pasteurweb
Entre un monde qui a perdu ses repères et un enseignement pas toujours très clair dans les églises, le chrétien a bien du mal à trouver la réponse à ses questions dans ce domaine.
Le monde dit « tout est permis » et nous citons : l’adultère, la sexualité hors mariage, l’homosexualité, la pornographie, la sodomie, l’échangisme et certains encore plus pervers vont jusqu’à la pratique de la pédophilie.
Le monde est dans la situation des habitants de Sodome et Gomorrhe. Le jugement de Dieu n’est pas loin de l’atteindre.
L’Église ne donne pas toujours un enseignement précis au sujet de la sexualité des chrétiens, beaucoup de choses autrefois interdites trouvent aujourd’hui place au sein de certaines églises, comme le concubinage et les relations sexuelles des jeunes avant le mariage.
Aussi, malgré la sensibilité du sujet, à cause de nombreux tabous et préjugés religieux, je vais m’efforcer à l’aide des Écritures d’une part, mais aussi de l’apport d’ouvrages déjà parus et d’expériences diverses, de donner un éclairage spirituel afin d’apaiser les craintes de beaucoup en leur apportant la sérénité nécessaire pour vivre leur sexualité de chrétiens convenablement, sous le regard de Dieu.
Au cours de nombreux entretiens, je me suis rendu compte qu’il existe, chez beaucoup de frères et sœurs, un malaise au sujet de la sexualité, pouvant aller jusqu’à la souffrance due à une culpabilité souvent infondée. Un grand flou et beaucoup de confusion règnent dans les esprits.
Déjà nous pouvons affirmer que notre passé religieux, dans les pays à dominance catholique, a une grande part dans nos sentiments de malaise et de culpabilité. D’autant plus que d’un autre côté, le monde est lancé dans une recherche débridée du plaisir sexuel, à tout prix.
Le chrétien vit alors un conflit permanent entre son désir de plaire à Dieu et celui de vivre une vie sexuelle normale… Encore faut-il savoir qu’elle est la normalité dans ce domaine.
Essayons donc d’y voir plus clair et d’acquérir les éléments qui nous permettront de trouver l’équilibre et la sérénité.
Au commencement Dieu créa l’homme et la femme, il les créa homme et femme (Le Semeur) mâle et femelle. (Darby) Genèse 1.27
Il est clair que dès le commencement la sexualité a fait partie de la nature humaine et nous savons que Dieu a attaché le plaisir à l’acte sexuel.
Il est vrai aussi, que la sexualité se pratiquait sans aucune notion de mal ou d’impureté. Elle faisait partie de la vie comme le manger et le boire et les autre besoins de l’être humain.
Dieu considéra tout ce qu’il avait créé, et trouva cela très bon. Genèse 1:31
Les notions d’impureté, de culpabilité, sont venues après la chute d’Adam et d’Ève.
L’homme et sa femme étaient tous deux nus sans en éprouver aucune honte. Sans éprouver aucune gêne. (Bible en F.C) Genèse 2:25
Puis :
Aussitôt, les yeux de tous deux s’ouvrirent et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. Alors ils se firent des pagnes en cousant ensemble des feuilles de figuier. Genèse 3:7
Le péché est entré dans le monde et tout est devenu différent : les pensées, les sentiments, les comportements, etc. ont été dénaturés et souillés par le péché.
La sexualité est devenue également différente. La nudité elle même était gênante.
Petit à petit le cœur des hommes s’est rempli de pensées et de désirs mauvais, allant jusqu’à se détourner de la voie naturelle de l’homme et de la femme.
« …la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. » Verset 12 « … toute chair avait corrompu sa voie sur la terre. » Genèse 6:5
La version de la Bible en français courant, utilise le mot « dévoyé ».
Nous avons dans l’épître aux Romains l’explication de l’expression « corrompre sa voie » :
« Leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature; et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement. » Rom.
Nous savons qu’il s’agit ici de l’homosexualité, qui est une déviation de la voie normale de Dieu pour l’homme est la femme.
Dieu a défini la sexualité des être humains dans cette parole:
L’homme s’attachera à sa femme et ils deviendront une seule chair. Genèse 2:24
La première relation sexuelle d’Adam et Ève est relatée dans une phrase très courte:
« L’homme s’unit à Ève, sa femme; elle devint enceinte et donna naissance à Caïn. Elle dit: Avec l’aide de l’Éternel, j’ai formé un homme. » (Genèse 4:1-Bible du Semeur)
La Bible Segond emploie une expression que nous retrouvons à chaque fois qu’il s’agit des relations sexuelle, c’est le verbe « connaître » :
Adam connut Ève sa femme.
