La grâce principe de vie ou théologie défunte ?
C’est vrai que la tendance générale aujourd’hui n’est pas ou n’est plus à la grâce ! Jamais autant que de nos jours le métier d’avocat n’a été aussi payant. Aux États-Unis les parents rêvent de voir leurs enfants devenir avocats !
Tout le monde attaque tout le monde en justice ; on fait un procès pour un oui ou pour un non ; la moindre attitude (équivoque ou non), le moindre écrit, la moindre parole peut être sujette à caution et déboucher sur un procès en bonne et due forme !
Un avocat français, un de ces vieux juristes, formé à l’ancienne, disait pourtant qu’un bon accord amiable valait mieux qu’un mauvais procès. N’est-ce pas ce que Jésus a déclaré dans son Évangile ? « Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu’il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l’officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. » (Matt. 5.25).
D’où vient cette incapacité à vivre ce texte évangélique ? De l’absence de la grâce dans nos relations.
Il n’est pas question pour moi de jouer au moraliste, mais je crois simplement que la grâce est indispensable pour que nous avancions, que nous dépassions nos incompréhensions, que nous transcendions nos misères respectives. Après tout, qui suis-je pour prétendre ne jamais commettre d’erreur ; et qui êtes vous pour envisager ne jamais vous tromper de jugement ou d’attitude ?
La grâce est tellement supérieure à tout le reste et nous permet de nous élever au-dessus de notre condition humaine ; la grâce est de Dieu, elle vient de Dieu et nous a été apporté par Jésus ; c’est donc bien l’Esprit de la grâce qui doit nous animer et conditionner nos relations.
Que deviendrons-nous quand l’Esprit de grâce aura disparu de nos cœurs, de nos églises, de nos relations ? Je n’ose l’imaginer !
Heureusement qu’il y a un endroit d’où la grâce ne disparaît jamais : le Ciel de Dieu ! J’ai la faiblesse de penser qu’à cause de ma misère, de mes erreurs, de mon orgueil naturel et de la folie attachée à ma vie, je ne mérite rien d’autre que le jugement de ce Dieu si parfait, si saint, si bon !
Et pourtant, quel bonheur de constater jour après jour que la grâce qui vient du ciel de Dieu me permet de vivre avec la bénédiction, le secours, la paix, la guérison, la délivrance qui vient d’en haut ; que chaque matin ses bontés sont renouvelées pour moi et les miens !
La grâce c’est ce qu’il y a de plus grand (plus grand que notre misère naturelle), de plus fort (plus fort que le jugement), de plus efficace (plus efficace que les accusations les plus justifiées) et de plus beau (aucune condamnation n’est possible quand la grâce est présente).
Faut-il penser (mais je m’y refuse) que ceux et celles qui ne savent plus pratiquer la grâce dans leurs relations avec autrui ne goûtent plus à la grâce de Dieu dans leur vie ? Conscient de l’étendue de la grâce divine pour nous, nous ne pourrons traiter les autres autrement qu’avec la grâce du pardon, de l’oubli, de l’amour et de la bonté !
J’aime tout dans l’Évangile, mais la notion de grâce est ce que mon cœur préfère et je veux non seulement y goûter mais aussi en faire bénéficier les autres.
Pasteur Samuel Foucart
http://pasteurdaniel.com/index.php?option=com_content&view=frontpage&Itemid=1


























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L’homme reste l’homme, malgré tout ce que la grâce lui a apporté.
QDVB
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