Aurore, 15 ans: peu vécu mais beaucoup appris…

par nicolas le 1 novembre 2011 · 2 commentaires

dans la rubrique Témoignages de conversion à Jésus-Christ,Toxicomanies et jeux d'argent

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Je m’appelle Aurore et j’ai 15 ans. Je suis née dans une famille protestante. A 15 ans, pensent quelques-uns, on n’a aucune expérience à apporter aux autres, faute de maturité peut-être… Je me suis moi-même fait souvent ce genre de raisonnement, il y a encore quelques jours je pensais être bien mal placée pour adresser mon témoignage à d’autres personnes plus âgées que moi. Heureusement, quelqu’un m’a rappelé un verset que j’avais sans doute oublié: « que personne ne méprise ta jeunesse… ». 1Timothée 4.12. Ce verset m’a donné du courage et une plus grande confiance en moi. J’ai finalement décidé de donner moi aussi mon témoignage.

Jusqu’à l’âge de quatre ans, j’allais avec mes parents dans une église évangélique. A cette époque, l’atmosphère familiale était assez axée sur la foi, et je me rappelle les prières que nous faisions ma soeur et moi avec mon père. Puis nous avons déménagé, ce qui brisa les liens avec l’église. Après quelques autres déménagements dus au travail de ma mère, mes parents divorcèrent. A partir de la classe de 6eme, nous n’allions plus à l’église, et la situation familiale dans laquelle nous nous trouvions m’avait écartée du Seigneur.

Néanmoins, ma soeur et moi allions chaque été dans des camps chrétiens, où nous entendions parler de Jésus; mais cela ne représentait que deux semaines par an. C’est là-bas que j’ai accepté Jésus comme mon sauveur vers l’âge de 12 ou 13 ans. Pourtant, je voulais rester « libre » de mener ma vie comme je l’entendais, et pour moi, il n’était pas question de la remettre à Dieu. En fait, je voulais profiter de ma jeunesse, et donner ma vie à Dieu seulement lorsque je n’aurais plus eu l’âge de m’amuser. Je crois que beaucoup de personnes se font ce raisonnement stupide.

Donc le temps passa un peu, je « profitais de ma jeunesse » sans réellement me soucier de la volonté du Seigneur. Mes parents se réconcilièrent, sans aucun doute grâce aux prières de beaucoup de personnes qui connaissaient notre situation familiale. Cependant, l’ambiance à la maison était assez tendue, les conflits avec mes parents étaient réguliers, et je commençais à vouloir m’émanciper de leur autorité.

En 3e, à 14 ans, je rencontrais un garçon très sympa, plus âgé que moi, et dont je tombai rapidement amoureuse. Je passais tout mon temps avec lui, il m’arrivait de rentrer à des heures très tardives, et mes relations avec mes parents se dégradaient. Je gardais pourtant une certaine confiance en Dieu, malgré les oppositions de mon ami, catholique non pratiquant dépourvu de convictions chrétiennes. Mais mon amour pour ce garçon surpassait mes sentiments pour Jésus. Il menait la vie qu’ont la plupart des garçons de son âge: il fumait (un peu de tout), il buvait, il sortait, etc. Etant assez influençable, et pour atténuer ma timidité qu’il me reprochait souvent, je me suis mise à fumer avec lui; c’était le seul moyen que j’avais trouvé. Je suis vite devenue une espèce de zombie, plus rien ne me passionnait, je me fichais de tout.

Puis les grandes vacances sont arrivées, et mes parents m’ont envoyée dans le même camp chrétien où j’étais allée les années précédentes. C’est là que j’ai pris conscience que la vie que je menais me rendait malheureuse, et que je ne pouvais pas arranger les choses moi-même. J’avais enfin compris que Jésus était le seul qui pouvait me rendre vraiment heureuse. Alors j’ai compris qu’il était temps pour moi de changer, qu’il fallait que je remette enfin ma vie au Seigneur. C’est ce que j’ai fait, en lui demandant de m’aider à me séparer de mon ami, à qui j’étais vraiment attachée, si c’était sa volonté.

Alors je lui ai écrti une lettre dans laquelle je lui expliquais mes nouvelles résolutions, ma volonté de vivre avec Jésus. Quand je suis rentrée chez moi et que je l’ai revu, je n’ai plus rien ressenti pour lui. Il m’a acceuillie en me tendant une lettre où il se moquait complètement de ce que je croyais; je me rappelle une phrase en particulier: « Comment peux-tu croire que Dieu s’occupe de chaque croyant? ». C’était clair, nous n’avions pas la même vision de choses, et je ne pouvais pas lui donner toutes les réponses qu’il exigeait de moi, parce qu’il avait toujours le dernier mot, il arrivait toujours à me contredire. Nous nous sommes séparés, et c’était fini. C’est alors que je me suis sentie vraiment libre. J’avais enfin trouvé la liberté que je recherchais, bien qu’elle ne soit pas comme je l’imaginais: mieux qu’une liberté physique, elle était aussi mentale, j’étais en paix.

A partir de ce moment, j’ai décidé de rechercher la volonté de Dieu. J’ai prié pour trouver une église où je pourrais rencontrer des gens chrétiens, me faire des amis avec qui je pourrais partager mes croyances. Deux semaines plus tard, mes parents me parlèrent d’une église dans laquelle ils étaient allés un an auparavant. Ca valait le coup d’essayer et de toute façon je n’avais rien à perdre. J’y suis allée, j’étais un peu intimidée mais le Seigneur m’a remplie de force, et finalement j’ai été très bien accueillie. Il y avait même un groupe de jeunes. C’était au mois de septembre 1999, et depuis j’y vais toujours, avec ma soeur, et avec mon père depuis peu. Je me suis fait des amis vraiment sympas qui remplacent mille fois ceux que j’avais avant. Je ne regrette vraiment pas d’avoir laissé le Seigneur agir dans ma vie. Aujourd’hui je vois tout ce qu’il a accompli dans ma famille, c’est lui qui la soutient, il a réuni mes parents, il m’a donné de nouveaux amis, une église, et surtout beaucoup de son amour.


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1 domy 1 novembre 2011 à 19 h 55 min

Très beau témoignage rappelant la parabole du fils prodigue.
Parabole dont la véracité s’est vérifiée depuis, des millions de fois.
Bonne route à Aurore, sur les chemins de la Foi!

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2 SamuelB 2 novembre 2011 à 22 h 32 min

Beau témoignage!!! J’ai été moi-même un « fils prodigue » pendant 6 ans et, heureusement, le Seigneur m’a pardonné et m’a accueilli à nouveau et maintenant je ne pourrais plus vivre sans lui et loin de lui!!! Plus jamais! Que Dieu nous garde!

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