Il faut souligner que l’expression en usage aujourd’hui dans le monde: faire l’amour, n’est pas employée dans la Bible.
Cette expression dévoie le sens du mot « amour » qui désigne des relations beaucoup plus nobles entre Dieu et les hommes et entre les êtres humains.
Le mot grec « agapê » désigne l’amour dans le sens noble. Il caractérise l’amour de Dieu qui donne et qui se donne (Jean 3.16; Romains 5.8) et celui qui en découle pour nous (Matthieu 22.39) en aimant même nos ennemis (Mt 5.44). C’est un sentiment dont la définition est le don de soi (Jean 3.16).
Le terme qui convient pour décrire l’acte sexuel serait plutôt « éros » qui caractérise l’aspect passionnel du désir et de la convoitise, la satisfaction du plaisir charnel. Il y a un autre mot qui désigne les sentiments d’amitié très forts, c’est: « philéo ».
Lorsque nous parlons de la sexualité, il faut en distinguer plusieurs formes:
La sexualité de chaque être humain, c’est-à-dire les désirs sexuels qui font partie de notre nature, au même titre que le besoin de manger et de boire, mais bien sûr moins impératifs.
La sexualité du couple « mari et femme » dans le cadre du mariage.
La sexualité des hommes et des femmes entre eux hors des liens du mariage.
La sexualité des homosexuels, une déviance des voies naturelles, condamnée par Dieu.
La sexualité individuelle
Dès son plus jeune âge l’être humain ressent le désir sexuel, qu’il ne sait pas encore définir. Puis, à la puberté, le corps se transforme et ses désirs se précisent.
Soit accidentellement, soit intentionnellement, le jeune homme ou la jeune fille vont découvrir que l’excitation des organes génitaux procure un plaisir qu’ils vont rechercher par la masturbation.
La masturbation
Le mot en lui-même génère un malaise, tant il est vrai que ce sujet traîne derrière lui un très mauvaise réputation dans nos milieux judéo-chrétiens et
lire la suite

























{ 10 commentaires… lisez-les ci-dessous ou ajoutez-en un }
Voilà un bon message; le pasteur Guyot a su dire les choses de manière franche et équilibrée; il a clairement rappelé que dans le cadre du mariage les relations sexuelles n’ont rien d’impur, mais sont au contraire voulues du Créateur. Il a dénoncé sans ambages la débauche générale actuelle en l’assimilant à celle de Sodome et Gomorrhe. A ceux qui vivent dans le désordre et qui découvriront l’étude du pasteur Guyot, on ne peut que souhaiter la prise de conscience d’une vraie culpabilité, et la volonté de se mettre en règle avec Dieu. A ceux qui sont mariés et fidèles, on ne peut que souhaiter la délivrance de toute fausse culpabilité. Je réaffirme donc qu’il s’agit d’un bon message sur le sujet, propre à pousser les auditeurs dans la bonne voie, comme sait en donner tout pasteur évangélique digne de ce nom.
Un bon message pourtant … bien insatisfaisant; qui simplifie, ou plutôt qui ignore le vrai mystère de la question. Croit-on un moment que si la sexualité n’était qu’une fonction parmi d’autres de la nature humaine, l’humanité en serait à ce point obsédée ?
1) Il est faux d’écrire : « Il est vrai aussi, que la sexualité se pratiquait sans aucune notion de mal ou d’impureté. Elle faisait partie de la vie comme le manger et le boire et les autre besoins de l’être humain. »
A quelle période de l’humanité se rapporte donc cet imparfait: » la sexualité se pratiquait sans aucune.. » ? S’il s’agit du séjour dans le jardin d’Eden, elle ne concernerait donc que deux individus. Et encore, nous ne croyons pas qu’Adam et Eve aient eu des enfants avant la chute. Si donc ils avaient des relations, il faut alors admettre qu’elles étaient stériles. Mais le point suivant montre que de toute manière la sexualité et la honte ont été liées dès la multiplication des humains.
2) Il est inexact d’écrire: « Déjà nous pouvons affirmer que notre passé religieux, dans les pays à dominance catholique, a une grande part dans nos sentiments de malaise et de culpabilité ».
