Dieu qu’ils ne se prêtent à ces enseignements mensongers, que ce soit par ignorance ou par une confiance incertaine ; mais qu’ils éprouvent ce qu’on leur propose par le moyen des Écritures.
QLSVB
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Étonnante ta lecture, Marc. Lecture qui fait dire à un texte ou à un commentaire, très exactement son contraire.
Relis bien, Marc, et tu verras que l’ auteur de l’article comme mon commentaire (33) d’ailleurs, n’attribuent à la douleur aucune vertu rédemptrice, quoiqu’elle puisse être une conséquence de notre engagement pour Christ.
Es-tu de ceux qui pensent, que le chrétien ne souffre pas?
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Domy,
L’auteur proclame que « Dieu est Père ». Toute autre idée reviendrait à « défigurer Dieu ». Mais c’est simpliste.
Les chrétiens croient que Dieu s’est révélé en Jésus, la Parole personnelle de Dieu, et dans la Bible, la Parole écrite de Dieu. Pour connaître Dieu, il faut donc lire la Bible. Les catholiques romains rajoutent une autre source de connaissance : L’Eglise/La Tradition.
Mais le Dieu de la Bible est-il un père universel ? Comment Olivier Le Gendre explique-t-il cette déclaration de Jésus lui-même : « Vous avez pour père le diable » (Jean 8:44) ! Moi, je lis aussi que Dieu est Jaloux, qu’il est Saint, Juste, etc. Pas juste « père » !!!!! L’auteur ne croit probablement pas à l’enfer (?)
PS : Le titre est : « Dieu défiguré » – pas « Regard catholique sur des vérités évangéliques ». Notez que pour les païens, Jupiter était « le père des hommes et des dieux ». L’auteur se trompe donc encore quand il veut limiter le christianisme à l’idée d’un dieu-père – et quand il limite la « vraie foi » à cela.
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Bonsoir dan,
« Pour connaître Dieu, il faut donc lire la Bible. Les catholiques romains rajoutent une autre source de connaissance : L’Eglise/La Tradition. »
Es-tu bien sûr que le catholicisme soit le seul cas de figure, où l’Eglise et la tradition se mêlent à la Bible?
L’entretien pose un certain nombre de questions sur les différents masques posés sur le visage du Père. Mais il est bien connu de chacun, que le pharisien c’est bien sûr et toujours l’autre.
Concernant la paternité de Dieu, je me pose cette question:
Le père de l’enfant prodigue, cesse t-il d’être père dans ses entrailles et dans ses attentes, au moment où le fils décide de prendre son indépendance jusqu’à son retour?
Si tu es père toi-même, tu connais sûrement la réponse.
Un enfant ne choisit pas sa parenté mais il peut la nier jusqu’à choisir pour père, le diable.
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Domy,
Je n’attaque pas le catholicisme, je précise la doctrine officelle : « La sainte Tradition et la Sainte Ecriture constituent un unique dépôt sacré de la parole de Dieu, confié à l’Eglise » (Vatican II, Constitution dogmatique Dei Verbum sur la révélation divine, §10).
Jésus dit à plusieurs reprises que le fils était mort dans Luc 15.
Tu dis : « Un enfant ne choisit pas sa parenté mais il peut la nier jusqu’à choisir pour père, le diable ». Alors, qui est son père ? Dieu ou le Diable ? Pourquoi Jésus dit-il : « Si Dieu était votre Père… » ?
Le texte de Olivier Le Gendre répète inlassablement que Dieu est un père universel. Ce n’est ni une doctrine catholique, ni une doctrine biblique. C’est une doctrine moderniste, qui contredit Jésus (Jean 8:44) !
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Ah oui, j’oubliais, cette doctrine a un nom :
L’UNIVERSALISME
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