S’il est en effet vrai que l’Eglise catholique a (par intérêt) encouragé une quasi obsession de la culpabilité des péchés sexuels, c’est trop facile de se débarrasser de la difficulté du récit de la Genèse, en la rejetant sur la responsabilité des « catholiques ».
La difficulté est la suivante :
« L’homme et sa femme étaient tous deux nus sans en éprouver aucune honte. Sans éprouver aucune gêne. Aussitôt, les yeux de tous deux s’ouvrirent et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. Alors ils se firent des pagnes en cousant ensemble des feuilles de figuier. »
Puisque le péché d’Adam et Eve ne tire pas son origine de la sexualité, POURQUOI se firent-ils des PAGNES (des ceintures), pour voiler leur parties dites naturelles (ou encore honteuses) ? Si quelqu’un répond qu’il s’agissait d’une fausse culpabilité, ou d’une culpabilité déplacée à cet endroit, nous lui demandons alors s’il se sent quant à lui-même libre d’aller tout nu, maintenant qu’il a découvert qu’aucune honte ne s’attache à la sexualité.
3) Il est insatisfaisant (je n’ai pas dit faux) de lire: « Pour conclure, nous disons que notre sexualité, comme tous les autres domaines de notre vie d’hommes et de femmes, n’est pas laissée à notre bon vouloir, ni calquée sur les conceptions et habitudes du monde. »
Face à cette déclaration de Paul :
Fuyez l’impudicité. Quelque péché que l’homme commette, il est hors du corps ; mais celui qui commet l’impudicité pèche contre son propre corps.
L’apôtre, quant à lui, fait clairement une distinction entre le domaine de la sexualité et les autres domaines de notre vie d’homme ou de femme (quelque autre péché, y compris ceux du manger et du boire…)
Nous vivons une époque compliquée; non seulement les gens sont devenus des cochons sans aucune retenue, mais encore des cochons qui veulent des explications, parce que la morale élémentaire ne leur suffit plus. Il est vrai que notre dignité de chrétien nous demande elle aussi de chercher des explications aux mystères de l’existence et de l’Ecriture ; mais à l’inverse de ceux qui ne connaissent pas Dieu, si nous n’arrivons qu’à des réponses partielles, ou si le mystère reste entier, nous voulons quoi qu’il en soit obéir à la volonté de Dieu.
Hélas, le temps des bons messages semble révolu pour notre monde, et notre monde s’est trop endurci pour les bons messages. Il lui faudrait des Jean-Baptiste qui font trembler, et qui sachent dire, même à nos rois et à nos présidents: « Il ne t’est pas permis d’avoir cette femme! »
Dieu veuille nous en envoyer.
Scarron.
Mais!?… Scarron. Jean-Baptiste fut envoyé au milieu des siens, le peuple élu, premièrement.
Si Dieu envoie des Jean-Baptiste dans les nations, qui font trembler et qui sachent dire l’éthique divine, se sera encore pour parler aux Siens.
Pour les autres, il faut des évangélistes sachant dire, Qui est la vérité capable de les amener à la connaissance du péché consistant à nier Dieu et non pas d’un péché en particulier.
Domy, tu as raison en partie : aux peuples qui n’ont jamais entendu l’Evangile Dieu envoie des évangélistes, et non des Jean-Baptiste. Seulement classerais-tu les nations christianisées dans cette catégorie ? Aux ninivites qui certes n’appartenaient pas à Dieu, mais qui en avaient sans doute entendu un peu parler, Dieu a envoyé un Jonas. Ceci dit je suis d’accord que l’annonce de l’Evangile ne doit pas mettre l’accent sur un péché particulier ; sauf bien sûr si ce péché est caractéristique d’un auditoire et si l’Esprit veut se servir de ce fait pour convaincre.
Scarron.
Oui, Scarron, c’est vrai. Mais je disais cela, parce que le message de l’Evangile est devenu le prétexte à un discours moralisateur; ce qu’il n’est pas.
Paul, irrité par la multitude de représentations religieuses des Athéniens, ne fit pas un discours moraliste, mais un constat sur lequel il présente Dieu:
« Athéniens, à tous égards vous êtes, je le vois, les plus religieux des hommes. Parcourant en effet votre ville et considérant vos monuments sacrés, j’ai trouvé jusqu’à un autel avec l’inscription : au dieu inconnu.
Eh bien ! ce que vous adorez sans le connaître, je viens, moi, vous l’annoncer.
Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite point dans des temples faits de main d’homme ;il n’est point servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, la respiration, et toutes choses.
Il a fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitassent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure ;il a voulu qu’ils cherchassent le Seigneur, et qu’ils s’efforçassent de le trouver en tâtonnant, bien qu’il ne soit pas loin de chacun de nous,car en lui nous avons la vie, le mouvement, et l’être. C’est ce qu’ont dit aussi quelques-uns de vos poètes : De lui nous sommes la race… »
Il est possible que nous en soyons restés à l’irritation due au temps présent, sans doute est-ce pour ça qu’il y a si peu de prédicateurs de l’Evangile et tant de moralisateurs au sein de Son peuple.
(Pardon à l’éditeur de l’article pour ce hors-sujet.)
Il faut bien dire que la sexualité et l’amour fidèle avec l’être aimé, ça prend une autre allure que des petites aventures, non?
Scarron bonjour,
Je lis ton premier post et j’y relève des choses très intéressantes. Mais j’aimerais revenir sur certains points.
- D’ un côté tu conclus que ce message en est un bon (bien que j’y relève un peu de condescendance;-) … et sur cette observation de ta part je m’attends à ce que tu complètes ce que le frère n’a pas dit ou n’a pas vu et qui rend à tes yeux son message incomplet.
Sur cet aspect vue comme ça on ne pourrait que trouver super que ce message soit incomplet car ainsi il permet une inter action enrichissante pour tous et là je suis sûre que tu es d’accord, donc nous attendrons le complément que tu apporteras à cet aspect non abordé par le frère.
Je dois préciser ici que la raison pour laquelle le message te semble incomplet est lié comme tu l’as dit au fait qu’il passe sous silence en l’ignorant « le vrai mystère de la question ».
- Cependant Scarron, d’un autre côté tu dis quelque chose que j’ai du mal à saisir vue ce qui a été dit ci-dessus. Tu dis à la fin de ton post quelque chose qui me semble contradictoire du moins à mes yeux. Tu dis ceci :
« « Il est vrai que notre dignité de chrétien nous demande elle aussi de chercher des explications aux « mystères » de l’existence et de l’Ecriture ; mais à l’inverse de ceux qui ne connaissent pas Dieu, si nous n’arrivons qu’à des « réponses partielles », ou si le mystère reste entier, nous voulons quoi qu’il en soit obéir à la volonté de Dieu. »
Finalement la question semble résolue pour l’auteur du message mais pas pour toi qui semble éprouver le besoin que soit éclairci ce « mystère« . Lui semble se contenter de ces « réponses partielles » mais toi non ou me trompe-je ?
Sinon, à la fin tu parles de la nécessité d’un message des Jean Baptiste envers le monde, mais as-tu remarqué que le titre de ce texte est: «le Chrétien et la sexualité?»
S’il parle des pratiques dans le monde ce n’est que pour illustrer certaines choses mais il ne me semble pas que ce soit l’axe principal de son message; et ce que tu relèves nécessiterait peut être effectivement un autre message.
Mais ici j’ai l’impression qu’il parle d’un point rarement abordé chez les chrétiens du moins dans un message; et pourquoi ? Ben, je pense que tu l’illustres assez bien par ton post:
C’est que ces questions semblent gênantes et tabous et dès qu’on les aborde il apparait nécessaire de faire une diversion; ici la diversion semble être: « oui parler de ces choses mais pourquoi ne pas aborder le vrai mystère de la chose, etc ? »
Alors même peut être que pas mal de chrétiens se trouvent peut être en prise avec des interrogations relatives aux deux problèmes que tu relèves au début :
A savoir d’un côté le malaise et la culpabilité qui ne devraient pas trouver de place dans une vie sexuelle épanouie dans le couple,
et de l’autre l’absence totale de conviction de péché face à des pratiques en rapport avec ce que dénonce l’apôtre Paul et qui s’appelle le péché dans le corps (car là encore faut-il ne préciser il s’adressait à des chrétiens et non à des non chrétiens (c’était ce qu’il disait était très pratique même si une extrapolation spirituelle est forcément nécessaire pour saisir l’ampleur du mystère du mariage). Tristement, déjà bcp de chrétiens considèrent impures beaucoup de choses liées aux pratiques sexuelles dans le couple; c’est une réalité à ne pas éluder et le frère fait bien de relever cela même si c’est limité…
Bien entendu ce message élude pas mal de choses pourrait-on dire; mais il en dit aussi « pas mal », et qui auraient mérité d’être relevées!
Je lis qu’il aborde d’une façon particulière, par exemple, le problème de la masturbation, qu’en pensent les hommes ?
Il parle aussi de cette culpabilité infondée dans la façon de vivre la gestion du désir dans une vie sexuelle comblée dans le couple. Le frère soulève à bon escient ce grand malaise qui existe chez les chrétiens face à ces sujets; ne serait-ce pas dû au fait que trop souvent dès que ce thème est abordé il nous semble d’emblée si honteux qu’il nous faut vite le couvrir d’un pagne afin de le cacher à nos yeux ?
Ce sont, Scarron, juste des questions qui me viennent suite à ton post, je n’ai pas la réponse.
Sinon en dehors de ces points relevés par ce texte et qui déjà pourraient faire l’objet de remarques intéressantes, pourquoi pas en effet dans un deuxième temps nous préparer une suite qui pourrait compléter correctement ce message sur ce qu’il ne dit pas ?
Amitiés.
Sujet interessant dont on parle peu et c’est dommage.
Une chose qui me semble importante c’est d’être aussi conscient que la sexualité ne se limite pas qu’à l’acte sexuel . Un couple qui se déchire toute la journée ne peut pas avoir une vie sexuelle épanouie.
C’est aussi le fruit d’une bonne entente, d’une complicité, d’une harmonie. Savoir être à l’écoute de l’autre. Je ne dis pas non plus qu’il faut être le couple parfait. Bon, il y aurait de quoi débattre. Je rappelle pour ceux qui ne connaissent pas le très bon livre (ou DVD) de J. Gray: Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus.
Un petit extrait :
http://www.youtube.com/watch?v=Z31uG631N-8
Bonjour Colibri,
J’ai sincèrement dit que le message du pasteur Guyot était un bon message, entendant par là qu’il contient, à mon avis, un sain enseignement, conforme aux Ecritures, sur le sujet. Ce qui te semble de la condescendance n’est que la réflexion personnelle, également sincère, que dans la mouvance évangélique les messages, les livres, font systématiquement l’impasse sur le rapport entre la chute de l’homme et la sexualité. Il me semble que par réaction à la vision très négative (du moins dans le passé) des catholiques sur la sexualité, les évangéliques s’efforcent d’en donner une image parfaitement sereine, artificiellement hygiénique, qui ne correspond pas à l’expérience humaine. Il me semble discerner dans cette attitude une intention racoleuse désagréable : Venez chez nous, les évangéliques, vous n’aurez plus besoin d’avoir aucun complexe, contrairement à ces vieux chrétiens d’autrefois, complètement névrosés et qui n’aimaient pas trop parler de ces choses. Je pense que malgré les outrances des écrivains chrétiens des premiers siècles (pour ne pas dire catholiques) sur la condamnation des « péchés de la chair », eux avaient du moins compris qu’il y a un problème avec la sexualité.
Je précise que je ne crois pas un instant que le péché originel ait été de nature sexuelle ; les premiers commentateurs ne le croyaient pas non plus, et l’accusation prétendant que les « pères de l’église » voyaient dans le fruit défendu la sexualité est dépourvue de fondement.
Quant au problème, j’ai essayé de l’indiquer dans les trois points de mon premier post. Si je n’y ai pas répondu c’est évidemment que je n’ai, pour moi-même, que des explications incomplètes, et qui si je les partageais ne pourraient entraîner qu’un débat stérile. J’ai réagi à l’article (pardon pour l’aparté sur Jean-Baptiste qui était en effet hors-sujet), non parce que je crois qu’il est nécessaire que les chrétiens évangéliques parlent plus de ces choses, mais pour signaler au contraire : vous parlez avec trop d’assurance d’un sujet difficile ; s’il s’agit des règles de conduite générale du chrétien dans ce domaine, tout va bien ; par contre, s’il s’agit de faire passer l’idée que le chrétien devrait pouvoir parler de sexualité sans plus de tabou que d’expliquer comment une bonne hygiène dentaire va éradiquer les caries, je signale que vous sous-estimez la question.
Pour ceux que cela intéresse, voici personnellement les versets dans lesquels je trouce un début d’explication au problème que j’ai évoqué dans mon premier post ; je crois que le « mystère » de la sexualité est lié à la nature du corps (qui est aussi un « mystère », pardon encore si tous ces « mystères » font un peu catholique) :
Les aliments sont pour le ventre, et le ventre pour les aliments ; mais Dieu détruira l’un et l’autre ; mais le corps n’est point pour l’impudicité ; il est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps (1 Corinthiens 6.13)
Et Jésus leur dit : N’est-ce pas à cause de ceci que vous êtes dans l’erreur, c’est que vous ne connaissez pas les Ecritures, ni la puissance de Dieu ? Car, quand on ressuscite des morts, on ne se marie point, on n’est pas donné en mariage ; mais on est comme les anges dans les cieux. (Marc 12.24-25)
Amitiés,
Scarron.
Certes, le sujet aurait pu être abordé sous un tout autre angle mais voilà il est ce qu’il est par celui qui l’a écrit on peut le déplorer mais on ne peut lui faire dire ce qu’il n’a pas penser à dire.
Je vois que tu es revenu sur le rapport entre péché originel et sexualité que tu avais déjà évoqué dans ton premier post ; il ne me semble pas qu’il ait été abordé par quelqu’un ici et le fait que les messages évangéliques en font souvent l’impasse ne justifie peut être pas d’en parler en priorité ici dans le cadre de ce texte-ci.
Et comme tu le dis nous n’avons pas les réponses aussi y entrer nous ferait piétiner un terrain « théologique » qui n’est pas celui de cet article qui est « le chrétien et la sexualité ».
Sujet difficile en effet et si délicat qu’à lire ton post il faudrait carrément ne plus en parler du tout; nous chrétiens. donc le titre de cet article du coup ne serait pas approprié ni le contenu puisqu’il aborde certains aspects….
Mais si le message du pasteur Guyot est un bon message bibliquement fondé (comme tu le dis) c’est certainement qu’il ne contient pas ce que tu relèves des messages évangéliques habituels sur le sujet: on comprendra par là (pour te citer) «qu’il ne s’efforce de donner de la sexualité une image parfaitement sereine, artificiellement hygiénique, qui ne correspond pas à l’expérience humaine»
et par extension on pourrait donc dire qu’e ce message n’a certainement pas de connotation racoleuse (pour te citer aussi). Et nous n’allons pas épiloguer sur le fait qu’il pourrait le devenir puisque ce risque existe aussi pour n’importe quel autre sujet. A nous de veiller à ce qu’il ne le devienne pas maintenant que c’est dit.
Du coup le message du frère étant un sain enseignement bien fondé bibliquement (merci de l’avoir précisé en début de ce dernier post) il est donc tout à fait propre à permettre un sain débat sur les points qu’il soulève et non pas spécifiquement dans un premier temps sur ce qu’il n’a pas soulevé et qui pourrait certainement faire l’objet d’un autre débat à venir.
Mais tu as raison ce sujet est difficile et il ne peut être question de l’aborder avec légèreté comme s’il s’agissait d’éradiquer des caries. Mais je crois aussi les choses difficiles ne s’éludent pourtant pas ; elles sont.
Et malheureusement il pourrait par exemple être triste qu’un pasteur accueille la souffrance d’un couple en se contentant de lui citer les versets (justes certes) que tu donnes à la fin de ton post en lui disant:
«Va et couvres toi de ces verset »
Pour leur permettre de servir de couverture et de pansement à sa souffrance, il faudrait je crois, donner à ces paroles puissantes la possibilité d’incarner le fait que Dieu est bien le Dieu de Paix qui a le pouvoir de nous sanctifier l’être tout entier corps âme et esprit afin que nous soyons irrépréhensibles lors de l’avènement de Jésus-Christ ;
car en fin de compte c’est de cela qu’il s’agit ; et un pasteur pourrait très vite faire œuvre de mercenaire en le considérant pas cet aspect et agissant avec légèreté en croyant que la parfaite connaissance d’un verset suffit;
il convient de ne pas non plus faire l’autruche sur tout ce que pourrait générer une telle posture simpliste sans compter l’hypocrisie qu’elle induit parfois, et la culpabilité subséquente sans oublier la condamnation injuste où se trouvent plongés par l’ennemi de leur âme ceux qui finalement se retrouvent seuls avec leur problème et… des versets.
Et pourtant ces versets je comprends leur puissance mais lâchés juste comme ça sans plus… ils ne tiennent pas forcément chaud en un jour de grand froid ; sans compter que cela peut aussi sembler comme dire des chansons à un cœur attristé… mais je peux comprendre ce que tu dis.
Vous devez vous connecter pour poster un commentaire.